Soccer Football - La Liga Santander - Villarreal v Real Madrid - Estadio de la Ceramica, Villarreal, Spain - November 21, 2020 Real Madrid coach Zinedine Zidane REUTERS/Albert Gea (Reuters)
Espagne - 10e journée

Espagne : Le Real Madrid accroché à Villarreal

Sur la pelouse d'un Villarreal pourtant amorphe, le Real Madrid s'est fait rejoindre dans le dernier quart d'heure alors que Mariano Diaz avait ouvert le score (1-1). Deux semaines après leur déroute à Valence (1-4), les hommes de Zinédine Zidane patinent encore en Liga.

La leçon : Deux éclairs dans un désert

Invaincu depuis le 27 septembre toutes compétitions confondues, Villarreal pouvait prendre provisoirement les commandes de la Liga en cas de victoire. Une opportunité qui laissait penser que les hommes d'Emery aborderaient la rencontre le couteau entre les dents. D'autant plus contre un Real loin d'être étincelant depuis le début de saison et à la recherche d'un rebond en Championnat. Il n'en a rien été. Bien trop timide pendant la majeure partie du match, Villarreal s'est retrouvé mené dès l'entame sur l'unique réelle opportunité madrilène. Mais dans une rencontre sans intensité, le sous-marin jaune a profité des entrants pour revenir sur un penalty à un quart d'heure du terme. Un moindre mal.
 
Dès les premières minutes, la rencontre s'annonçait flottante. Sur un débordement de Carvajal côté droit, l'arbitre assistant levait son drapeau avant de le baisser immédiatement. Le mal était fait. La défense de Villarreal s'était complètement arrêtée et Carvajal pouvait adresser un centre parfait pour Mariano Diaz qui a pu ajuster Asenjo d'une jolie tête décroisée (0-1, 2e). Les joueurs d'Emery avaient beau contester, le but était bel et bien valable. Sans doute sonnés par ce coup du sort, il leur a fallu de longues minutes pour redresser la tête. Bien trouvé aux six mètres après un centre de Moreno, Parejo claquait une tête à côté (21e). Malgré cette première alerte, les Madrilènes semblaient se contenter de cet avantage. Le trio Modric-Kroos-Odegaard ronronnait derrière un Mariano complètement isolé et un Hazard invisible sur son côté. Inoffensif, le Real ne se sentait pas pour autant en danger. Après 45 minutes, il n'avait cadré qu'une fois, Villarreal aucune.
Et la pause ne changeait rien. Toujours sur un faux rythme, la rencontre ne pouvait basculer que sur un fait de jeu. Peu avant la 60e minute, Kroos manquait complètement sa relance mais Moreno croisait trop sa frappe pour punir le Real (57e). Devant tant d'impuissance, Emery ouvrait son banc. Grand bien lui en a pris. Sur son côté gauche, Estupinan a dynamité la rencontre. Sur un superbe centre en retrait, il trouvait Parejo dont la reprise au cœur de la surface passait de peu hors cadre (70e). Le Real réagissait timidement sur une frappe de Vazquez sortie par Asenjo en corner. Le premier du match (73e). Finalement, Villarreal a pu profiter d'une faute dans la surface de Courtois sorti en retard devant Chukwueze. Moreno pouvait transformer pour revenir à hauteur (1-1, 75e). Un nul logique puisqu'aucune de ces deux équipes ne méritait de l'emporter.

Le gagnant : Chukwueze et Estupinan, rentrées à succès

Mené presque toute la partie par un Real qui jouait en marchant, Villarreal peut remercier Chukwueze et Estupinan. Lancés par Emery après l'heure de jeu, le Nigérian et l'Equatorien ont eu un impact immédiat sur la rencontre. Très véloces et incisifs, ils ont offert un spectacle qui a largement contrasté avec la lenteur de la première partie de la rencontre. C'est d'ailleurs Chukwueze qui a provoqué le penalty transformé par Moreno. Le sous-marin jaune leur doit beaucoup.

Le perdant : L'ambition disparue

Sur le papier, la rencontre était alléchante. Le deuxième qui reçoit le quatrième de la Liga. Villarreal qui pouvait prendre la tête du classement. Le Real qui devait redresser la barre après sa défaite contre Valence. 90 minutes et deux tirs cadrés plus tard, force est de constater que les deux équipes avaient visiblement laissé leurs ambitions aux vestiaires. Peu de rythme, de nombreuses imprécisions techniques et des attaquants invisibles : le choc s'est transformé en purge. Dommage.
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RensenbrinkRIP 22 nov. à 3:27

La voiture balai va bientôt prendre Zizou, Koeman, Tuchel et Low. Par contre, Mourinho a repris le maillot jaune et Kovac le maillot à pois après l’étape de montagne de vendredi.

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