(J.Prevost/L'Equipe)
Ligue 1 - 7e journée

Grâce notamment à trois passes décisives de Memphis Depay, l'Olympique Lyonnais se relance à Strasbourg

Triple passeur décisif, Memphis Depay a largement contribué au réveil des siens sur la pelouse de la Meinau. L'Olympique Lyonnais, non sans souffrir, s'est imposé 3-2 face à Strasbourg, plongeant encore un peu plus les hommes de Thierry Laurey dans le doute.

La leçon : L'OL n'en demandait pas tant

Au coup d'envoi de son déplacement à la Meinau, l'Olympique Lyonnais en était à sept petit points en six journées. Mais l'on n'avait encore rien vu. C'est en tout cas ce que Rudi Garcia avait tenu à suggérer à quelques heures de la clôture du mercato. Pour mieux évacuer la question de ces piètres résultats, l'entraîneur de l'OL avait tenu à apporter une précision : l'on verrait le vrai visage de son équipe une fois les portes du marché des transferts refermées. Puisque nous y étions, enfin, on avait hâte de voir. Pour ce qui est des (vrais) enseignements, on repassera. Au terme des 26 premières minutes de la partie, Lyon menait déjà 2-0 et il était difficile de mesurer si le mérite en revenait aux visiteurs ou aux locaux. Généreux, le RCSA offrait beaucoup trop d'espaces et, par voie de conséquence, un début de match idéal à Depay et cie. En utilisant parfaitement le gouffre qui existait ce dimanche après-midi entre l'arrière garde strasbourgeoise et Bingourou Kamara, Tino Kadewere et Karl Toko Ekambi plaçaient leur troupe aux commandes (2-0, 12e et 26e). Sur les deux coups, Memphis était à la passe décisive et on imaginait alors les hommes de Thierry Laurey sombrer dans de plus grandes largeurs, encore. On ne s'était pas trompé. Après une réaction locale, Toko Ekambi y allait de son doublé (3-0, 42e) sur un nouveau caviar de son numéro 10. Entre temps, le coach alsacien avait eu la bonne idée de lancer Habib Diallo et le relégable au coup d'envoi (18e) devait son réveil à sa recrue. Opportuniste, le numéro 28 ramenait sa nouvelle équipe à une distance plus raisonnable juste avant la pause (1-3, 43e). A mi-chemin, on voyait toutefois mal comment Strasbourg allait s'y prendre pour renverser la vapeur, quand bien même Anthony Lopes avait dû s'employer à quelques reprises durant le premier acte.
Les largesses défensives du RCSA n'incitaient pas (du tout) à l'optimisme. Oui mais voilà, Strasbourg a du cœur et la défense de l'OL s'est rapidement mise au niveau de celui affiché par son adversaire du jour. Lopes a retardé l'échéance, d'abord, sur une tête de Diallo, puis a dû se résoudre à aller chercher le ballon au fond de ses filets pour la deuxième fois de l'après-midi sur une frappe d'Aholou (2-3, 55e). Par la suite, aucune des deux équipes n'a donné le sentiment de maîtriser sa partition et on aurait bien aimé savoir comment Lyon s'en serait tiré si l'entrant Mattia De Sciglio n'avait pas stoppé (irrégulièrement ?) un Jean-Ricner Bellegarde qui filait dangereusement en direction du but lyonnais (71e). Juste avant, l'international Espoirs avait malencontreusement offert une balle de match à Moussa Dembélé mais le numéro neuf s'était manqué (72e). Et dans cette partie totalement décousue, c'est finalement l'OL qui a raflé la mise. Sans pour autant rassurer sur sa capacité à dominer une rencontre du coup d'envoi au coup de sifflet final, donc. Mais Garcia, qui a fait rentrer De Sciglio, Jean Lucas et Diomandé dans le dernier quart d'heure pour tenir le score, s'en contentera.

Le gagnant : Depay, qui d'autre ?

Quand cela compte vraiment, le capitaine de l'OL passe rarement au travers. Alors que son équipe avait impérativement besoin d'une victoire pour lancer sa saison, le Néerlandais ne s'est une nouvelle fois pas manqué. A la pause, son bilan était tout simplement de trois passes décisives. Les plus exigeant noterons qu'il aurait pu ajouter un but en faisant preuve de davantage de réalisme. Mais son entraîneur devrait pour sa part retenir le bol d'oxygène offert par sa star, alors que le président Aulas avait mis la pression en amont de la rencontre.

Le perdant : Laurey a perdu le fil

Longtemps, son leadership (et quelques-uns de ses choix tactiques) ont permis à Strasbourg de bien figurer dans l'élite. Déjà, en début de saison dernière, son autorité s'était effritée et l'entraîneur semblait moins inspiré. Après un sursaut avant l'interruption du jeu au printemps, Laurey paraît de nouveau accuser le coup. S'il a semblé ce dimanche après-midi avoir demandé à ses joueurs de ne pas subir les évènements en allant chercher l'OL assez haut (puis en ayant le mérite de lancer Diallo à la place de Lionel Carole dès la 37e minute de la partie), ce qu'il pensait être une bonne idée s'est transformée en balle dans le pied. Les visiteurs ont en effet passé la rencontre à se régaler des grands espaces offerts par leur adversaire du jour. - T. P.

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Heraclite 18 oct. à 17:55

L'annonce du transfert possible de Depay au Barca en Janvier semble l'avoir revigoré.

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