Football Soccer - France v Ivory Coast - Friendly soccer match - Stade Felix Bollaert, Lens, France - 15/11/16. France's Adrien Rabiot leaves the pitch after an injury during the match against Ivory Coast. REUTERS/Pascal Rossignol (Reuters)

Equipe de France : on a bien envie de vite revoir Adrien Rabiot en Bleu

Face à la Côte d'Ivoire, dans un match sans enjeu et qui a eu du mal à s'emballer (0-0), Adrien Rabiot a été testé dans deux systèmes différents. Avec, à chaque fois, un impact bien différent aussi.

Plus libre dans un 4-3-3

En début de rencontre, et avec Antoine Griezmann sur le banc, Didier Deschamps changeait de système pour revenir à son 4-3-3 fétiche. Au milieu, N’Golo Kanté était entouré de Paul Pogba et d’Adrien Rabiot. Tout de suite, le joueur du PSG se mettait en évidence. De bonnes passes, des interventions, et un placement assez haut, voire beaucoup trop haut. Au fur et à mesure du temps, sûrement rappelé à l’ordre par son sélectionneur (il évoluait quasiment au niveau de Payet), Rabiot se repositionnait. Pourtant, en première période, il avait même failli ouvrir le score d’une tête juste à côté des cages ivoiriennes après un corner de Payet (3e). Sa seule occasion du match. Mais ses déplacements et sa projection vers l’avant furent très intéressants.

Moins à l'aise dans le 4-2-3-1

Au retour des vestiaires, pour permettre à Nabil Fekir d’évoluer à son poste fétiche de numéro 10 juste derrière l’attaquant (Gameiro, puis Giroud), Didier Deschamps basculait en 4-2-3-1. Avec Adrien Rabiot à la récupération aux côtés de N’Golo Kanté. Du coup, on a logiquement moins vu l’ancien Toulousain lors des phases offensives. Pas sûr que cette configuration lui plaise vraiment. Même si ses quelques ballons par-dessus la défense ivoirienne pour Giroud et consorts auraient pu être mieux exploité par ses coéquipiers. Ce positionnement lui demande un travail défensif qu'il faudra qu'il améliore pour avoir davantage de certitudes dans ce système.

Petit Rabiot peut vite devenir grand

Dans l’ensemble, cette première chez les Bleus reste encourageante pour "Le Marquis", comme il est surnommé. Même s’il a dû céder sa place à quinze minutes du terme après un contact avec Max-Alain Gradel. Dans l’attitude, on l’a senti serein, zen, sans pression, faisant son job comme il le montre avec le PSG chaque week-end. Avec cette démarche qui est la sienne ballon aux pieds. Presque étonnant pour celui qui n’est âgé que de 21 ans. En 2017, il peut vite devenir une alternative crédible en se fondant petit à petit dans ce groupe. Et c’est du coup Yohan Cabaye qui peut se faire bien du souci pour son avenir chez les Bleus...

Timothé Crépin