Championnat des étoiles
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(P.Lahalle/L'Equipe)
La question qui fâche

File-t-on inéluctablement vers un écoeurement généralisé du football ?

Calendriers surchargés, compétitions élitistes en préparation, arbitrage vidéo défaillant, rencontres à huis-clos, starification à son zénith... Le football tel qu'on l'a connu se dirige-t-il vers un chemin qui va en écoeurer plus d'un ?

Pendant le premier confinement, le foot nous a manqué. Désespérément. Presque charnellement. Et si les vieilles archives ont fait leur taf pour éponger notre satiété, elles n'avaient qu'un petit arrière-goût de bonheur comparé à un échevelé Lecce-Cagliari ou encore un trépident Angers-Strasbourg. Le réchauffé peut combler les fringales mais il ne vaudra jamais l'incertitude et la fantaisie de vingt-deux bonshommes qui se la donnent en direct, sans filet. Alors, on a tous plongé la tête la première pour le désormais célèbre restart. Par une irrépressible dalle de ballon rond, on s'est goulûment empiffrés de ce football 2.0. Celui des multi-écrans malaisants avec des supporters affublés de leurs couleurs derrière leur webcam. Celui des techniciens du son qui pressent un bouton pour lancer des audios de supporters. Celui de ces stades désespérément vides, sans sel, sans aucun intérêt. Celui des compétitions qui ne s'arrêtent plus, des matches tous les jours... On en a voulu du football. On en a à volonté.

L'indigestion pointe...

Mais comme à la sortie de n'importe quelle frustration, la modération prend la tangente et l'impression de gober tout, à tout-va, semble être une réalité qui rapproche l'amoureux de foot de la nausée vomitive. Le France-Finlande a bien montré que l'indigestion pointe. Pour les joueurs tout d'abord, au bord de l'apoplexie au vu du rythme infernal du calendrier. Et pour les spectateurs aussi, moins nombreux devant leur écran de télévision. Le contexte actuel est pour le moins inquiétant. Entre ces soupes servies sans saveur et sans arrêt, ce football dénué de tous sens sans son âme que sont les supporters, le passionné du ballon rond a tout du syndrome d'agueusie. Les mâchoires fonctionnent toujours mais le goût a disparu.

Alors, si l'on y rajoute les petits desseins d'ultra-riches qui seraient en train de combiner une superligue super belle avec des supers équipes qui ont des superstars, le sublime outil de la VAR qui, en plus d'avoir enlevé l'émotion de l'instantanéité d'un but, vient nous faire chier pour un orteil qui dépasse ou encore les querelles de clochers à savoir qui doit payer ou non les droits TV, on prend le volant tout droit vers un football dépossédé de tout ce qui a fait qu'il est devenu le plus beau sport au monde. Sa simplicité. A ce rythme-là, dans les années à venir, il sera compliqué de réparer ce ressort qui est peut-être en train de céder.

File-t-on inéluctablement vers un écoeurement généralisé du football ?

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Silvaneric 15 nov. à 17:27

Un écœurement des média surtout qui par leurs polémiques inutiles et leurs débat stériles nous fatiguent et nous poussent à voir le football en noir.

Sonny1er 14 nov. à 23:23

Pas de passion, pas de public, des équipes sans identité, trop de matchs... ouais je regarde juste les résumés et encore...

rom0906 14 nov. à 22:56

Je me suis trompé, j'ai voulu voter "oui", bien sûr que l'argent tue le foot ! Mais tant que les stades se rempliront, rien ne changera.

Terry83 14 nov. à 19:21

Les matches deviennent de plus en plus ennuyeux à cause de tous les arrets. 6 remplacements, la VAR.les blessures pas graves, les fautes volontaires et le style Guardiola que tout le monde essaie de copier sont en train de tuer le foot.Moi je regarde que les résumés des matches.Je préfère passer 90 minutes devant l'Equipe du Soir que regarder un match ordinaire.

luc.hascoet 14 nov. à 19:17

La VAR ? Utilisé systématiquement a bon escient oui ! Mais ça devient du n’importe quoi Rennes par exemple en ligue des champions et j’en passe ! Carton jaune puis rouge pour des mains involontaires dans la surface.

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