eriksen (christian) kante (n'golo) (F.Faugere/L'Equipe)
CM 2018 - Groupe C

Coupe du monde, groupe C : les notes de Danemark-France

Malgré son nul face au Danemark (0-0), l'équipe de France termine en tête du groupe C avec sept points au compteur. Les notes de FF pour ce Danemark-France.

Les notes de la France

Mandanda 5. Une seule intervention à effectuer en première mi-temps, sur un contre danois côté gauche et un centre de Cornelius, où il sort vite dans les pieds d'Eriksen et anéantit le danger avec l'aide d'Hernandez (29e). Sinon, un ballon relâché et contrôlé en deux temps sur un coup franc d'Eriksen (54e), un dégagement sûr des deux poings sur un corner et rien d'autre.
 
Sidibé 4. Sa relation technique avec Dembelé a été compliquée et il a rarement joué dans le bon tempo. Il a donc fallu attendre la 40e minute pour qu'il se passe enfin quelque chose de son côté. Dans l'ensemble, il a eu du mal à faire reculer Sisto puis Fischer, mais défensivement, il n'a pas été mis en difficulté non plus et ses quelques rares mauvais replacements ont été bien compensés.
 
Varane 5. Dans une défense renouvelée à 50%, voire 75% en seconde mi-temps, il a géré tranquillement son match et s'est surtout préoccupé de maintenir l'équilibre et le positionnement de la ligne de quatre. Si, par moments, le Danemark a attaqué un peu plus que la France, aurait-il dû en faire plus pour autant et s'intercaler davantage au milieu ? A quoi bon...
 
Kimpembe 4. Il n'a pris aucun risque dans sa relance, autrement dit il n'a jamais offert une première accélération vers l'avant et son jeu long a souvent été imprécis lorsqu'il a cherché à sauter les lignes. Bougé en début de match dans les duels par Cornelius, il a été plus rassurant et plus solide ensuite, en particulier dans le jeu aérien. Mais vu la menace...
 
Hernandez 4. Quelques soucis défensifs en début de match, notamment pour gérer la profondeur dans son dos et contrôler Braithwaite. Un peu plus en vue offensivement, mais à peine, compte tenu des difficultés qu'il a eues à combiner avec Lemar à l'intérieur. Sorti sur blessure et remplacé par MENDY (50e), qui a pu enfin avoir un peu de temps de jeu lui aussi mais dont le bout de match, avec une aussi faible intensité, ne permet pas d'en dire vraiment davantage sur sa condition physique.
Kanté 6. Rentré comme tous les Français au ralenti dans son match. Une première période pour entretenir sa condition. Quelques passes et transversales mal ajustées. Il a mis du temps pour se régler mais a rattrapé un ou deux coups en première période quand ça flottait en défense. Il a surgi quelques fois dans les pattes danoises à bon escient. Il a fait son match, pas le plus grand, mais dans un tempo acceptable. Tout cela lui suffit quand même pour être le meilleur bleu.  
 
Nzonzi 5. Assez emprunté techniquement, il a compensé face aux physiques Danois avec ses grands compas. En contrôle, tranquille, sans risque, au petit trot mais sans descendre ou monter dans les tours.
 
Dembélé 3. Le moins mauvais des milieux français en première période. Mais c'est une vision très basse dans le brouillard absolu. Il n'est entré dans son match qu'à la demi-heure de jeu avec une première frappe non-cadrée. La seconde suivra juste avant la pause mais s'envolera en tribunes. Il a tenté une seule accélération à droite mais trop rapide pour qu'un coéquipier suive au centre. Il a essayé de s'appuyer ensuite sur Giroud avec parcimonie mais les ballons ne sont guère revenus. Tout comme ses centres qui n'arrivaient pas plus en seconde période. Sorti à la 78e pour MBAPPÉ qui aura pris un petit quart d'heure de rythme en plus.  
 
Lemar 2. Totalement à l'envers. Même Matuidi à son rythme du Pérou ne risque pas grand-chose avec le Monégasque à ce niveau. Il a eu un mal fou à combiner et trouver des repères, que ce soit avec Griezmann ou Henrandez, ses deux futurs coéquipiers à l'Atlético, en première période. L'ex-Caennais manquait assurément de rythme, de volume, de justesse, de trop, trop de choses pour un premier match de Coupe du monde. Il n'a pas été épargné par les défenseurs danois mais il aurait dû aussi lâcher plus vite la balle. Sans aucun génie, ni étincelle.
 
