amavi (jordan) payet (dimitri) (F.Faugere/L'Equipe)
Ligue 1 - 13e journée

Dimitri Payet, des paroles et des actes

Dimitri Payet avait lancé les hostilités de l'Olympico en fin de semaine. Habité, le numéro 10 olympien a livré une prestation à la hauteur de l'attente que ses déclarations avaient fait naître.

Cela faisait un moment que Dimitri Payet n'avait pas fini une rencontre avec un short aussi sale. Souvent décrié pour son manque d'implication dans les taches défensives, l'international a, ce dimanche soir, taclé 3 fois et disputé 12 duels. Une action symbolise l'état d'esprit qui animait le Réunionnais, celle qui l'a vu inscrire son second but de la soirée. Sur la séquence, le numéro 10 a successivement récupéré le ballon, délivré une merveille d'extérieur du pied à l'intention de Maxime Lopez avant de s'occuper de la finition. D'une frappe croisée, il trompait Anthony Lopes pour la deuxième fois de la soirée (39e) et pouvait laisser échapper sa rage. Extatique. Car c'est bien de cela qu'on parle : quarante-cinq minutes durant, le meneur de jeu a paru transcendé par l'affiche, dans un Vélodrome incandescent.
Nul ne sait ce qui s'est réellement passé entre Dimitri Payet et Rudi Garcia pour que le premier souhaite à ce point se venger du second, mais le ressentiment doit être profond. Car cela faisait un moment que le Marseillais n'avait pas autant donné sur un terrain. Depuis l'Euro 2016, peut-être, ou lors de la dernière campagne européenne du club phocéen, éventuellement. Mais il y a matière à discuter tant l'ancien meneur des Bleus a mis de l'intensité dans tout ce qu'il a fait. Y compris dans ses célébrations, qui en disaient très long sur sa motivation. En transe, Dimitri Payet a changé de visage, de monde. À tel point qu'il semblait déjà émoussé à la pause, au moment où il est sobrement allé répondre aux sollicitations du diffuseur de la rencontre.

Le 10 vrai

Dimitri Payet a fait honneur au numéro qu'il arbore
Quarante minutes plus tôt, il lui avait déjà fallu faire preuve de la même placidité pour transformer le penalty de l'ouverture du score, après six minutes d'atermoiements liées à l'intervention du VAR (18e). Sans donner l'impression de trembler le moins du monde et d'une frappe en pleine lucarne, il venait de donner le ton d'une soirée qui l'aura vu prendre toute la lumière. Car au-delà de ses deux buts et malgré sa position d'ailier gauche - un positionnement qui avait été la source de certaines tensions avec Rudi Garcia -, Dimitri Payet a fait honneur au numéro qu'il arbore depuis son retour à l'OM. Tantôt depuis son couloir, tantôt dans une position plus axiale, c'est lui qui a mené toutes les offensives de son équipe. Les statistiques de son match confirment l'impression visuelle : au moment de sa sortie (76e), il était le Marseillais qui avait touché le plus de ballons durant la rencontre (49) et effectué le plus de passes clés (3). Une prestation majuscule, au meilleur des moments. - T.P.

Les notes d'OM-OL
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ghys59 11 nov. à 19:20

Des paroles haineuses, une mis-temps réussie et six mois pour s'en remettre. Ce type est comme vos chouchous Ben Arfa et Rabiot. Surcoté.

Pelao78 11 nov. à 17:20

Ça reste un bon joueur dénué de cervelet, ça explique toute une carrière

santos5 11 nov. à 17:14

Je ne trouve pas ce geste élégant, si ibrahimovic l’avait fait, il aurait été condamné à vie

pacopacer 11 nov. à 14:07

On est tranquille jusqu’à la fin de saison, Payet a été bon contre l’OL. En général, il ne l’est jamais plus d’une fois dans une saison !

Gabsi94 11 nov. à 0:21

J’étais le premier à le critiquer avant le match il a fait le job on savait qu’il aller ce dépouiller pour le faire maintenant est-ce qu’il va le faire la semaine prochaine et celle d’après ??? Est-ce que Payet peux jouer comme ça toute la saison ??

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