Soccer Football - Serie A - Atalanta v Inter Milan - Stadio Atleti Azzurri, Bergamo, Italy - August 1, 2020   Inter Milan's Alessandro Bastoni in action with Atalanta's Duvan Zapata, as play resumes behind closed doors following the outbreak of the coronavirus disease (COVID-19)   REUTERS/Alberto Lingria (Reuters)
Italie - 38e journée

Fatiguée, l'Atalanta laisse échapper la deuxième place à l'Inter Milan

Une belle troisième place. Avec sa défaite à domicile face à une Inter fringante (0-2), l'Atalanta termine sur une petite note amère la saison. Place au Paris Saint-Germain pour la Dea...

La leçon : Pour Paris, cette Atalanta est prenable

C'est comme si les faiblesses de la Dea s'étaient multipliées. Depuis le tirage au sort, promettant une affiche alléchante contre Paris, les aspérités dans le jeu bergamasque sautent aux yeux. La faute, peut-être à des adversaires plus coriaces (Juventus, Milan, Parme, Inter) ? Peut-être. Mais avant toute chose, l'Atalanta ne peut s'en vouloir qu'à elle-même. Pour avoir laissé échapper quelques points – à relativiser, avant ce soir, les hommes de Gian Piero Gasperini étaient invaincus depuis la reprise – et donc pour avoir mis en exergue les points où devront appuyer les Parisiens. Et une fois de plus ce samedi, la défense nerazzurra n'a pas brillé. Problème, cette fois, l'attaque d'habitude ultra-prolifique n'a pas compensé. Confrontée aux nombreuses individualités d'un effectif interiste intrinsèquement supérieur, le collectif huilé du Mage a eu du mal. Moins d'une minute a suffi pour imprimer le rythme entier de la rencontre : l'Inter attaque (bien), et l'Atalanta subit, misant sur des banderilles rapides en contre.
 
Sauf que le break rapidement obtenu par les joueurs d'Antonio Conte a mis à mal les plans de la Dea (2-0, 20e). Le premier encaissé montrait les lacunes sur coup de pied arrêté, et le second relevait une certaine tendance à se faire avoir par les appels des attaquants. Préférant éviter que Romelu Lukaku soit servi dans la surface, la défense laissait Ashley Young marquer de loin. Qu'est-ce que ce sera quand Lukaku s'appellera Icardi et Young, Bernat... À ceci près que le Belge a touché 56 ballons, pesant sur le jeu des siens comme jamais et étouffant constamment Bergame par ses dribbles. Pas sûr que l'attaquant argentin puisse se targuer de toucher autant le ballons le 12 août. Mais avec Neymar, Sarabia ou Di Maria placés entre les lignes pour percer l'Atalanta, il ne devrait, une fois de plus, pas avoir besoin de beaucoup de cartouches pour transformer l'essai.

Le gagnant : Young, seconde jeunesse

35 ans. Ni son visage ni sa saison ne laissaient entrevoir une telle expérience. Il semble bien loin le Ashley Young capitaine vieillissant de Manchester United. Celui qui était titulaire faute de mieux, au grand dam des supporters. Arrivé cet hiver à l'Inter pour moins de deux millions, il s'est imposé et ne déçoit pas dans les grands moments. La preuve ce samedi, alors qu'il fallait défendre la deuxième place contre l'Atalanta. C'est lui qui déposait le corner en deux temps sur la tête de Danilo D'Ambrosio (1-0, 1e). Encore lui qui déboulait sur son côté gauche avant de frapper, car trop libre. Son enroulé du droit, limpide, trouvait le petit filet droit adverse (2-0, 20e). Sublime. Contre toute attente, son football semble plus propice au jeu italien qu'anglais. Le talent n'attend point le nombre des années...

Le perdant : Gollini, attention danger

22e seconde de jeu, Pierluigi Gollini doit s'en remettre à un retour défensif in extremis pour que Nicolo Barella n'ouvre le score. 50e seconde de jeu, une sortie complètement manquée du gardien, quelque peu gêné par Robin Gosens, profite à Danilo D'Ambrosio, qui ouvrait le score de la tête (1-0). Mais, mal retombé, Gollini devait céder sa place quatre minutes plus tard. Gros coup dur pour lui, et pour l'Atalanta, privée de son numéro un en puissance. Si sa sortie ne relève pas d'un excès de prudence, il serait le second cadre avec Josip Ilicic à être très incertain pour Paris. Gasperini s'en serait passé.
 
Émile Gillet
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Heraclite 2 août à 13:16

C'est ça l'ogre qui doit faire trembler le PSG ? Ils ressemblent à l'OM juste avant l'interruption Covid. Ils etaient en surregime et proches de l'explosion. L'Atalanta, c'est idem mais avec plus de matchs et moins de coupure. Mbappé peut rester tranquille dans les tribunes. Le PSG aura besoin de lui contre l'Atletico, ou Leipzig, qui sait ? J'aimerai bien voir Nagelsmann affronter Tuchel.

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