amavi (jordan) thauvin (florian) (F.Faugere/L'Equipe)
Ligue 1 - 7e journée

Grâce à Florian Thauvin et Jordan Amavi, l'Olympique de Marseille se défait assez facilement du Bordeaux d'Hatem Ben Arfa

Sans sourciller, l'Olympique de Marseille a écarté des Girondins de Bordeaux retombés dans leurs travers (3-1). Un joli cadeau d'anniversaire pour André Villas-Boas qui a retouché son schéma tactique.

La leçon : L'OM, un 4-4-2 losange alléchant

On en a bouffé du 4-4-2 cette semaine avec les choix tactiques de Didier Deschamps pour les Bleus. Eh bien, désolé, mais on va encore vous en faire bouffer parce que le 4-4-2 losange a décidément le vent en poupe ces derniers temps. Du côté de Marseille, André Villas-Boas a surpris son monde en se calquant sur le schéma des Bleus. Exit son sempiternel et intouchable 4-3-3, le technicien portugais a ravalé la façade d'un OM bien tristounet ces derniers temps. À la pointe basse du diamond si cher aux Anglais Boubacar Kamara. Sur les côtés, la paire Sanson-Rongier et derrière Thauvin et Benedetto, la nouvelle recrue Cuisance. Du jeu, des intentions, des idées, Marseille a retrouvé un second souffle. Impulsée d'emblée par un Florian Thauvin inspiré et auteur d'une merveille d'enroulé du gauche (5e), l'escouade phocéenne a posé sa patte sur la rencontre face à de bien faibles Girondins. Il y a bien eu deux tentatives de Toma Basic sorties par Mandanda (25e et 73e) et bien entendu le but anecdotique de Josh Maja sur un joli service de Jimmy Briand (83e). L'arbre qui cache la forêt bien clairsemée de Bordeaux, incapable de montrer quoi que ce soit tout au long de la rencontre.
 
Marseille aurait pu rapidement tuer le match mais Costil s'interposait sur un penalty mal frappé par Florian Thauvin (14e). Si le match tombait dans la léthargie avant et au sortir des vestiaires, Jordan Amavi réveillait tout ce beau monde d'une tête malicieuse au premier poteau (54e). 2-0 et bientôt 3-0. Amavi, décidément mangeur d'espaces ce samedi, croisait une frappe après une belle action collective. Le malheureux Pablo trompait son propre gardien en essayant de sauver la baraque (54e). L'OM a su gérer, accélérer quand il le fallait et ce nouveau système de jeu a fait la part belle aux latéraux omniprésents et à un cœur du jeu enfin tranchant. Seule ombre au tableau, la blessure du taulier défensif Duje Caleta-Car à quelques encablures d'affronter l'Olympiakos en Ligue des champions. Bordeaux de son côté a souffert. Dans l'intensité, dans l'envie, il n'y a guère que quelques coups de patte de Hatem Ben Arfa qui ont pu faire sourire les supporters bordelais. Il y avait une classe d'écart entre les deux équipes.

Le gagnant : Air Jordan Amavi

Il en a assez pris sur la tronche pendant une période qu'il mérite bien des louanges pour sa prestation. De retour à un niveau plus que satisfaisant depuis l'arrivée d'André Villas-Boas sur le banc phocéen, Jordan Amavi avait des airs du Jordan Amavi de l'OGC Nice face à Bordeaux. Dynamique, offensif, enthousiaste, le natif de Toulon a pleinement profité du 4-4-2 losange pour s'engouffrer dans son couloir. Buteur, provocateur sur le troisième but olympien, Amavi a réussi ses centres, ses retours défensifs et sa prestation globale. De bon augure avant un calendrier plus que chargé pour l'OM.

Le perdant : L'animation offensive girondine

Si Hatem Ben Arfa a montré quelques signes rassurants sur ce qu'il pourrait offrir aux Girondins cette saison, le reste de l'animation bordelaise inquiète beaucoup. Très peu de mouvement, d'envie et de volonté de faire mal à l'adversaire. On a vu des Bordelais apathiques pendant une bonne partie de la rencontre. Que dire de la prestation de Rémi Oudin ? Inexistant, offrant si peu de possibilités et une fois de plus la sombre ombre du joueur pétillant qu'il était à Reims. Nicolas de Préville ? Il n'a rien montré et a traversé la rencontre comme un fantôme. Les latéraux Benito et Sabaly ont cumulé les erreurs. Un ensemble très inquiétant. Heureusement, le banc. Qui redonne quelque peu le sourire car avec les entrées cumulées de Hwang, Briand et Maja. Bordeaux a alors retrouvé du peps même si la rencontre était déjà perdue. Jean-Louis Gasset a peut-être fait les mauvais choix ce soir.

J.T.

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Gauchos 18 oct. à 9:39

(3) le 4 2 3 1 par exemple n'est qu’un replacement du deuxième attaquant dans un 4 4 2 losange. Le 4 3 3 n’est plus n’est qu’une avancée d’un milieu excentré d’un 4 4 2 a plat. Exemple Matuidi en EdF. Et bientot on reverra ce schéma avec cette fois Tolisso qui occupera cette fonction (mais a droite cette fois ci. On deja connu cette expérience avec Sissoko, ce qui faisait grincer les dents aux adeptes des ailiers de debordement.

Gauchos 18 oct. à 9:32

(2) Que ce soit au niveau tactique, technique, physique, physiologique, les outils permettant le diagnostic sont devenu très performants et la science a fait aussi parmi de développer des solutions des moyens et des méthodes d’entraînement pour augmenter la performance des acteurs. Les zones du terrain sont de plus en plus quadrillées, les tactiques etudiees. Et la réponse la plus rationnelle et la plus évolutive en cours de jeu s’est révélée d’elle même ...

Gauchos 18 oct. à 9:23

(1) Pourquoi le 4 4 2, en losange ou a plat, est-il devenu incontournable dans le foot moderne ? Explications : au cours du temps (plus d’un siecle maintenant) il y a des choses qui ont évolué et d’autres non. Les dimensions du terrain et des buts ainsi que le nombre de joueurs formant une equipe sont restés les mêmes. Les dimensions et les conditions physiques des joueurs, si. La technologie permettant l’étude du jeu et des joueurs également ...

Fr4ncky 18 oct. à 0:06

Marseille écarte Bordeaux de quoi ? L'un se doit de viser la LdC, alors que l'autre se battra péniblement pour le maintien au vu du niveau affiché... Je ne comprends pas le titre de cet article.

13lio13480 17 oct. à 23:15

triste spectacle...

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