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Didier Deschamps après la présentation de la Coupe du monde au Stade de France : « Gravé dans nos mémoires »

Didier Deschamps était satisfait après la victoire sur les Pays-Bas dimanche soir (2-1) et voulait profiter de la communion avec le public. Tout en se projetant déjà vers l'avenir.

 
«Vous avez pu célébrer le titre de champion du monde après une victoire. Est-ce la soirée parfaite? 
Oui, c'est déjà important d'avoir gagné le match. Après, comme on pouvait le penser cela a été un grand moment de communion, avec beaucoup de bonheur, une joie intense à partager. On attendait ce moment-là, il a eu lieu et il restera gravé dans nos mémoires.
La France fête ses champions
Giroud : «Je suis très heureux»
Avez-vous l'impression que la Coupe du monde se termine vraiment maintenant ? 
On l'aura encore (le trophée) jusqu'en novembre 2022 (date de la Coupe du monde au Qatar). On ne va pas dire que ça s'arrête là, mais ce ne sera pas la même chose au prochain rassemblement. Avoir cette ambiance, ce stade plein, ce contexte fantastique, les joueurs en ont besoin. C'est cette ferveur qui nous a accompagnés pendant et après la Coupe du monde.
Vos joueurs avaient-ils les jambes lourdes après avoir joué il y a trois jours ? 
Ce n'était pas évident de préparer un match comme ça. J'ai aligné le même onze car aucun d'entre eux n'avait de souci pour débuter le match. Humainement, je ne me voyais pas en enlever un, deux, trois ou quatre. Pourquoi ceux-là et pas d'autres ? Comme c'était aussi notre premier match au Stade de France, j'ai privilégié ceux qui ont joué la finale à part Hugo (Lloris, blessé). Les joueurs ne sont pas encore au meilleur de leur forme mais sur l'état d'esprit, le mental, ils ont répondu présent. C'est important aussi pour Olivier (Giroud) d'avoir marqué, il courait après ce but depuis un moment. C'est vraiment la soirée parfaite, on a pu fêter ça l'esprit libre. Et dans cette compétition (la Ligue des nations), on a quatre points, donc c'est un bon départ.
«Plus on aura un noyau dur, plus on pourra préparer l'avenir»
Êtes-vous encore surpris par la force mentale de Giroud, qui n'avait pas marqué depuis dix matches ? 
Il est comme ça, il est dans le combat, il ne réussit pas tout, mais aujourd'hui ce n'était pas évident par rapport au bloc très bas des Pays-Bas. Il ne serait pas arrivé là où il est sans sa force de caractère. Il en est à 32 buts en équipe de France, il n'avait pas marqué à la Coupe du monde mais il est très important pour nous. Ceux qui étaient sur le terrain et sur le banc voulaient partager ça avec lui, parce qu'ils le savent.
Vos choix vont-ils désormais être plus difficiles, compte tenu de ce qui vous lie à ces vingt-trois joueurs ? 
Mes choix sont toujours difficiles, ils l'ont toujours été. Je suis dans le haut niveau et les joueurs aussi. Ces vingt-trois ont vécu quelque chose de fabuleux mais s'ils ne sont pas à leur meilleur niveau et que d'autres y sont et qu'ils peuvent apporter un plus, pourquoi pas, la porte restera ouverte. Mais plus on aura un noyau dur, plus on aura quelque chose sur lequel on peut s'appuyer et préparer l'avenir.»
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