Moudou Sougou a retrouvé le rythme de la compétition et a contribué à la réussite de l'ETG en l'absence de Kevin Bérigaud. (AFP)

Sans Berigaud, mais pas sans solutions

Bérigaud est blessé, Ruben l'a souvent été, mais Sougou, après un début de saison difficile, affiche une forme rassurante. A Evian-Thonon-Gaillard, en déplacement à Monaco (20h30), le secteur offensif n'est pas figé.

Son meilleur buteur (Kevin Bérigaud) ne reviendra pas avant début décembre - au mieux -, une de ses recrues (Marco Ruben) a passé plus de temps à l’infirmerie que sur les terrains quand d’autres (Dan Nistor, Andres Escobar) doivent se contenter d’un temps de jeu famélique. Et pourtant, Evian-Thonon-Gaillard, depuis la blessure de Bérigaud le 19 octobre face à Guingamp (1-2), a enchaîné trois victoires (deux en Ligue 1 et une en Coupe de la Ligue). «Et l’équipe a marqué cinq fois, ce qui prouve que nous avons des solutions, même quand notre meilleur réalisateur n’est pas là, relève Pascal Dupraz. On joue peut-être autrement depuis qu’il n’est plus là, nous avons je pense un petit peu moins d’occasions, mais on gagne, et c’est l’essentiel.»

Barbosa : «On doit davantage s'appuyer sur notre collectif»

En attendant de revoir Bérigaud et de savoir vraiment ce que vaut Ruben - «techniquement, il est à l’aise, on sent chez lui une vraie intelligence de jeu, notamment dans les courses et les prises de balle», juge Cédric Barbosa -, les Haut-savoyards s’adaptent aux circonstances. «C’est ce que nous avons appris à faire avec les départs de Khalifa et de Sagbo, des joueurs qui étaient capables de faire la différence individuellement, note le milieu de terrain de l’ETG. Cette saison, on doit davantage s’appuyer sur notre collectif, et plus de joueurs sont capables de marquer.» Sans son «leader de l’attaque», Evian-TG a dû modifier son système. «On a joué les trois derniers matches en 4-5-1. Le coach m’a placé en pointe, alors que j’ai plus l’habitude d’évoluer sur le côté droit, précise Modou Sougou. Je sais que je n’ai pas le même profil que Bérigaud, qui est un vrai buteur. Moi, je recherche plus la profondeur.»

Sougou, après un début de Championnat compliqué auquel il s’attendait - «car je n’avais pas beaucoup joué la saison dernière à Marseille» -,  a eu la bonne idée de retrouver toutes ses sensations au moment où Dupraz perdait son meilleur finisseur. «Physiquement, je suis vraiment au top. Je peux répéter les efforts, alors qu’avant, j’avais plus de difficultés dans le jeu, admet l’international sénégalais. Mais je sais aussi que je dois marquer plus de buts.» Dans quelques semaines, à conditions que  les blessures épargnent son secteur offensif, Pascal Dupraz aura presque l’embarras du choix. «J’aurai davantage de solutions. Je vous avoue que si je pouvais mettre mes attaquants dans le formol après les matches pour les en sortir la semaine suivante, je le ferais, histoire de les protéger…»

«Si je pouvais mettre mes attaquants dans le formol...»