Griezmann 2. Il devient plus qu'inquiétant dans son comportement dans tous les registres qu'il soit physique ou technique. Mais où est le Grizou de la finale de C3 ?!?! Que dire de sa première période sinon qu'elle a été encore moins bonne que les autres depuis le début de cette Coupe du monde. Il a été plus que moyen techniquement. Quasiment aucune combinaison ni initiative positive avec Lemar, Dembélé ou Giroud devant lui. Non seulement, il n'est pas monté en puissance mais il n'a pas monté son niveau de jeu. Quarante-cinq premières minutes plus que maussades sinon une petite frappe molle (39e) et une accélération depuis son camp qui a été stoppée irrégulièrement par Jorgensen juste avant que l'arbitre ne siffle la mi-temps... Deux toutes - et trop, trop - petites éclaircies. Ses passes ne sont jamais arrivées en profondeur. Remplacé par FEKIR (69e) qui a beaucoup plus montré en intensité, en envie et en culot  - que tous les autres milieux réunis ! - en l'espace de vingt bonnes minutes. Il a fait sursauter les spectateurs et siffleurs de Loujniki avec deux frappes, la première non-cadrée (70e), dans la foulée de son entrée, et une seconde plus puissante bien renvoyée par Schmeichel (82e). Une bonne entrée à se mettre sous la dent contrairement à celle de l'Australie et même du Pérou.
 
Giroud 3. Une première action à la 15e minute suite à une frappe en pivot timidement cadrée mais que Schmeichel ira détourner en corner. Il a essayé d'exister et de rivaliser physiquement au milieu de la tenaille scandinave. Mais Kjaer-Jorgensen ont été intraitables. Giroud n'est pas monté dans les tours pour les provoquer non plus... Une tête décroisée à la 74e très loin du cadre. Il n'a guère été alimenté en bons ballons mais il n'a rien fait pour se créer des occasions avec de rares appels.

Les notes du Danemark

Eriksen, leader technique au ralenti
Quand Eriksen va, le Danemark va. Et quand il est dans un jour plus que moyen, il ne se passe pas grand-chose, étant donné que le jeu passe essentiellement par lui. Dans une position, tantôt de troisième milieu côté droit dans un 4-3-3, tantôt de milieu axial sous l'attaquant de pointe, Cornelius, il n'a joué que par à-coups et n'a fait aucune différence. Pas même sur coup de pied arrêté, l'un de ses points forts, si ce n'est sa frappe de trente mètres sur un coup franc dans l'axe (54e). La preuve en stats ? S'il est le joueur danois qui a couru le plus (11,5 km), il n'a réussi que 66% de ses passes, ce qui en dit long sur son déchet dans un match pareil, aussi faible et aussi peu intense. Mais bon, il y aura au moins un huitième de finale dimanche pour élever enfin son niveau de jeu.
 
Schmeichel 5
Dalsgaard 5
Kjaer 5
Christensen 5
S. Larsen 4
Eriksen 4
M. Jörgensen 4
Delaney 4
Braithwaite 4
Cornelius 5
Sisto 4
 
Arbitre : M. Ricci (BRE) 5
Note du match : 4/20
Patrick Urbini  et François Verdenet , à Moscou
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Kenzou 27 juin à 15:04

L’absence de Benzema et Rabiot n’obéit à aucune logique sportive .Pourquoi pas Thauvin et Fekir au départ .Contre l’Argentine ça sera gagner ou mourir .

tunupasalar 27 juin à 12:32

C'est incompréhensible que les brouillons et inoffesnifs Dembele et Lemar aient été préférés à Payet et Thauvin... Il suffit de regarder les statistiques en club pour réaliser qu'il y a quelque chose d'illogique.

florent02 27 juin à 8:35

Dembélé encore transparent, il fait acte de présence. Griezmann s'est encore économisé. Le 0-0 d'hier rappelle le même type de match entre l'Allemagne et l'Autriche en 1982.

mars13015 27 juin à 0:03

Les notes de griezmann deviennent de plus en plus mauvaise match après match elle vont finir en négative

laurentbernard 26 juin à 23:36

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