A view of the video assistant refereeing (VAR) operation room at the 2018 FIFA World Cup Russia International Broadcast Centre (IBC) in Moscow on June 9, 2018. / AFP PHOTO / Mladen ANTONOV (AFP)
Ligue 1

Guide d'utilisation de la VAR pour la nouvelle saison de Ligue 1 : Quels sont ses principes ? Dans quels cas en faire usage ? Qu'est-ce qui va changer ?

Comme beaucoup d'autres Championnats européens, la Ligue 1 a décidé de se doter de la VAR pour la saison à venir. FF.fr s'est rendu au siège de la FFF pour une rencontre avec Pascal Garibian et Fredy Fautrel, directeurs techniques de l'arbitrage, pour échanger au sujet de l'assistance vidéo. Et pour vous concocter un petit guide d'utilisation.

Les grandes lignes

L'assistance vidéo est là, comme son nom l'indique, pour épauler le corps arbitral. Pas pour s'y substituer. C'est une nuance importante, la VAR ne permettant pas un arbitrage infaillible. «Il ne faut pas croire que ça résoudra tout», avance Joël Quiniou, ancien arbitre désormais consultant pour RMC. Les chiffres de l'expérimentation de l'IFAB, l'instance qui détermine les règles du football, en attestent. Sur un total de 972 matches et 4720 décisions prises, 4098 étaient bonnes, 307 clairement erronées et 315 en «zone grise» et donc sujettes à interprétation de l'arbitre. «Il y aura toujours une incertitude dans la justesse de la décision», poursuit Joël Quiniou. En revanche, d'un point de vue psychologique, l'aide sera précieuse. «Les arbitres ressentiront peut-être moins de pression, plus de sérénité de savoir qu'ils peuvent être suppléés.» Et si les résultats sont aussi probants qu'en Italie, les contestations et les simulations pourraient drastiquement diminuer (respectivement -20% et -43% en Serie A la saison dernière).
Si l'assistance vidéo peut épauler l'arbitre, celui-ci restera toujours le dernier décisionnaire.
Sur le terrain, la VAR pourrait surtout bénéficier au corps arbitral lors de situations litigieuses dans la surface, notamment dans les contacts entre les joueurs ou pour déterminer une simulation. «Ca évitera par exemple qu'une action comme celle de Malcom face à Lyon l'an dernier ne soit sifflée», explique Quiniou. Les fautes de main seront également mieux traquées, même si ce sont celles «qui posent le plus de problème dans l'appréciation» selon Fredy Fautrel, ancien sifflet international désormais à la Fédération française de football. Parmi les 307 décisions clairement erronées recensées par l'IFAB, 45% concernaient d'ailleurs les penalties. En résumé, inutile de s'attendre à un sans-faute : si l'assistance vidéo peut épauler l'arbitre, celui-ci restera toujours le dernier décisionnaire. Et comme le dit Joël Quiniou, «l'arbitre reste un homme avec ses failles

Quand utiliser la VAR ?

L'assistance vidéo est utilisée uniquement en cas d'erreurs claires et évidentes et/ou d'incidents non détectés par l'arbitre, et celui-ci doit toujours prendre une décision avant même d'avoir recours à l'assistance vidéo. La définition de l'IFAB d'une «erreur claire et évidente» est :
- Quand toute personne neutre affirmerait qu'il y a une erreur.
- L'arbitre lui-même aurait changé sa décision en revoyant la situation.

L'assistance vidéo n'est utilisée que dans quatre cas de figure différents :
1 - Après un but marqué (validé ou non)
2 - Sur une situation de penalty (sifflée ou non)
3 - Sur une exclusion directe
4 - Sur une erreur d'identité

Les différents contrôles possibles

1 - Le contrôle silencieux, opéré en continu depuis la cabine d'assistance vidéo. «Tous les faits de jeu inclus dans le protocole de l'IFAB sont analysés», explique Fredy Fautrel.
2 - Le contrôle oreillette, lorsque l'arbitre communique directement avec l'assistance vidéo.
3 - Le visionnage, lorsque l'assistance vidéo effectue une étude complète de la situation et que l'arbitre central la visionne.

Qu'est-ce qui va changer pour les spectateurs ?

«La VAR est très télévisuelle», concède Pascal Garibian, directeur technique de l'arbitrage à la FFF. Sous-entendu, ceux qui seront devant leur poste de télévision n'auront aucun mal à comprendre ce qu'il se passe. En effet, les diffuseurs ont le son entre l'arbitre et la cabine de contrôle et possèdent les mêmes angles de caméra que ceux qui permettent à l'assistance vidéo d'opérer.

En revanche, c'est un peu plus délicat pour les spectateurs installés dans les tribunes. Si l'IFAB réfléchit actuellement à un mode de fonctionnement pour montrer les images dans le stade, ce ne sera visiblement pas pour cette nouvelle saison. Des clips d'informations seront donc diffusés sur les écrans avant les rencontres et des synthèses de fonctionnement proposées sur les brochures de match. Lorsque le recours à l'assistance aura lieu, cela sera indiqué sur l'écran géant, suivi de la décision et du motif de cette décision.
Antonin Deslandes
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olivier30 10 août à 16:55

pendant les matchs à lyon ne chercher pas aulas il sera derrière les écrans ! pour donner ces ordres

olivier30 10 août à 15:51

rien si c’est aulas qui est derrière l’écran

olivier30 1 août à 21:06

donc le meilleur va gagner ? c’est plus les arbitres qui décideront du vainqueur ? voir aulas génial