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maradona (diego) (Shinichi YAMADA/AFLO/PRESSE SP/PRESSE SPORTS)
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Diego Maradona, à jamais dans les coeurs au Maghreb

La disparition de Diego Maradona a provoqué une émotion mondiale et a fait couler des larmes jusqu'au Maghreb. Avec chacun des trois pays, il a une histoire singulière. Souvenirs.

En 1986, l'Algérie et le Maroc, les deux seuls représentants du continent africain au Mondial, ont particulièrement suivi cet événement. Ils sont comme le reste de la planète football, tombés sous le charme du génie de Diego Maradona. Au Maghreb, c'est le joueur absolu, à la fois par ses arabesques mais aussi par cette grinta qu'il a connu sous les maillots de l'Argentine ou de Naples. A partir de 2010, Maradona va progressivement se rendre en Algérie et au Maroc.
 
Des pays qu'il va découvrir quelques décennies plus tard... Mais c'est finalement avec la Tunisie que son incroyable destin va le plus se mêler. Ce 22 juin 1986 au Stade Azteca de Mexico, cette «main de Dieu» est devenue iconique par l'erreur de l'arbitre tunisien de la rencontre. Malgré lui, Ali Bennaceur sera éternellement associé à un des faits les plus marquants de l'histoire du football. Il est l'homme qui n'a pas vu la «main de Dieu». En août 2015, dans le cadre d'un tournage publicitaire pour la marque Coca-Cola en Tunisie, El Pibe de Oro ira à la rencontre de l'homme en noir et lui offrira son maillot avec la dédicace suivante : «To my eternal friend Ali». Ce même ami qui avait eu aussi la chance d'assister au festival de Diego face à l'Angleterre à la 55e minute de ce match : «Je m'étais préparé à siffler un penalty en cas d'action dangereuse sur Maradona, je pensais qu'après 50 mètres d'efforts ils allaient l'abattre, mais la balle a atterri dans les filets de Shilton», confiait-il à l'AFP.
En Algérie aussi, on ne l'oubliera pas... Déjà avant qu'il n'écrive sa légende, El Diez avait croisé El Khedra sur un terrain à Tokyo. El Pibe d'Oro avait alors inscrit un des cinq buts de son équipe en quart de finale de la Coupe du monde des moins de 20 ans en 1979. Trente-quatre ans plus tard, il posera les pieds à Alger, invité par un opérateur de téléphonie pour le lancement national de la 3G. Son passage aura forcément marqué les Algériens. Maradona, l'ami des révolutionnaires (Castro, Chavez et Maduro) s'est notamment rappelé de l'histoire du pays : «Mon idéologie est celle des libérations, et je suis très admiratif devant ce qu'ont fait les Algériens pour se libérer, et je suis aussi admiratif face à l'attachement des Algériens à leur drapeau, face à leur passion» avant de conclure par le fameux : One, two, three, viva l'Algérie !. Mais Diego a aussi fait sourire tout un peuple où la pudeur dans l'espace public est une coutume locale. Pas pour l'insaisissable Maradona... La star argentine avait embrassé sa compagne en plein dîner sous le regard très gêné de deux ministres algériens. Une scène qui avait valu à ces derniers des moqueries sur les réseaux sociaux de beaucoup de jeunes du pays : «En Algérie, seul Maradona a le droit d'embrasser en public sa copine», pouvait-on lire...
Diego Maradona c'est aussi le Maroc, et son hospitalité légendaire. Ces dernières années, il s'était rendu plusieurs fois dans ce pays pour participer à des matches de gala internationaux à Laayoune, dans le sud du pays en 2016 et 2017 en célébration de la Marche Verte. Au milieu de stars comme Mustapha, Abedi Pélé, Rivaldo etc... Le génie argentin avait notamment amusé la galerie lors d'une séquence de danse traditionnelle collective berbère, le Ahouach.
Les images avaient fait le tour du monde et avaient encore un peu plus contribué à renforcer la proximité naturelle du Pibe de Oro auprès du peuple.

Nabil Djellit 
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