lloris (hugo) (F.Faugere/L'Equipe)
CM 2018 - Bleus

Coupe du monde, finale France-Croatie : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de Hugo Lloris

A quelques heures de la finale de la Coupe du monde, dimanche, c'est devant les journalistes du monde entier que le capitaine des Bleus est revenu sur la manière d'aborder le match le plus important de sa vie.

L'euphorie en France autour de la finale

«Pour être honnête avec vous, on est dans notre bulle. Évidemment, on est au courant de ce qui se passe en France, on a vu les images après le match contre la Belgique. Mais loin de nous l'idée de s'y croire déjà, en face il y a un adversaire de très grande qualité qui mérite autant que nous sa place en finale, avec des joueurs de grande qualité, et ils ont démontrés qu'ils avaient des ressources mentales incroyables.»

La gestion de la pression

«Je crois que l'équipe est assez tranquille depuis le début du tournoi. Je ne sais pas si on a conscience de notre parcours, et c'est mieux ainsi. Les mots du coach et du président sont importants. L'encadrement fait en sorte de nous mettre dans les meilleures conditions. Et il y a dans le groupe cette force qui nous anime depuis le début, cette volonté d'affronter tous les défis qui se dressent devant nous. Demain, on va jouer le match le plus important de notre carrière et on sera prêts mentalement, physiquement, car c'est une finale.»

La part des leaders dans l'implication défensive de l'équipe

«C'est d'abord de la responsabilité du coach, depuis le début. Il faut lui accorder beaucoup de crédit car les plans de jeu ont fonctionné à merveille. Il est vrai qu'ils échangent avec les cadres et ensemble on essaye de trouver les meilleures solutions. Ensuite, c'est le talent des joueurs qui parle et c'est ce que demande le haut niveau, l'abnégation, l'effort à tous les instants du match.»

La façon d'aborder le match par rapport à l'Euro 2016

«Je ne pense pas que ça se reproduira. A l'Euro, c'était quelque chose de nouveau pour les joueurs. On a vécu quelque chose d'énorme au Vélodrome en gagnant contre les champions du monde, avec cette communion avec le public. Je ne pense pas qu'on se soit vus aussi beaux comme il a pu le dire (il fait référence aux propos de Paul Pogba en conférence de presse jeudi), même si c'est vrai qu'on a pu céder à l'euphorie. Je n'ai pas eu ce sentiment après le match contre la Belgique. On a fait tellement d'efforts pour en arriver là, on veut se donner les moyens pour remporter ce match.»

Une deuxième finale en deux ans

«Beaucoup de jeunes n'étaient pas là en 2014. Pour ceux qui étaient là, oui, ça a été difficile à digérer. Je ne sais pas si on pensait il y a deux ans qu'on allait avoir une nouvelle opportunité de disputer une autre finale. Il faut avoir le moins de regrets possible et jouer cette finale à fond.»

L'éventualité des tirs au but

«Subasic a été remarquable dans le tournoi, il l'a montré mais avant de parler d'une éventuelle séance de tirs au but, il y a un combat à livrer, un travail à fournir et c'est ce qui fait notre force depuis le début. Le mental c'est quelque chose de primordial.»
Najim Medini
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