rongier (valentin) (V. Michel/L'Equipe)
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Entretien avec Valentin Rongier (Nantes) : «Je ne me fais jamais chier sur le terrain !»

Avec le Nantes de Claudio Ranieri, les résultats sont là. Mais qu'en est-il du plaisir des joueurs sur le terrain ? Valentin Rongier a accepté de disserter sur le sujet. Extraits.

Sa conception du football

«C'est voir avant les autres, l'anticipation. Dans le haut niveau, celui qui ne prend pas l'information est mort. Il faut toujours avoir un coup d'avance. Et puis se déplacer, jouer pour le partenaire, ne pas penser qu'à l'instant T mais à ce qui va se passer après. Par exemple, si je fais une course dans une partie du terrain, se demander quel espace ça va libérer pour mon pote qui arrive. Ce jeu, c'est réfléchir avant l'adversaire et le surprendre. C'est le plus important.»

Sa vision du jeu à la nantaise

«Je suis issu de cette formation. Chez les jeunes, ici, on nous le rabâche. Et la façon dont on nous apprend à jouer, c'est comme ça, les redoublements de passes, libérer le ballon rapidement, jouer dans les espaces, faire les meilleurs choix et ça se rapproche de ce qui se faisait avant. Maintenant, en pro, c'est différent, on a une autre identité, avec des coaches qui ne souhaitent pas la même chose. Nous, on n'y peut rien, on est obligé de s'adapter. Et ça fonctionne aussi très bien.»

Sa façon de prendre du plaisir

«Je ne me fais jamais chier sur le terrain ! Après, des matches où on gagne 1-0 alors qu'on n'a pas eu le ballon et qu'on a procédé seulement en contre, forcément, ce n'est pas comme ça que je prends du plaisir. Mais, comme on gagne, je suis obligé d'en prendre. Et je suis heureux parce qu'il y a les trois points, qu'on communie avec nos supporters. Dans n'importe quelle équipe, tu peux être frustré parce que l'équipe n'a pas joué comme tu en avais envie et toi non plus. Mais ça fait partie du foot.»

Sa manière de s'épanouir

«J'en prends à travers l'expression collective et dans les résultats. Aujourd'hui, c'est comme ça que je m'épanouis. Après, je pourrais en prendre plus si on pensait plus à développer notre jeu que notre solidité défensive. Mais je ne suis pas le coach, je ne suis qu'un pion. Il a ses ambitions, ses façons de voir le foot et on a des résultats, donc on ne peut rien dire.»

Ses envies

«Chaque joueur a ses attentes et aimerait jouer d'une façon différente. Après, le boss, c'est le coach. C'est lui qui impose sa manière de jouer. Nous sommes là pour écouter et respecter ses consignes. Si le président lui fait confiance, c'est qu'il estime qu'il est la personne qu'il nous faut. Mais bien sûr que j'ai envie de jouer un peu plus au foot, de ressortir le ballon un peu plus proprement mais ce qu'on fait nous permet de gagner des matches et, à partir de là, je n'ai pas mon mot à dire. Mais ce n'est pas de la frustration...»
Thomas Simon 
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RIGOLS 9 févr. à 12:09

Quel triste interview de ce joueur !! comme toujours le conformisme dégoulinant ,pour reprendre ce qu'il ressent,le jeu on s'en tape, seul le résultat compte, le coach a toujours raison ect ect, ce discours d'enfant gaté que sont les footballeurs on le retrouve partout hélas! c'est d'autant plus grave que Le FC Nantes était un modèle de beau jeu ,et enchantait les stades .Celà ne donne vraiment plus envie de regarder les matchs à l'heure actuelle....

oskare68 6 févr. à 20:25

Ils disent tous cela.L'amour du maillot,les titres et le discours du coach.Alors que c'est argent,argent et........argent.

jpmoreau71 6 févr. à 15:34

Faut-il être grossier pour avoir l'impression d'exprimer de grandes idées?