Christopher Wreh, l'ancien attaquant de Monaco et Arsenal (L'Equipe)
Ligue des Champions - Monaco-Arsenal

Dis-moi pas que c'est pas Wreh !

Avant le 8e de finale retour de Ligue des champions entre Monaco et Arsenal, Francefootball.fr a bavardé avec Christopher Wreh. L'ancien attaquant de l'ASM et des Gunners en a profité pour démêler le vrai du faux.

«Non, c'est faux. Tout est faux. Des gens écrivent des choses sur Internet mais ce n'est pas vrai, ce n'est pas moi.» Moi, enfin lui, c'est Christopher Wreh. Oui, le vrai, l'attaquant qui a joué à Monaco, Guingamp, Arsenal. Simplement, il dit que ce qu'on dit sur lui est faux. Ça va ? Jusque-là vous suivez ? À vrai dire, ce n'est certainement pas très clair. D'ailleurs, rien ne l'était vraiment pour nous au moment de retrouver le Libérien, qu'on s'attendait à repérer micro en main dans un studio ou en concert avec le groupe de jazz "Soul Rebels", en Europe, en Afrique et peut-être même aux Amériques. «Je ne sais pas d'où vient cette histoire mais, encore une fois, ce n'est pas vrai. Je n'ai jamais chanté de ma vie et je n'ai jamais joué d'un instrument. Quelqu'un a mis ça sur le Net mais c'est faux. Ce n'est pas bon, assure depuis Monrovia le futur quadra, désormais sélectionneur des U20 du Liberia. C'est comme l'histoire sur ma fin de carrière. Soi-disant, j'aurais arrêté après m'être blessé en effectuant un salto. Je serais retombé sur la tête... C'est n'importe quoi, soupire-t-il. À West Point, mon quartier, j'habitais à côté de la plage et quand j'étais jeune j'allais y faire mes saltos. C'était pour m'amuser et ensuite je me suis dit que je fêterai mes buts comme ça. C'était mon rêve d'être footballeur. Quand j'y repense, Monaco, Guingamp, c'était top, là-bas je me suis éclaté pendant un an. Puis Arsenal, Athènes, c'était fou. Après, c'était plus dur. J'ai joué aux Pays-Bas, en Arabie Saoudite, en Ecosse, dans des clubs amateurs en Angleterre et j'ai arrêté en Indonésie, en 2008. Tu sais, je suis heureux de ma carrière, j'ai fait ce que j'ai pu et je me dis que c'était bien quand même. Surtout Arsenal. C'est Arsène Wenger qui me voulait. À Monaco, j'étais encore un enfant et il était mon deuxième papa, une sorte de protecteur. Pour moi, c'est quelqu'un d'important. Chaque fois que je vais à Londres, j'essaye d'aller le voir. Je passe à l'entraînement, c'est un plaisir de le retrouver. On parle de foot, je lui donne des nouvelles de mon pays, de George...»

Klinsmann le chauffeur, Henry le blagueur

Christopher Wreh, époque guingampaise (L'Equipe)
Christopher Wreh, époque guingampaise (L'Equipe)
George, c'est George Weah. Le (lointain) cousin, le grand frère, à l'origine de son arrivée en Principauté alors qu'il a 15 ans à peine et que le Liberia est en pleine guerre civile. «C'est un modèle pour nous tous», répète-t-il. On pensait pourtant les deux hommes en bisbille pour un différend d'ordre politique. «On a dit que j'étais en froid avec lui mais ça aussi ce n'est pas vrai, ce sont des bêtises. J'ai toujours été derrière lui, on était tous derrière lui, insiste-t-il. Ici, on joue au football ensemble. On fait des entrainements, des matches amicaux, le samedi, le dimanche matin. L'attaque c'est Christopher Wreh, George Weah et James Debbah (actuel sélectionneur du Liberia, Ndlr). Il y a Joe Nagbe aussi, et Kelvin Sebwe. Bien sûr, on gagne toujours. George marque des buts, moi aussi, mais James en met plus que nous. De temps en temps, après le match, on sort et on mange tous ensemble, des plats africains, on fait du poisson au barbecue.» De quoi faire resurgir quelques souvenirs et parler du bon vieux temps. «Passer de mon quartier du Liberia à Monaco, découvrir le luxe, le bling-bling comme on dit aujourd'hui, c'était un choc. Heureusement qu'il y avait James, George et Joe à mes côtés. Je me rappelle, Jürgen Klinsmann m'emmenait à l'entraînement, avec Sonny Anderson. J'étais avec Thierry Henry, ils passaient nous chercher. Titi était un de mes meilleurs amis au centre de formation. On faisait des blagues, on mangeait ensemble, on faisait tout ensemble...»
«Je suis parti avant le lion. Mais il ne m'a pas rattrapé, j'étais trop fort.»
À cette époque, une légende urbaine se répand au Liberia et participe au folklore qui accompagne encore la carrière de l'ancien Gunner. Alors c'est vrai ce qu'on raconte ? Immédiatement, il se marre. «Oui, oui, c'est vrai. Quand j'étais jeune, j'ai couru plus vite qu'un lion. C'était dans un stade à Monrovia. Mais attention, ce n'était pas un grand lion, un vrai lion (sic), et je suis parti avant lui. Mais il ne m'a pas rattrapé, j'étais trop fort.» D'après une histoire Wreh. - Thomas SIMON
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