amavi (jordan) (E.Garnier/L'Equipe)
Ligue 1 - 30e journée

Dans la course à la Ligue des champions, l'OM laisse filer l'OL après sa grosse contre-performance face à Angers

Cette 30e journée de Ligue 1 va peut-être plus que jamais compter dans le sprint final : pourtant tranquillement devant au bout de seize minutes (2-0, doublé de Balotelli), l'OM s'est endormi, a concédé deux penalties, a terminé à dix (expulsion de Sarr) et a concédé un fâcheux nul devant Angers (2-2). Le SCO a touché la barre à la 91e minute. Le podium et la C1 s'éloignent pour les Marseillais.

La leçon : L'OM se rate dans les grandes largeurs

Ce samedi 30 mars, l'OM a peut-être dit adieu à la Ligue des champions. À huit journées de la fin, et après un match nul proche de la faute professionnelle face à Angers (2-2), Marseille compte huit longueurs de retard sur son rival lyonnais, vainqueur à Rennes vendredi (1-0, but de Terrier). Et encore, cela aurait pu être pire pour les Phocéens. Explications.
Marseille avait pourtant parfaitement débuté sa rencontre grâce à l'intenable Balotelli, auteur d'un doublé aux 4e et 16e minutes. Avec deux passes décisives signées d'un Ocampos qui a mis bien trop d'engagement sur le pré, passant proche de la correctionnelle sur une intervention mal maîtrisée sur Bamba (26e). Les hommes de Garcia étaient alors tranquilles, avec un après-midi qui allait être serein. Seulement voilà, entre des Phocéens qui se sont endormis et des Angevins qui ont enfin mis le réveil, la partie s'est équilibrée et a même basculé. Après la demi-heure, Monsieur Miguelgorry était alerté par ses assistants pour une faute d'Amavi en pleine surface. Mangani réduisait le score sur penalty (2-1, 36e). La VAR a en effet joué un rôle primordial au Vélodrome. Elle a modifié la décision du corps arbitral pour logiquement valider l'ouverture du score marseillaise. Avant donc d'accorder un penalty aux visiteurs. À chaque fois, le tout était question d'interprétation (et donc d'innombrables débats) : Balotelli déséquilibrant Thomas au début de l'action ; tandis que la faute d'Amavi était discutable.
Thomas a touché la barre transversale à la 91e minute.
Après le repos, Angers y croyait toujours autant, mais les occasions étaient moins dangereuses que durant les quarante-cinq premières minutes. Pourtant, bien mieux dans le pressing et agressif comme il le fallait dans les duels, le SCO obtenait un second penalty pour une faute du duo Rami - Caleta-Car sur Lopez. Mangani s'offrait un doublé (2-2, 75e). Trois minutes plus tard, Sarr était renvoyé aux vestiaires pour un deuxième carton jaune (78e). Sans aucune réaction, et avec des changements inefficaces de Garcia, Marseille ne parvenait absolument pas à se révolter (même si Strootman perdait son face-à-face avec Butelle, 86e) et passait proche d'une incroyable défaite : Thomas fracassait la barre dans les arrêts de jeu (90e+1). L'OM peut presque être heureux de ce point et se saborde très sérieusement pour ses rêves de C1. Amavi a coulé, Rami a été un danger pour son équipe, Garcia n'a pas su suffisamment renforcer son milieu, Thauvin n'a que trop peu pesé. Marseille est retombé dans ses travers. À Reims et à Saint-Étienne, qui visent la quatrième place, d'en profiter au cours de cette 30e journée. Dans sa fin de saison sans grand enjeu, Angers (11e) s'offre une belle performance.

Le gagnant : La dalle angevine est plus que jamais vivante

Un grand bravo à Angers, et notamment à Stéphane Moulin qui a été ambitieux et offensif dans ses changements pour ne rien lâcher. Le technicien angevin sentait bien, au fur et à mesure de la rencontre, qu'il y avait un vrai coup à faire. Surtout face à son homologue, Garcia, peu inspiré dans sa tactique et ses choix. Pas gâté par la réussite presque insolente de Balotelli (premier joueur marseillais depuis cinquante ans à marquer au cours de ses cinq premières rencontres à domicile), Angers s'est attelé à reprendre le contrôle du milieu de terrain. Notamment autour d'un Santamaria solide, le SCO a remonté son bloc progressivement pour étouffer des Olympiens qui ne s'attendaient certainement pas à un tel renversement. L'envie et l'agressivité, dans le bon sens du terme, des coéquipiers de Pajot ont ensuite fait le reste devant d'apathiques marseillais. Angers part de trop loin pour viser l'Europe, mais il mérite plus que jamais sa place en Ligue 1 pour une saison de plus en 2019-20.

Le perdant : Amavi ? Garcia ? Rami ? On ne sait choisir

En regardant cet OM-Angers, on avait l'impression que les Marseillais eux-mêmes n'en revenaient pas d'être repris par le SCO. Comme souvent, il a manqué de leader, de patron pour reprendre le contrôle des troupes. Cette rencontre a en tout cas confirmé qu'il y a une véritable cassure sportive au sein du groupe marseillais. Les Amavi et Rami, relancés ce samedi, ont sombré, montrant, notamment pour le premier, une fébrilité très inquiétante. Gustavo, Payet et Strootman, qui ont pris place sur le banc désormais mais qui sont tous les trois entrés en jeu, n'ont pas réussi à se refaire une santé. Mais il n'y a pas qu'eux : si Balotelli (sept buts en neuf matches avec l'OM) a fait le job, que dire du visage loin d'être conquérant de Thauvin ? Enfin, les choix et les changements de Garcia ont pu étonner. Il faut vite que cette saison 2018-19 se termine en Provence. Avec, Eyraud doit l'espérer, une place européenne, pour ensuite démarrer un nouveau cycle indispensable pour cet OM.
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Gefo31 31 mars à 12:37

Bonjour à tous,Bravo le "Champion du Monde" Adil Rami, -(au fait, qu'a-t-il apporté en Equipe de France ?)-, je persiste à penser qu'Aymen Abdennour lui était supérieur, mais "Monsieur Garcia" ne lui a jamais vraiment donné sa chance ( pourquoi ? )Bravo aussi à Payet, Strootman.... : ces trois joueurs n'ont pas leur place dans la véritable équipe "OM", quant à "Monsieur Garcia" ........????Encore une saison de perdue pour l'OM : à qui la faute ????Vraiment dommage pour l'OM !!!

ghys59 30 mars à 19:43

Comme dit Amavi, son club a basculé du bon côté. Du moins quand il n'est pas là. Il est rentré cet après-midi et a provoqué un penlaty et demi. Bravo à toi, le 50è arrière gauche de France. Décidément, ce club fait pitié...

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