Soccer Football - Champions League Semi Final First Leg - FC Barcelona v Liverpool - Camp Nou, Barcelona, Spain - May 1, 2019  Liverpool's Mohamed Salah looks dejected   REUTERS/Albert Gea (Reuters)
Ligue des Champions - Demies

Frustrée et stérile, l'attaque de Liverpool quitte Barcelone la tête basse

Rodée mais stérile, orpheline de son Brésilien mais dominatrice par moment, l'attaque de Liverpool a buté sur un Ter Stegen de gala tout en multipliant les tentatives. Un match on ne peut plus frustrant tandis que le Barça a défié les lois de l'efficacité.

C'est le fil conducteur du football moderne, surtout en Ligue des champions. Qui gère bien ses temps forts et ses temps faibles gagne souvent. Zizou et son Real Madrid ont donné des leçons pendant trois ans. Face à Liverpool, le Barça en a donné une autre. 100% réalisme, un brin de réussite, un artiste sur le terrain. Tout l'inverse des Reds. L'animation offensive a été performante sur certains aspects, mais la finalité reste une impossibilité de scorer à l'extérieur, une bien mauvaise nouvelle dans l'optique du match retour. En symbole, une action (84e) qui voyait une frappe Firmino, de retour de blessure et rentré tardivement, être sauvée sur la ligne par Rakitic avant que Salah ne trouve le poteau du droit. Rien à faire pour les Reds. Et le Barça en reste la cause principale... Le 4-4-2 à plat sur défense placée de Valverde a posé des problèmes, avec un Vidal travailleur et un Busquets impérial (11 ballons récupérés).

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L'énigme Wijnaldum

Pour Liverpool, une chose a bien marché : les inversions, souvent amorcées par de longues transversales dont Robertson fut friand. Mais, en l'absence de Trent Alexander-Arnold, les latéraux de Liverpool n'ont pas autant pesé sur la rencontre qu'à l'accoutumée, même si l'Écossais se signalait, surtout en première période. La plus grosse interrogation demeure cependant sur le choix de Gini Wijnaldum à la pointe de l'attaque. Perdu et désappointé par ce rôle inattendu, le Néerlandais a brillé dès l'entame, sur une déviation pour Mané (5e)...puis c'est tout. Mais alors que Liverpool se montrait performant au retour des vestiaires, dominant les duels et poussant le Barça dans ses retranchements défensifs, Klopp a certainement trop attendu pour un turn-over qui paraissait écrit. Lors de cette période de domination, James Milner tentait des incursions dans la surface, Salah prenait l'axe, Liverpool variait en registres à l'heure où la paire Piqué-Lenglet régnait en maître du Camp Nou.

Ter Stegen, roi de la nuit

Le Barça contrariait les plus arc-boutés sur l'ADN offensif, à force de bloc compact et de contre-attaques. À raison. 3-0 score final. Ni Mané ni Salah n'y pouvait quelque chose. Car si l'Égyptien fut le plus inspiré, à l'image d'une frappe à ras de terre (53e) tout juste sorti par Ter Stegen, son collègue sénégalais s'est montré imprécis. Il ratait d'abord un face-à-face après une merveille d'ouverture de Henderson (47e) et n'a pas pesé comme à son habitude. En fin de rencontre, Mané tentait de décrocher pour apporter de nouvelles solutions et laisser Firmino prendre l'axe, toujours en vain... Symbole d'une équipe de Liverpool souvent bien organisée et qui laisse une bien plus forte impression collective au Camp Nou. Mais le Barça a Messi et, malheureusement pour Liverpool, un Ter Stegen au sommet de son art. Le gardien était le roi de cette nuit blaugrana. Dommage que personne à Liverpool ne soit nommé Arya Stark. - A.B.

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