World Cup Final 1970 Brazil 4 Italy 1 Azteca Stadium, Mexico City Enrico Albertosi (Goalkeeper)looks stunned as Gerson Scores for brazil (not in pic) Pele (10) turns to celebrate Mexico but du 2-1 *** Local Caption *** (PRESSE SPORTS)
Rétro

Dix choses à savoir sur la mythique Coupe du monde 1970 au Mexique

Cinquante ans plus tard, le Mondial Mexicain continue de fasciner. Au travers 10 anecdotes ou faits marquants, FF vous replonge en 1970.

Seize prétendants...

Contrairement à la formule actuelle et à celles qui verront probablement le jour tôt ou tard, le Mondial mexicain était réservé à un cercle très fermé. Seize équipes et 4 groupes pour 32 rencontres au sommet. De quoi donner (quasiment) exclusivement des affiches prestigieuses dès le début du second tour et des quarts de finale. À l'exception du Pérou, les huit équipes à être sorties des poules (URSS, Uruguay, Brésil, Italie, Mexique, RFA, Angleterre et le Pérou, donc) faisaient figure d'épouvantail au coup d'envoi de la compétition. Du lourd.

Lire : Pourquoi la France n'était pas au Mondial 1970

... et du spectacle 

2,97 buts par match ! La Coupe du monde 1970 demeure d'assez loin le tournoi le plus prolifique des soixante dernières années de la compétition. À titre de comparaison, le Mondial allemand qui suivra n'offrira «que» 2,55 buts par rencontre tandis que le dernier en date s'est clôturé sur une moyenne de 2,64 réalisations. Un bilan exceptionnel donc, auquel Gerd Müller a apporté son écot. Au Mexique, le Bombardier réussit l'exploit d'inscrire dix buts en... six rencontres.

Lire : Sous le soleil de Mexico, récit d'une édition fantastique

La moins sanctionnée de l'histoire

Au Mexique, pour la première fois les cartons (jaune et rouge) font leur apparition en Coupe du monde. Testé lors des Jeux Olympiques de Mexico deux ans plus tôt, le dispositif est mis en pratique dès le premier match de la compétition. Le dimanche 31 mai 1970, Evgeni Lovchev, milieu de terrain de l'URSS récolte le premier carton (jaune) de l'histoire de la compétition. Un épiphénomène en quelque sorte puisqu'aucun de ses confrères ne sera expulsé durant le tournoi !

Première diffusion en couleur 

Même si l'innovation ne fait alors le bonheur que des foyers les plus aisés, le Mondial mexicain marque l'entrée de la TV couleur dans le monde de la retransmission sportive. En France, les téléviseurs couleur ne sont apparus que depuis 3 petites années seulement mais les ventes explosent. Dans l'Hexagone, c'est l'ORTF qui diffuse la compétition. Aux commentaires ? Deux Michel : Drucker et Drhey.

Les équipementiers entrent dans la danse 

Business toujours : en plein cœur de la compétition, Adidas et Puma se livrent une guerre sans merci au sujet de Pelé. Sacrée, la famille ? Pas pour les Dassler. Alors qu'Adidas pense avoir décroché le gros lot en exposant son ballon Telstar aux yeux du monde entier, Puma réussit le gros coup de la compétition : équiper le numéro 10 Brésilien de ses Puma King, instantanément devenues légendaires. Et de quelle manière ! Quelques secondes avant le coup d'envoi de la rencontre, le Roi demande à l'arbitre de patienter pour relacer ses chaussures. Zoom du réalisateur sur les crampons du Brésilien. L'affaire est dans le sac.

Lire : L'équipe type de FF du Mondial 1970

Matches en haute altitude...

Si cette édition 1970 a laissé place à des rencontres de haut niveau, le rythme était parfois assez lent. A cela, deux explications. Déjà la chaleur mexicaine - les nuages et la pluie ont assez peu pointé le bout de leur nez - et puis, surtout l'altitude. Tous les stades se situaient à plus de 1500 mètres. Celui de Mexico culminait même à 2240 mètres. Un facteur important à prendre en compte, notamment au niveau de la respiration et des efforts à répétition. Certains l'ont mieux géré que d'autres.

Lire : Les cinq héros du Mondial 1970

... et préparation en conséquence

Si le Brésil a triomphé, c'est aussi en partie grâce à sa gestion de l'altitude. Une préparation qui s'est faite plusieurs mois à l'avance. En plus des trois mois de stage au Brésil en amont (une durée inconcevable aujourd'hui), la Seleçao s'était entrainée pendant vingt et un jours à Guadalajara, en haute altitude. «C'était l'idéal pour nous adapter aux conditions de jeu» rembobine Tostao dans nos colonnes. S'entraîner plus haut pour aller plus loin.

Place à la tactique

Ce Mundial 1970 est aussi le premier à proposer officiellement des remplacements, aussi bien tactiques que physiques. Dans l'ordre, c'est l'édition 1954 qui avait testé ce concept en premier, sans faire l'unanimité. Avant que le Championnat anglais l'autorise en 1965. Mais uniquement pour les blessés. Deux ans après, les remplacements tactiques et physiques sont enfin autorisés, pour les gardiens. Avant que les joueurs de champ puissent en bénéficier eux aussi en 1969. Mais attention, si les changements étaient autorisés lors de la compétition, il y avait quand même des limites. Seuls deux par équipes, prévus sur cinq joueurs parmi tout l'effectif avant les matches. Avec le recul, une évidence.

Les débuts de Panini

Sans doute une des bibles des collectionneurs du foot. Si les albums Panini existaient déjà en Italie, leur export au monde entier date de 1970. A l'époque, 288 vignettes. Ou plutôt, des photos. Puisqu'elles n'étaient pas encore autocollantes. Devenu depuis un incontournable dans tous les pays, celui-ci demeurera à jamais le premier. En témoigne le prix auquel s'est vendu un album ayant en couverture une signature du Roi Pelé ainsi qu'une carte du Mexique et Quetzalcoatl : 12 000 euros !

La boulette des dirigeants italiens

Seize prétendants obligent, la concurrence était féroce. Et si l'Italie, qui faisait partie des belles écuries du Mondial, s'est rendue jusqu'en finale, les dirigeants transalpins n'y ont pas toujours cru. Le jeu italien, basé sur des longues courses, était gêné par les conditions compliquées. Alors, les dirigeants ont réservé des billets d'avion pour prévoir une élimination au premier tour. Pas au goût des joueurs qui, après avoir changé pour un style de jeu plus «brésilien» ont obtenu leur qualification. Le reste, c'est Mazzola qui nous le raconte dans l'entretien qu'il a accordé à FF : «On a décidé de faire semblant de ne rien savoir, mais, après le nul contre Israël, synonyme de qualification pour les quarts, on les a attendus (les dirigeants) dans le vestiaire et on les a insultés (rires). Cela a soudé le groupe.»
Réagissez à cet article
500 caractères max
Flyrelax 25 avr. à 6:53

J’étais très petit et me rappelle de cette coupe du monde,vu des matchs à la télévision nationale (une seule chaîne) en noir et blanc.

patrickivol 24 avr. à 12:33

Ce fut une coupe du monde magique , pour la premiere fois en mondovision , en couleur, et en direct, 4 equipes extraordinaires loin devant les autres, le Bresil, Italie, Allemagne et Angleterre, une finale ou le 4-1 reflete tres mal ce match ou l Italie fut a la hauteur ( Boninsegna, Mazzola et Riva furent epoustouflants ) et surtout j avais l insouciance de mes 19 ans . bonne journée

ADS :