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Firenze, Fiorentina - Brescia, serie A, nella foto il goal annullato a Franck Ribery 2020 06 22 © Niccolò Cambi/Massimo Sestini (Massimo Sestini/SESTINI MASSIMO)
Italie - 27e journée

Franck Ribéry, un retour diesel, mais haletant avec la Fiorentina

Pour son premier match officiel depuis novembre 2019, Franck Ribéry a su apporter vivacité, créativité et sens du but à la Fiorentina. Si sa réalisation n'avait pas été refusée pour le hors-jeu d'un coéquipier, il aurait même pu offrir la victoire aux siens face à Brescia (1-1).

D'abord, on s'est dit qu'il fallait être clément, parce qu'on ne se remet pas d'une blessure à la cheville aussi facilement à 37 ans. Et puis à cause de cette trêve, aussi. Si Ronaldo a du mal à retrouver son niveau après une telle absence, alors on pouvait douter des capacités de Ribéry à revenir très fort. Et en effet, le Français n'est pas parvenu à entamer la rencontre pied au plancher. Emprunté dans ses choix, lui qui était titulaire, il était coupable de multiples maladresses et d'un jeu sans ballon plutôt faible. Pas vraiment de repli défensif, des courses au petit trop, un contrôle raté, et même une pointe de vitesse défaillante. Même Tonali, le wonderkid italien dont la qualité première n'est pas l'accélération, arrivait à rattraper l'ailier gauche (13e). Mais il a suffi d'un geste, d'un coup de rein, en somme une étincelle, pour raviver des braises discrètes mais rémanentes depuis le 29 septembre et son dernier but pour la Viola. Grâce à un cafouillage défensif, il posait la semelle sur le cuir. Un tour sur lui-même et deux dribbles suffisaient pour éliminer ses trois vis-à-vis. Dommage, la frappe qui suivait était contrée (28e). Plutôt un mal pour un bien en fait. Puisque sur le corner dans la continuité, Pezzella répondait à l'ouverture du score sur penalty de Donnarumma de la tête (1-1, 29e).
Traduction : Nous sommes repartis de là où nous nous étions arrêtés, d'un nul médiocre et sérieux avec le dernier au classement. Et dans le noir Ribery brille encore plus.

Un but refusé par la VAR

Après une demi-heure d'observation, le Kaiser montait clairement en puissance pour devenir le leader offensif rêvé de la Fiorentina. Il reste quelques réglages à effectuer, bien sûr, mais tout de même. Hormis quelques crochets de trop, alors qu'une frappe en première intention aurait sans doute pu faire mouche (60e), sa performance du soir reste louable. Notamment à la passe. Malgré, là encore, un crochet de trop après une accélération à gauche, il parvenait à adresser un très bon centre en retrait. Sans suite (40e). Même chose une minute plus tard, quand Vlahovic n'arrivait pas à se défaire de son défenseur en dépit d'une passe laser entre les lignes. Ou encore quand, après être passé entre jeux joueurs d'un dribble, il alertait son buteur dans la surface. Cette fois-ci, c'est le portier qui était à la parade (68e). En bref, le Ribéry de ce lundi soir, c'est 4 passes clés, trois dribbles réussis. Pas si mal pour une soirée comeback ?
Soirée qui aurait même pu être ponctuée d'un but. Contré une première fois par la défense, le ballon lui revenait dessus grâce à un beau travail en pivot de Chiesa. Sa deuxième tentative, directe et à ras de terre, faisait trembler les filets. Mais déviée par un coéquipier dans une position illicite, sa réalisation était finalement invalidée (50e). Treize minutes plus tard, il semait une fois de plus le danger. A la faveur d'un excellent appel dans la gauche de la surface, il piquait le ballon au-dessus du gardien. Malin. Et surtout réussi ! Mais là encore, il était privé d'un but mérité par un défenseur, revenu juste devant sa ligne (63e). Emoussé par les nombreux appels proposés, il se montrait plus discret en fin de match (remplacé à la 90e+2). Mais au regard de sa copie bien pleine, il y a fort à parier que les supporters en feront fi.
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