Belgium's players celebrate after scoring a goal during their international friendly soccer match against France at the Stade de France stadium in Saint-Denis, near Paris, France June 7, 2015. REUTERS/Benoit Tessier (Reuters)
Bleus

France-Belgique au coup par coup

Transparents pendant 88 minutes, les Bleus ont été logiquement battus par la Belgique, dimanche soir en match amical au Stade de France (3-4). Le match au coup par coup.

Le coup foireux

Les Bleus donnent le coup d'envoi. Cabaye hérite du ballon pour lancer l'équipe de France, il envoie une passe sur sa gauche... directement en touche. Question concentration, on a vu mieux.

Le coup de flipper

On dit qu'il faut savoir provoquer la chance. La Belgique a appliqué la règle à la lettre. À la 17e minute, sans avoir été franchement dangereux jusque-là, les Diables Rouges ouvrent le score. Suite à une frappe de Naingollan, le ballon percute Witsel et Giroud qui remet involontairement le cuir à Fellaini, tout heureux de se retrouver seul face à Lloris. Le milieu de terrain de Manchester United, hors-jeu au départ de la frappe, n'a plus qu'à ajuster le portier de Tottenham pour inscrire son douzième but en sélection.

Le coup de crampon

Menés au score, les Bleus ont bien du mal à se créer de véritables occasions. On joue la 28e minute et Benoît Trémoulinas exprime peut-être sa frustration par un vilain tacle sur Mertens, les deux pieds décollés. Heureusement pour lui, le Belge n'est pas blessé. Le défenseur français s'en sort sans le moindre carton, alors qu'un rouge n'aurait pas été scandaleux.

Le coup double

Le fameux but avant la mi-temps, au pire moment. Incapables de donner le moindre frisson à Thibaut Courtois, les Bleus se font punir sur un centre d'Alderweireld sur la tête de Marouane Fellaini, qui signe alors un doublé. Mais sur ce but, c'est surtout le placement de la défense française qui interroge, Koscielny étant collé à Varane... Vous avez dit automatismes ?

Le coup de coeur

Nom : Nainggolan. Prénom : Radja. Titulaire devant la défense à la place de Moussa Dembélé, le joueur de l'AS Roma a été étincelant. Présent des deux côtés du terrain, il a été à l'origine du premier but de Fellaini et a surtout été l'auteur d'un magnifique troisième but après une frappe de plus de vingt mètres, complètement hors de portée de Hugo Lloris. Comme si la Belgique n'avait pas assez de talents en magasin comme ça, Nainggolan (27 ans) termine sa magnifique saison par une prestation de très haut niveau. 

Le coup de force

Alors que Valbuena vient tout juste de réduire l'écart suite à un penalty quelque peu généreux (53e), la Belgique reprend ses trois buts d'avance sur un autre penalty, transformé par Hazard (54e). La coupe est pleine. Et elle aurait pu l'être encore plus si Lukaku n'avait pas trouvé la barre d'un Lloris battu sur le coup (62e). On appelle ça une déroute, une vraie...

Le coup de grâce

Quatre buts dans la musette à la maison, une équipe en difficulté, des supporters qui sifflent chaque joueur qui est remplacé... Le bilan est lourd. Les supporters belges se chargent d'en remettre une couche en lançant des "Olé" et des "On est chez nous, on est chez nous" aussi moqueurs que mérités. 

Le coup de soleil

Incapables de réagir pendant plus 80 minutes, les Bleus inscrivent deux buts dans les toutes dernières minutes pour atténuer un peu la douleur. Et ce sont les remplaçants qui se font remarquer. Fekir réduit d'abord la marque à l'issue d'un mouvement avec Ntep, qui honorait sa première sélection (89e). Puis Payet inscrit le troisième but des Bleus d'une jolie frappe aux 20 mètres (90e+1). La pillule passe un peu mieux. Ou un peu moins mal, c'est selon...

Le coup d'oeil : Rémi Garde, ancien entraîneur de Lyon

Pour Rémi Garde, il faut prendre ce match comme un avertissement. (L'Equipe)
Pour Rémi Garde, il faut prendre ce match comme un avertissement. (L'Equipe)
«Ce n'est pas une surprise, la Belgique a joué un match de compétition dès le départ avec un esprit de match officiel. Alors que du côté francais, on a senti qu'il y avait un peu moins d'engagement. Il aurait fallu que l'on soit au même niveau dans l'état d'esprit. Cette répétition de matches amicaux n'est pas une situation évidente et facile pour l'équipe de France. Ça doit faire réfléchir les joueurs sur l'engagement nécessaire à mettre sur les matches de très haut niveau.
Si on analyse le match et si on le revoit, je pense qu'au niveau des duels gagnés, on s'est fait manger, sauf dans les vingt dernières minutes :  d'abord sur le but de Fellaini (0-2) de la tête, même s'il y a une erreur car les deux centraux vont sur Benteke alors que Fellaini est dans leur dos. Sur le but de Nainggolan (0-3), c'est Payet et Matuidi, me semble-t-il, qui perdent un duel au sol. Il faut prendre cette défaite comme un avertissement qui, j'espère, sera plutôt salutaire.»
 

Le coup sûr

Il fallait remonter au 31 août 1982 pour voir les Bleus encaisser au moins 4 buts à domicile (0-4 contre la Pologne au Parc). C'est donc également la première fois que l'Equipe de France encaisse autant de buts au Stade de France.

Dimitri Payet a marqué son premier but en Bleu, et ce lors de sa 14e sélection. Il totalise également 2 passes décisives. Nabil Fekir a également inscrit son premier but en Bleu (3e sélection, toutes comme remplaçant).

La France n'a gagné aucun de ses 12 derniers matches amicaux à domicile face à la Belgique (7 nuls, 5 défaites). Le dernier amical gagné par la France face aux Diables Rouges dans l'Hexagone remonte au 1er juin 1947 (4-2). (Avec Opta)

Le coucou

Bruno Rodrigues, @brodriguesFF, et Timothé Crépin, @T_Crepin
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PHILTHIBAUT 7 juin à 23:17

Il reste du travail à faire pour cette équipe de France, sinon grosse désillusion pour 2016