Le Khalifa International Stadium de Doha. (J. Putmans/Presse Sports)
Coupe du Monde

Coupe du monde 2022 : le Qatar va assouplir les lois concernant les travailleurs immigrés

En prévision de la Coupe du monde 2022, le Qatar, organisateur de l'épreuve, s'est engagé à assouplir le droit du travail concernant les immigrés, dont beaucoup sont concernés par la construction d'infrastructures.

Le Qatar a annoncé, ce mercredi, des dispositions visant à annuler des règles controversées appliquées à des travailleurs immigrés, les obligeant notamment à obtenir une autorisation pour quitter le pays - les visas de sortie ayant été supprimés pour la majorité des travailleurs en 2018 - ou les empêchant de changer de société sans permis de l'employeur.
Le riche émirat gazier s'est engagé, en février, à parachever une réforme du code du travail destinée à améliorer les conditions des travailleurs immigrés avant le début de la Coupe du monde, prévue dans l'émirat en 2022, en réponse aux critiques.
Quelque deux millions d'étrangers sont employés au Qatar, nombre d'entre eux travaillant directement ou indirectement pour les projets d'infrastructures pour cette compétition.

Un système qualifié d'esclavage moderne par des ONG

La « kafala » est un système de parrainage dénoncé par des ONG comme de l'esclavage moderne, permettant, entre autres, aux entreprises d'interdire à leurs salariés de changer d'employeur ou de quitter le pays. Les autorités ont ainsi l'intention désormais d'annuler les visas de sortie pour ceux qui y étaient encore soumis.
« Le gouvernement a adopté une nouvelle législation [...] pour le salaire minimum, [...] une nouvelle réglementation pour faciliter un changement d'emploi [...], ainsi qu'un projet de loi pour abolir les autorisations de sortie », a affirmé le ministre du Travail, Youssef Mohamed al-Othman Fakhroo, qui n'a pas, précisé, en revanche, quel serait le montant du salaire minimum.
Le gouvernement a parlé de 750 riyals (environ 185 euros), par mois.
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