Rudi Garcia (Reuters)

Garcia, les Romains en sont fous !

Durant cette semaine de fêtes, Francefootball.fr vous propose un retour sur les événements les plus marquants de 2013. Ce dimanche, gros plan sur Rudi Garcia, passé avec succès de Lille à l'AS Roma l'été dernier.

Son nom a d’abord prêté à rire. Surnommé « Sergent Garcia » par des tifosis romains un brin incrédules, Rudi Garcia, débarqué à la Roma en juin dernier, a en quelques semaines retourné l’opinion en sa faveur. Le pari était loin d’être gagné. Mais le coach français a plus que rapidement torpillé le scepticisme appuyé qui régnait autour de lui. Bon communicant, soucieux de l’image qu’il renvoie, Garcia a su apprivoiser l’environnement romain, capricieux et parfois hostile, pour en séduire toutes les parties. Sainement et judicieusement.

Alors que les insultes et autres menaces, nourries par l’intarissable souvenir de la défaite face à la Lazio en Coupe d’Italie (0-1), ont rythmé les premiers entraînements, l’ex-entraîneur de Lille a montré toute sa force de caractère en provocant les supporters pour mieux protéger ses joueurs. Ses efforts, notamment pour parler italien, ont été appréciés. Ses choix de recrutement, Gervinho en tête, ont été vantés, le projet de jeu qu’il a instauré, salué, sa gestion de l’effectif, et des egos qui le composent, admirée.

Les résultats ont, eux, fini de convaincre les fans giallorossi, qui lui portent désormais une admiration aveugle. La presse locale s’est elle aussi laissé captiver. La Garciamania s’est emparée de Rome. Et même un peu plus. Si une série de quatre matches nuls est venue troubler cette première moitié de saison idyllique, la Roma présente tout de même un bilan des plus brillants. Invaincue en 17 matches de Serie A, la Louve dispose de la meilleure défense du Championnat, avec seulement 7 buts encaissés, et d’une des attaques les plus prolifiques (4e avec 35 buts marqués).

Garcia a su redonner du peps à une équipe traumatisée par une saison 2012-2013 désastreuse, tout en valorisant Francesco Totti, le symbole du club. Sa personnalité, élégante et raffinée, a conquis. La puissance de ses idées, novatrices, a charmé. Redoutable tacticien, fin psychologue, l’ancien Lillois a débuté avec sérénité la reconstruction d’un monument en péril. Il a réuni un groupe au bord de l’implosion. Après trois années de morosité, la Roma s’impose de facto comme l’un des plus sérieux prétendants au titre. Aux côtés, bien sûr, de l’infatigable Juventus.

Sa personnalité, élégante et raffinée, a conquis. La puissance de ses idées, novatrices, a charmé. Redoutable tacticien, fin psychologue, l'ancien Lillois a débuté avec sérénité la reconstruction d'un monument en péril.