hoarau (guillaume) (A. Martin/L'Equipe)
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Guillaume Hoarau, Peter Zeidler, le FC Bâle... Ces bonnes raisons de suivre le Championnat suisse

C'est le grand départ, ce samedi à 19h, d'une nouvelle saison en Suisse. Et avant de découvrir les résultats de cette première journée, FF.fr vous donne cinq raisons de rester attentif au Championnat helvète.

Le baroud d'honneur de Guillaume Hoarau

À 34 ans, l'ancien attaquant du Havre, du PSG et des Girondins de Bordeaux est toujours là. Et Guillaume Hoarau est même devenu, depuis 2014 en terres helvètes, l'une des coqueluches du public de Berne, avec un titre de champion de Suisse l'an passé. Avec 68 buts et 26 passes décisives en 96 matches de première division suisse, le géant réunionnais a en effet conquis les cœurs. Et sera une nouvelle fois l'un des buteurs les plus surveillés, lui qui n'a rien perdu de son sens du but. Ses 15 réalisations de la saison passée en Championnat en attestent.

Le champion en titre orphelin de son entraîneur prolifique

Et si les Young Boys de Berne pourront compter sur leur attaquant français, ils se retrouvent sans leur entraîneur à succès Adolf «Adi» Hütter, parti à l'Eintracht Francfort, qui jouit, grâce à ses résultats, d'une solide réputation. En effet, après deux places de vice-champion, le coach autrichien a permis à Berne de soulever le titre national après 22 années de disette. Le champion en titre a décidé de remplacer Hütter par le jeune entraîneur Gerardo Seoane, qui avait connu de jolis succès avec le FC Lucerne. La transition et la découverte d'une nouvelle philosophie à la tête d'un des plus grands clubs helvètes attisent forcément la curiosité.

Le FC Bâle, pillé mais revanchard

Elyounoussi (Southampton), Lang (Mönchengladbach), Lacroix (retour prêt, Saint-Etienne), Vaclik (FC Séville) et bien d'autres encore : le FC Bâle a connu un grand remue-ménage dans sa maison. Et après avoir perdu le titre - une première depuis 2009 -, les Bâlois sont revanchards. Les nombreux fidèles de la Ligue des champions les avaient vu vainqueurs à l'Etihad Stadium face au Manchester City de Pep Guardiola (1-2), et l'objectif sera désormais de reconquérir le graal helvète, alors que la domination de Berne l'an passé a été sans appel. Le FCB aborde ce nouvel exercice avec la soif de revanche et veut à tout prix remporter un titre. La saison dernière, la Coupe de Suisse était également passée sous le nez des ouailles de Raphaël Wicky...

Peter Zeidler, rendez-vous en terre connue

Certains supporters français le connaissent bien. Après une saison à Tours en 2011-2012 et une autre à Sochaux l'an dernier, Peter Zeidler est de retour en Suisse. Il avait déjà entraîné Sion il y a deux saisons, et son arrivée à Saint-Gall sera suivie. Un temps pressenti pour intégrer le staff de Thomas Tuchel au Paris Saint-Germain, Zeidler, 55 ans, a préféré un poste d'entraîneur principal. De Sochaux, il a ramené Axel Bakayoko en prêt et aura la mission de pérenniser Saint-Gall en D1 suisse. Le club avait terminé cinquième la saison dernière, en terminant sur sept défaites. Zeidler, qui a aussi connu l'Allemagne et l'Autriche avec le Red Bull Salzbourg, est là pour remettre le club de l'Est suisse sur les bons rails.

GCZ, un historique à la dérive

Le club le plus titré de l'histoire du football suisse est passé tout près d'une relégation l'an passé. Avec quatre petits points d'avance à l'arrivée, le Grasshopper Club Zurich a failli vaciller, alors que les Sauterelles, surnom donné aux joueurs du club, sont en première division depuis plus de 60 ans. Une contre-performance pour le vainqueur de la Coupe Intertoto 2006, dont l'histoire fait partie des grands romans du football helvète. Et en recrutant l'ancien joueur du Bayern Munich et ancien entraîneur de Bâle Thorsten Fink, le GCZ compte bien se relever. Il serait temps.
Antoine Bourlon 
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thomas.milet 21 juil. à 17:01

Gras Shepperd veut dire sauterelle... Plus qu’un surnom, c’est simplement leur nom.