Amine Gouiri (D.R)
Euro U17

Euro U17 : qui est Amine Gouiri, l'attaquant de Lyon et de l'équipe de France U17, déjà comparé à Karim Benzema ?

Ce mercredi, l'équipe de France dispute le premier match de l'Euro U17 face à la Hongrie. L'occasion peut-être pour Amine Gouiri, l'attaquant qui appartient à l'Olympique Lyonnais, de montrer tout le bien que beaucoup disent de lui. (Photo Philippe Le Brech/Castel Photo)

Dans le football moderne, impossible d'échapper aux comparaisons. Dès qu'un (très) jeune joueur commence à faire parler de lui, il est tout de suite assimilé à une star ou une ancienne star du même poste. Amine Gouiri, dix-sept ans depuis février dernier, a été plutôt gâté, puisque c'est à Karim Benzema que le jeune attaquant est souvent comparé. Même poste, même club formateur, mais pas de quoi effrayer Gouiri. «Ça me plairait bien de suivre sa trajectoire, veut-il bien avouer à FF. On me compare souvent à lui, à moi de l'imiter. Mais je trace mon chemin de mon côté, sans aucune pression.»

17 ans, et déjà des apparitions en Youth League

Débarqué à l'OL dès les U14, le natif de Bourgoin-Jallieu gravit les marches petit à petit. «J'ai toujours été surclassé, détaille celui dont les idoles se nomment Ronaldinho, Zidane et... Benzema. Cette saison, c'est la première fois que je passais des U17 au CFA. J'ai vraiment vu le niveau évoluer.» À la fin de l'année 2016, sans marquer, il a également fait ses premiers pas dans la toujours très scrutée Youth League (cinq apparitions), la Ligue des champions des équipes U19.
Une première apparition dans le groupe pro en septembre 2016
Mieux encore, alors qu'il n'a que seize ans, il a été convoqué par Bruno Genesio dans le groupe pro pour la réception de Bordeaux lors de la 4e journée de Championnat en septembre (défaite 1-3). «J'avais les yeux qui pétillaient. Deux semaines avant ce match, pendant la trêve internationale, on m'a demandé d'aller m'entraîner avec les pros pour la première fois. J'étais étonné, je leur ai dit ''Moi ?''. Au début, j'étais timide, mais on m'a très bien accueilli. Jordy Gaspar ou Mouctar Diakhaby, des jeunes pros, étaient là pour m'aider. Les joueurs plus expérimentés venaient aussi vers moi. Quand ils ont appris que j'étais né en 2000, ils étaient un peu choqués», sourit Amine, ravi de cette courte mais si précieuse expérience. «Tout m'a impressionné : sur le terrain, dans le vestiaire, la façon comment le groupe se préparait, l'échauffement, la causerie, j'étais vraiment au cœur. Ça fait grandir très vite. J'ai eu la chance de toucher le groupe professionnel, et j'espère que je l'intégrerais l'année prochaine. J'ai de l'ambition, il en faut.»

Un quintuplé qui fait du bruit

Et pour prouver que le jeune attaquant a déjà le talent pour les pros, rien de tel qu'un Championnat d'Europe U17 pour tenter de casser la baraque. Gouiri fait en effet partie des dix-huit joueurs de Lionel Rouxel, en lice dès ce mercredi en Croatie. «C'est le genre d'événements qui peut lancer une carrière, explique Gouiri, dont l'histoire avec les sélections de jeunes a démarré il y a un peu plus d'un an chez les U16. Je regarde les matches de l'équipe de France depuis que je suis tout petit. Je n'ai pas connu le Mondial 98, mais j'ai regardé la Coupe du monde 2006. Ça m'a toujours donné envie d'y aller.» Après onze capes chez les U16, il a débarqué chez les U17 et a fait parler de lui en février 2017. Il a en effet inscrit un quintuplé face à la Belgique en match amical (5-1).
Pas le premier de sa carrière puisqu'il avait déjà accompli cette performance avec Lyon. Mais il a en tout cas pu se rendre compte qu'un simple match pouvait tout déclencher. «Ça a fait beaucoup de bruit, notamment sur les réseaux sociaux, se souvient-il. J'ai reçu beaucoup de messages. Ça m'a surtout donné envie de travailler encore plus.»
«J'espère qu'on ira au bout, je suis sûr qu'on en a les capacités»
Lionel Rouxel, son sélectionneur chez les U17, en attend beaucoup lors des prochains jours en Croatie. «L'Euro peut être un bon test révélateur de son niveau. Il doit encore travailler sur la constance sur un match et une compétition comme celle qui arrive. À nous aussi de faire en sorte qu'il soit davantage acteur du jeu de l'équipe.» «Cet Euro, je le sens très bien, conclut Amine. J'espère qu'on va gagner ce premier match (face à la Hongrie, mercredi). On a un bon collectif, avec une très bonne ambiance, il n'y a pas de petits groupes par ci, par là, il y a vraiment de la cohésion. J'espère qu'on ira au bout, je suis sûr qu'on en a les capacités.»
Timothé Crépin

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cris79 10 mai à 11:56

encore un gone, club formateur numéro 1 en France et de loin...