Robert Duverne estime qu'il aurait dû être «moins naïf» quant à la fin de son aventure avec l'Olympique Lyonnais. (L'Equipe)

Quand Robert Duverne balance sur Jean-Michel Aulas et Yoann Gourcuff

Dans les colonnes de France Football, paru ce mardi, Robert Duverne, l'ex-préparateur physique de Lyon et de l'équipe de France, se confie longuement. Il explique n'avoir jamais aimé Jean-Michel Aulas et n'avoir pas compris Yoann Gourcuff.

Alors que Lyon se prépare à la reprise de la Ligue 1, Robert Duverne, lui, pointe à Pôle Emploi. Celui qui a travaillé à l'OL durant vingt saisons (pas d'affilée) n'a pas été conservé à l'issue du dernier exercice. Il aurait aimé qu'on le «prévienne un peu plus tôt» que l'aventure prendrait fin. Surtout, il aurait dû être «moins naïf». Duverne se confie longuement dans France Football. Il évoque son départ de l'OL, ses relations avec Jean-Michel Aulas, avec Yoann Gourcuff, et se défend aussi d'avoir été à l'origine des blessures à répétition dans les rangs lyonnais la saison dernière... Extraits.

L'arrivée d'un nouvel entraîneur, Hubert Fournier, à la place du partant Rémi Garde, n'avait pas inquiété outre-mesure Robert Duverne. «Je me disais que j'avais de grandes chances de rester au club, explique-t-il dans FF. J'avais travaillé avec Hubert quand il avait été joueur à l'OL». Mais l'ex-coach de Reims lui «annonce qu'il vient avec son préparateur physique. Ça se comprend», relate Duverne. Sauf que son successeur n'est pas celui attendu. «Je n'ai plus du tout compris...» Jean-Michel Aulas voulait-il se débarrasser de lui ? «J'espère que ce n'est pas l'humain qui l'a emporté», dit simplement Duverne, qui fait part dans cet entretien du désamour mutuel entretenu avec le président lyonnais. «S'il pensait que je l'aimais, c'est qu'il n'est pas intelligent.» Et vice-versa.

L'OL ? «J'étais en fin de contrat, je ne m'attendais pas à une réception...»

Avec Yoann Gourcuff, «on était à flux tendu»

Robert Duverne évoque longuement la difficulté qu'il a connue pour travailler avec Yoann Gourcuff. «Son truc à lui, c'est ce qu'il ressent et ce que lui a envie de faire.» «Il a toujours eu des conseils qu'il appliquait, poursuit l'ex-préparateur physique des Bleus. Mais j'aurais aimé que ce soit peut-être un peu plus les miens... On ne sait pas qui il écoute.» À Aulas et Gourcuff, il trouve un point commun : «Ils écoutent les gens qui disent ce qu'ils ont envie d'entendre.» Duverne, lui, avait envie et besoin de parler.