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Équipe de France : les 5 grands moments de Zinédine Zidane en Coupe du monde

La légende des Bleus Zinédine Zidane fête ses 46 ans ce samedi. En marge de la Coupe du monde 2018 en Russie, FF.fr revient sur les cinq épisodes marquants de «Zizou» sous le maillot tricolore.

Brésil 0-3 France, 12 juillet 1998

Après des performances en demi-teinte marquées par son expulsion lors du second match des Bleus face à l'Arabie saoudite lors de la phase de groupe, Zinédine Zidane est attendu par toute une nation et surtout par Aimé Jacquet, qui attend plus de son leader technique. Le Bianconero de l'époque n'a délivré qu'une seule passe décisive – un corner pour la tête de Christophe Dugarry contre l'Afrique du Sud – bien trop peu pour le talent et les qualités techniques du n°10. Bien rentrés dans cette finale, les Bleus tiennent le ballon et se procurent quelques situations grâce à plusieurs passes tranchantes de son maître à jouer, qui va se distinguer dans un exercice qu'il n'affectionne guère, le jeu de tête. Sur deux corners, Zidane place deux coups de tête imparables pour Claudio Taffarel (27e et 45e) et la France mène 2-0 à la mi-temps. La France l'emporte finalement 3-0 grâce au dernier but d'Emmanuel Petit. Zidane, dont la tête ornant l'Arc de Triomphe sous la mention « Zizou Président», commence à écrire sa légende.

Danemark 2-0 France, 11 juin 2002

L'image est saisissante, mais elle symbolise à elle seule le fiasco des Bleus à la Coupe du monde 2002 : le n°10 des Bleus allongé, la tête dans le gazon au niveau de la ligne de but danoise trop court suite à un contrôle manqué et impuissant face au scénario du match et conscient de la future sortie piteuse de son équipe. Blessé au quadriceps de la cuisse gauche contre la Corée du Sud à quelques jours du début du tournoi asiatique, le maestro tricolore est contraint de déclarer forfait pour les deux premiers matches. Une absence lourde de conséquence : la France s'incline en ouverture contre le Sénégal (0-1), puis ne parvient pas à dominer l'Uruguay (0-0). De retour pour le troisième match décisif contre le Danemark et érigé au rang de sauveur par toute une nation, Zidane, ne disposant pas de toute ses capacités physiques, ne permet pas à l'équipe de France de se qualifier, enregistrant une nouvelle défaite. Un échec brutal pour les Bleus.

Espagne 1-3 France, 27 juin 2006

Après une entame de Coupe du monde compliquée – deux matches nuls contre la Suisse (0-0) et la Corée du Sud (1-1) – l'équipe de France se qualifie difficilement contre le Togo (2-0) sans son maître à jouer, suspendu. En huitièmes de finale, le milieu du Real est moqué par la presse ibérique, trop confiante, qui voit cette rencontre comme un «jubilé», où les joueurs espagnols vont se charger «d'envoyer Zizou à la retraite». Après un début de match à l'avantage de la Roja concrétisé par l'ouverture su score sur penalty de David Villa (28e), les Français reviennent dans le match grâce à Franck Ribéry (41e) et entrevoient les quarts avec le but de Patrick Vieira (83e). Les Espagnols, déstabilisés, perdent alors un ballon dans le temps additionnel et un contre tricolore survient. Wiltord lance Zidane dans la profondeur, qui élimine Puyol d'un somptueux crochet avant d'enchaîner une frappe imparable pour Casillas (90e + 1). Le coup de grâce pour l'Espagne et les commentateurs ibériques, qui déclareront avec le but de Zizou : «C'est lui qui nous a envoyé à la retraite !».

Brésil 0-1 France, 1er juillet 2006

Après sa qualification acquise aux dépens de la Roja de Luis Aragones, Zidane et ses partenaires retrouvent le Brésil de Ronaldo et Ronaldinho en quarts de finale. La tension pour cette rencontre est à son maximum, et «ZZ»...aussi ! Le maître à jouer des Bleus va réaliser l'une – si ce n'est sa – de ses meilleures prestations en équipe de France, démontrant toute sa classe et son talent, enchaînant les dribbles réussis pendant les 90 minutes. Passements de jambe, coups du sombrero, roulettes, râteaux, etc... Toute la panoplie technique du magicien Zizou est passée en revue. Mais les prouesses techniques ne signifieraient rien sans ajouter un certain esprit libérateur. Peu avant l'heure de jeu, c'est lui qui trouve, sur un coup franc excentré côté gauche, Thierry Henry au second poteau, battant d'un pied du pied droit Dida à bout portant (57e). Ce but est aussi symbolique, puisqu'il s'agit de la seule passe décisive de Zidane pour Henry sous le maillot bleu.

Italie 1-1 a.p. (5-3 t.a.b) France, 9 juillet 2006

Cette deuxième finale de Coupe du monde disputée par Zidane doit le faire rentrer encore un peu plus dans l'histoire du football, après un tournoi plus que réussi sur le plan personnel. Il rentre parfaitement dans la rencontre, et donne l'avantage à l'équipe de France dès les premières minutes, transformant un penalty à l'aide d'une panenka (7e). Un avantage de courte durée pour les Bleus, puisque Marco Materazzi remet les deux équipes à égalité (19e). Le combat est âpre entre Italiens et Français au Stade Olympique de Berlin, et le maestro tricolore a l'occasion de donner un avantage significatif aux siens en prolongation. ZZ envoie un coup de casque sous la barre italienne, mais Gigi Buffon d'une parade réflexe, dévie le ballon en corner (103e). La fin de match est dramatique pour les hommes de Raymond Domenech : le n°10 est expulsé pour avoir porté un coup de tête au thorax de Materazzi après une provocation de ce dernier (110e). La France s'incline aux tirs au but et la carrière de footballeur de Zinédine Zidane se termine sur ce carton rouge.
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