L'ancien secrétaire général de la FIFA a été supsendu dix ans en 2016 par les instances disciplinaires de la FIFA. (A. Mounic/L'Équipe)
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FIFA : Jérôme Valcke contre-attaque devant la justice européenne

Suspendu dix ans en 2016 par les instances disciplinaires de la FIFA, l'ancien numéro 2 de la FIFA Jérôme Valcke, qui a épuisé toutes les voies de recours en Suisse, a déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg.

Selon Le Monde, Jérôme Valcke, l'ancien numéro 2 de la FIFA, suspendu dix ans en 2016 par les instances disciplinaires de la FIFA, a déposé, le 2 novembre, un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg.
Selon les informations du Monde, l'ancien secrétaire général français de la FIFA (2007-2015) a saisi la CEDH afin de porter « son » affaire hors de Suisse, où il a épuisé toutes les voies de recours contre sa sanction et où il est sous le coup de plusieurs procédures pénales.
« L'objectif, dans l'esprit de Jérôme Valcke, est d'avancer vers une sorte de réhabilitation »

M. Valcke avait été démis de ses fonctions à la FIFA pour avoir violé plusieurs articles du code d'éthique de l'instance suprême du foot, en se rendant coupable notamment de conflit d'intérêts, d'avoir offert ou accepté des cadeaux et autres avantages ou d'avoir refusé de collaborer avec les enquêteurs de l'institution.
« L'objectif, dans l'esprit de Jérôme Valcke, est d'avancer vers une sorte de réhabilitation », a expliqué au Monde son avocat Stéphane Ceccaldi, après que M. Valcke a vu son appel rejeté par le Tribunal arbitral du sport de Lausanne en 2018, avant d'être débouté par le Tribunal fédéral suisse en mai dernier. « Un certain nombre de droits fondamentaux ont été bafoués, estime le conseil de M. Valcke. Une condamnation de la Suisse signifierait une révision de la procédure et de la décision du Tribunal fédéral suisse »
Quelle analogie peut-on faire entre le recours déposé auprès de la CEDH il y a deux ans par Michel Platini, dont la suspension de quatre ans s'est terminée le 8 octobre, et celui de M. Valcke ? interroge Le Monde. « Dans les deux cas, on a la sensation qu'on ne peut rien attendre d'une juridiction comme le TAS financièrement dépendante de la FIFA, observe Me Ceccaldi. Et le Tribunal fédéral suisse s'accommode de l'arbitraire et refuse de sanctionner les arbitrages du TAS. Si Platini mène un combat politique et pointe l'instrumentalisation du comité d'éthique de la FIFA, Valcke prétend que la FIFA lui a chargé la barque. De manière générale, il y a une injustice structurelle dès que la FIFA s'en mêle. »
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