Soccer Football - Champions League - Group Stage - Group F - Shakhtar Donetsk v Olympique Lyonnais - NSC Olimpiyskiy Stadium, Kiev, Ukraine - December 12, 2018  Lyon's Nabil Fekir celebrates scoring their first goal with Ferland Mendy and Houssem Aouar   REUTERS/Valentyn Ogirenko (Reuters)
Ligue des Champions - Groupe F

Grâce à Nabil Fekir, Lyon pousse un ouf de soulagement et verra les huitièmes de finale de la Ligue des champions

Que ce fut compliqué pour l'OL face au Chakhtior Donetsk. Sous la neige ukrainienne, les Lyonnais ont eu toutes les peines du monde à répondre à l'ouverture du score de Moraes. Heureusement, Nabil Fekir a sorti sa cape de héros pour envoyer Lyon, qui finit deuxième, en huitièmes de finale (1-1). Il y aura donc deux clubs français au prochain tour.

La leçon : Lyon qualifié pour les huitièmes !

Les quelques pétards et fumigènes lancés sur la pelouse de Olimpiyskiy avant le coup d'envoi annonçaient un feu d'artifice à venir entre le Chakhtior et l'Olympique Lyonnais. La météo était le gros point d'interrogation de la journée, mais finalement, le match avait bien lieu. La neige tombait, les lignes avaient été repeintes en rouge et le ballon orange était de sortie : un vrai match d'hiver. Et les Lyonnais ont été cueillis à froid avec l'ouverture du score des locaux, par l'intermédiaire de Junior Moraes (1-0, 20e). La défense des Gones était trop attentiste et Ismaily, très remuant, trouvait l'avant-centre du Chakhtior, qui n'avait plus qu'à conclure du gauche, autour de cinq défenseurs lyonnais. Ce fut la première et unique frappe des Ukrainiens en première période. Lors du retour au vestiaire, les visages lyonnais étaient donc marqués. Et il y avait de quoi ! Lyon a dominé le premier acte et s'était créé un nombre d'occasions incalculables. D'abord, c'était Bertrand Traoré qui loupait le coche. L'attaquant lyonnais se présentait seul devant Pyatov mais manquait son duel (19e). Le Burkinabè ne semblait pas dans son assiette et gâchait une nouvelle occasion en ne trouvant pas le cadre (31e). Kenny Tete (28e), Memphis Depay (38e), Ferland Mendy (45e) et Nabil Fekir (45e) ont eux aussi manqué l'occasion de revenir au score. Ils avaient tout bien fait ou presque, mais au tableau d'affichage, c'était bien le Chakhtior qui menait (1-0).
Ce genre de rencontre se joue à un détail, une inspiration exquise, un geste d'exception. Nabil Fekir endossait sa cape de héros et décrochait une splendide frappe qui filait en lucarne.
La neige tombait de plus belle et Lyon semblait bien embourbé dans le piège. Les occasions se multipliaient pourtant pour les Gones, et Fekir croyait ouvrir le score après une passe de Mendy, mais il y avait un hors-jeu indiscutable (54e). La minute suivante, c'est le latéral gauche lyonnais qui loupait de peu le cadre (55e). Fekir ne réussissait pas grand-chose dans les derniers mètres tandis que son compère d'attaque Memphis traversait la rencontre comme un fantôme. Au milieu de tout ce beau monde, le manque de timing était flagrant, le tempo n'était pas le bon. Mais ce genre de rencontre se joue à un détail, une inspiration exquise, un geste d'exception. Nabil Fekir endossait sa cape de héros et, après un service en retrait de Depay, décrochait une splendide frappe qui filait dans la lucarne droite de Pyatov (1-1, 65e). Avant de prendre un carton jaune quelques minutes plus tard, synonyme de suspension pour le prochain match, et surtout symbole d'une équipe lyonnaise schizophrénique sur la phase de groupes. Les dernières minutes étaient irrespirables, le Chakhtior poussait et n'était pas loin de reprendre l'avantage. Mais comme souvent, Anthony Lopes sortait le grand jeu et repoussait une tentative d'Ismaily (82e). Toujours aussi perfectibles et spontanés, les Gones ont assuré l'essentiel, à savoir leur ticket pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. On attendra sûrement d'eux qu'ils deviennent plus réguliers...

Le gagnant : Nabil Fekir, un but qui qualifie Lyon

Nabil Fekir n'a pas réalisé sa meilleure performance avec Lyon. Mais c'est bien lui, un soir de décembre neigeux, qui a qualifié Lyon pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Peu inspiré en première période, le capitaine lyonnais a répondu présent en seconde en essayant de dynamiser l'attaque, mais surtout en inscrivant un petit bijou ô combien essentiel : une frappe enroulée qui terminait dans la lucarne. Du Fekir tout craché, en somme. Et heureusement qu'il a sorti sa meilleure arme au bon moment car sans lui, Lyon ne serait probablement pas qualifié pour le prochain tour.

Le perdant : Bertrand Traoré a tout loupé

Que d'occasions manquées par Bertrand Traoré ! Le Burkinabè avait l'opportunité, en l'absence de Maxwel Cornet, de regagner du crédit auprès de Genesio. Mais, la mission fut un échec. L'attaquant a montré toutes ses faiblesses : un manque d'efficacité, peu de replis défensifs et une connexion trop faible avec ses partenaires. Pourtant, Traoré n'a pas ménagé ses efforts, mais à ce niveau-là, on ne retiendra que ses occasions loupées en première période. Dommage.

Erwan Issanchou

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armellasebastien 12 déc. à 23:47

Traoré , à défaut de faire un grand match a eu du flair ; Dans l'interview d'hier il dit à propos de Fékir " Il se sent bien et je sens qu'il va faire quelque chose de grand pour nous demain" . Digne des plus grands marabouts !

olivier30 12 déc. à 22:59

ouais !!! aulas trouve t’il toujours que lyon est meilleur ? il a eu chaud et merci à l’arbitre !

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