zeler (aline) le bihan (clarisse) *** Local Caption *** 154 photos (F.Mons/L'Equipe)
Euro féminin 2017

Euro féminin 2017 : FF a rencontré Clarisse Le Bihan (Montpellier), réserviste, avant d'être appelée dans les 23 et «motivée à 3000% !»

Réserviste avant l'Euro féminin 2017, l'attaquante de Montpellier doit sa présence aux Pays-Bas au forfait d'Amel Majri mais aussi à son comportement pendant le stage. Décomplexée, elle compte bien apporter sa petite touche tout au long du tournoi.

«Clarisse, comment avez-vous vécu cette préparation en tant que réserviste, jusqu'à l'annonce des 23 ?
On sait qu'on vient pour travailler et faire bosser les copines. Ce n'est pas évident parce qu'on préférerait être dans les 23. Nous étions beaucoup de jeunes parmi les réservistes. C'est un statut qui n'est pas facile à gérer mais on a essayé de donner la meilleure image de nous.

Intégrer ce groupe, était-ce une surprise à l'arrivée ? 
Déjà, ça m'a fait plaisir de retrouver le groupe que j'avais quitté en fin d'année passée. Je n'étais pas au stage à La Réunion. En arrivant à Clairefontaine, j'étais très motivée et je me suis tenue prête. Alors oui, ça a été une surprise quand la liste des 23 a été annoncée.

Clarisse Le Bihan : «Louis Nicollin ? Un homme souriant, blagueur, gentil»

Justement, quelle a été votre réaction ?
Forcément, on a eu une grosse pensée pour Amel (Majri), une joueuse importante dans l'équipe. On était triste pour elle. D'un autre côté, j'étais heureuse mais dans la retenue. Sur le coup, c'était assez spécial ! C'est redescendu depuis même si je suis motivée à 3000% !

Maintenant que vous faites partie du groupe, quel est votre objectif ?
Ce n'est que du positif pour moi. Je vais me donner à fond, gratter du temps de jeu. Et surtout être décisive. Je ne viens pas pour m'asseoir sur un banc. J'ai envie de jouer, je suis à fond et je bosse dur en espérant que ça paiera.
 
Comment avez-vous ressenti le décès de votre président Loulou Nicollin, pendant le stage ?
En tant que joueuse de Montpellier, c'a été quelque chose de particulier. J'ai signé l'été dernier mais je le croisais souvent. C'était un homme souriant, blagueur, gentil. Celles qui le connaissaient depuis longtemps en ont été très affectées. C'a pu resserrer notre groupe.

«Qu'on aille au bout !»

Le Championnat d'Europe, vous connaissez, puisque vous en avez disputé deux en jeunes (finaliste U17 et vainqueur U19). Vous êtes une spécialiste !
On a envie d'apporter notre petite expérience, malgré notre jeunesse. J'ai vécu deux phases finales, en Suisse (2011, U17) et au pays de Galles (U19) en 2013. C'était top, surtout quand on gagne ! Il y avait pas mal de filles qui sont là : Aïssatou Tounkara, Griedge Mbock, Eve Périsset, Claire Lavogez, Kadidiatou Diani notamment. Bien sûr, ce n'est pas le même niveau de jeu ni le même rythme, mais on sait ce que c'est que de disputer des matches à enjeu.

Qu'attendez-vous de cet Euro ?
J'espère changer de statut. J'aimerais m'imposer à court ou moyen terme dans cette équipe. Je sais que ça passe par le travail et des stats. J'espère avoir un maximum de temps de jeu et surtout être décisive. Et puis qu'on aille au bout !  Ce ne sera pas simple, le niveau s'est resserré, y compris au 1er tour. Il faudra être très sérieuses et montrer que nous ne sommes pas là pour rien.»

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Frank Simon 
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