Soccer Football - Champions League Group Stage draw - Grimaldi Forum, Monaco - August 29, 2019   Barcelona's Lionel Messi before the draw   REUTERS/Eric Gaillard (Reuters)
Ligue des Champions - Groupe F

Etes-vous prêt pour l'incroyable groupe F avec le FC Barcelone, le Borussia Dortmund et l'Inter Milan ?

Le tirage au sort de la Ligue des champions a une nouvelle fois gratifié son petit monde d'un groupe volcanique, dans lequel le Barça devra se tenir à carreau pour ne pas être rencogné par l'Inter et le Borussia Dortmund.

Leur demi-finale en 2010 avait été exquise, leurs affrontements en phase de poules lors de la précédente édition l'avaient été beaucoup moins. Et voilà désormais, qu'en 2019, l'histoire se répète. L'Inter se coltinera une nouvelle fois le FC Barcelone. L'inverse est vrai aussi, dans ce groupe F quelque peu explosif. Mais pour Antonio Conte, l'occasion est somme toute rêvée, souhaitant montrer de quel bois il se chauffe, lui qui semble éprouver quelques peines à passer le cap sur le Vieux Continent. En témoigne notamment ce huitième de finale avec Chelsea en 2018, face à ce même Barça. Une joute aller des plus disputées, durant laquelle Willian attrapait moult fois les montants, avant - enfin - de trouver la faille. Puis Messi pointait le bout de son nez, comme toujours, pour sauver la maison catalane d'un incendie dramatique. Le boss italien, lui, ne s'était pas renié, loin de là. Pressing, défense placée de grande qualité et quelques combinaisons exquises aux avant-postes pour désagréger le bloc adverse... Tout avait été mis en œuvre pour susciter l'émoi dans l'arrière-garde adverse. Mais le match retour, en Catalogne, avait été de moins bonne facture. En cause, une ligne arrière aux abois. Score final : 3-0. Antonio Conte et Chelsea rataient le coche. Et ce, malgré des efforts constants, notamment devant, pour s'accrocher à l'exploit.
 
Cette fois, l'Italien ne jouera pas sa tête sur un huitième de finale. Tout juste arrivé en Lombardie, l'ancien sélectionneur de la Nazionale pourra se (re)mesurer à un mastodonte donc, mais aussi au Borussia Dortmund, bondissant dauphin du Bayern Munich la saison dernière en Bundesliga. Sans Eden Hazard, ni Willian bien-sûr. Mais avec Romelu Lukaku, son nouvel homme fort, et aussi une charnière centrale - Godin/De Vrij/Skriniar - délicieuse ; sans compter Marcelo Brozovic et Samir Handanovic. Le moment propice aussi pour sensibiliser ses ouailles à ses directives, tout en peaufinant son approche et ses plans de jeu. Et face à un Barça en proie au doute et des Schwarz-Gelben irréguliers, l'Inter pourrait bien avoir un petit coup à jouer.

Lire : Lukaku, furia d'un diable

Incertitudes et vacillation

De l'allant, des idées, mais aussi un peu de désordre. Sous le commandement de Lucien Favre, le Borussia Dortmund a connu un exercice 2018-19 contrasté. Une première partie de saison captivante, une deuxième presque affolante. Et en Europe, les Borussen ramassaient même un gadin face au futur finaliste de la compétition, Tottenham (0-4 au score cumulé). Et s'ils ont bien démarré cette nouvelle saison d'un point de vue comptable, les Allemands ont aussi fait preuve d'un manque d'inspiration criant, comme en atteste cette première période face à Cologne, dans le cadre de la deuxième journée de Bundesliga. Dans le même temps, les Blaugrana, avant de foudroyer le Betis dans le sillage d'un Antoine Griezmann (très) à son avantage (5-2), étaient cueillis à froid par l'Athletic Bilbao.
 
L'inter, de son côté, n'a fait qu'une bouchée de Lecce pour sa rentrée des classes (4-0). Et les troupes nerazzurri quelque peu bouleversées en ce mercato estival semblent déjà bien marquées par les préceptes du jeu de position de son patron. Suffisant pour s'agripper aux huitièmes ? Peut-être pas en réalité, tant le Barça a prouvé à maintes et maintes reprises sa solidité en phase de groupes. Avec Messi et consorts, quoi de plus normal finalement ? Même chose pour les Allemands, qui goûtent souvent aux phases finales de Ligue des champions ces dernières années, à l'exception de la saison 2017-18, et à qui sont venus se greffer Julian Brandt ou encore le très expérimenté Mats Hummels.

À la recherche du temps perdu

En quête de gloire, l'Inter espère bien retrouver les sommets rapidement. En Italie, mais aussi en Europe, et c'est pour cela que les décideurs du club sommaient Antonio Contz de reprendre les rênes du club. Les Barcelonais, eux, malgré les débâcles successives en 2018, puis 2019, d'abord en quarts de finale face à la Roma, ensuite en demi-finales contre Liverpool, n'ont pas pris le même parti, jugeant bon de renforcer leurs rangs. Griezmann donc, mais aussi Frenkie de Jong, et dans une moindre mesure, Junior Firpo. En attendant peut-être Neymar... Mais pour Ernesto Valverde, la pression, à l'aune de ce recrutement clinquant ne fera que s'accroître. Encore et encore. Surtout qu'il est bien difficile de discerner le ton de son escouade sur le pré. Et sans victoire finale au printemps prochain, l'intéressé sera vraisemblablement invité à plier bagage. Imaginez alors le cataclysme en cas de déroute prématurée ... Presque impensable cependant au regard des forces en présence.
 
Cela s'annonce finalement fort passionnant. Ces trois-là, connaissant des fortunes diverses récemment, voudront retrouver leur grandeur d'antan. Par le jeu, ou par la victoire... Qu'importe. Quoi de mieux, en somme, que de s'échauffer dans ce qui a tout d'une bataille géante. Le Slavia Prague, lui, en pâtira. Les fans, eux, s'éclateront selon toute apparence face à une telle féérie.

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nicea 30 août à 14:58

il faudra Collina pour arbitré alors

Flyrelax 29 août à 23:26

A mon avis dans ce groupe,se qualifieront Barça et Inter de Milan.

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