lloris (hugo) (FERRANE VINCENT/L'Equipe)
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Hugo Lloris à retrouver en entretien dans France Football : «Il faudra garder cette solidarité»

Confiné à Londres avec sa femme et ses trois enfants, le capitaine de l'équipe de France a pris le temps de se poser avec FF pour évoquer la crise sanitaire, l'avenir du ballon, son avenir personnel ou les Bleus. Extraits.

Son quotidien de confiné

«Je me recentre sur l'essentiel, à savoir la famille, les enfants. Je passe énormément de temps à leurs côtés, pour jouer, profiter, gérer le soutien scolaire. Il y a aussi l'attention à prodiguer au petit dernier qui a sept mois. J'apprécie vraiment. Je n'avais pas pu le faire autant que ça avec mes deux filles. Avec mon épouse, on a notre petite routine et ça nous plaît. À côté de ça, j'ai mon entraînement quotidien pour entretenir une activité physique en vue d'un potentiel retour sur les terrains tous les matins, les tâches ménagères, la cuisine. Les journées sont bien remplies.»

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La reprise du Championnat anglais

«On garde espoir. On garde en tête qu'il y a un sprint final, qu'il y a au minimum neuf à dix matches à jouer en Angleterre. Ça reste dans un coin de notre tête, mais on ne peut pas fermer les yeux sur la réalité du quotidien et sur ce qui se passe dans le monde. Ces décisions-là seront prises par le gouvernement anglais et par les instances du football. En tant que professionnel, on a le devoir de rester un minimum en condition pour être prêt s'il y a une reprise. Mais, encore une fois, les règles sanitaires prédominent et c'est le plus important aujourd'hui. Il faut trouver les solutions et des décisions seront prises par la suite.»

La crise dans le foot

«Personne ne pouvait prévoir un scénario aussi chaotique. C'est tellement brutal. On parle de football, mais tous les secteurs subissent cette crise. Si on suit l'actualité, on voit que ça concerne aussi les compagnies aériennes, le tourisme, d'autres industries... Ce n'est pas spécifique au foot, c'est très difficile pour tout le monde. Tous les clubs discutent, mettent des choses en place pour que notre sport soit le moins impacté possible. Il y a une vraie solidarité dans le milieu. Tout le monde travaille, notamment, pour que personne ne perde son emploi et que tous les salariés de tous les clubs soient payés à 100%. Tout le monde tire dans le même sens pour protéger ces personnes qui font nos clubs et qui nous rendent meilleurs au quotidien. C'est important.»

Le report de l'Euro

«Franchement, je m'y attendais. Vu la tournure des choses et le fait que cet Euro doive se disputer sur plusieurs pays, ça rendait la chose impossible. C'est une décision logique. Une année en plus, ça peut être préjudiciable pour certains. Mais, ce que demande le football de haut niveau, c'est le travail, le goût de l'effort, la remise en question. C'est tout ça qui nous conditionne au plus haut niveau et nous donne une chance de disputer une telle compétition avec l'équipe nationale. Donc, on remettra les compteurs à zéro en début de saison prochaine, en espérant que les choses reviennent à la normale, et on fera tout pour arriver au meilleur de notre forme à cet Euro.»

La fin du confinement

«J'embarquerai toute la petite famille dans un avion direction Nice pour aller voir la famille. Dans une situation comme celle-là, on a envie d'être au contact des siens. Le contact par téléphone ou par vidéo n'est pas suffisant. Je le vois par rapport à mon petit dernier. Il a déjà sept mois, il grandit, mais n'a pas encore pris l'habitude de certains visages. Ce n'est pas facile. Donc, on sautera dans un avion pour aller rendre visite à la famille. En attendant, on prend son mal en patience.»

Olivier Bossard

Retrouvez l'interview de Hugo Lloris dans le nouveau numéro de France Football, en kiosque mardi ou disponible en version numérique en cliquant ici.
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labiscole 5 mai à 15:39

Dans le monde du foot heureusement qu'il existe un mec comme Lloris, la grande classe en toutes circonstances, sur le terrain et en dehors, chapeau !

Heraclite 5 mai à 8:33

Le monde du foot est pendu aux lèvres de Boris Johnson qui parlera le 7 soit dans deux jours. Les politiques italiens l'ont meme reconnu, ils suivront. Les actionnaires souhaitent la reprise, les politiques tremblent de porter le poids d'une recrudescence de la'pandemie par un laxisme malvenu, les supporters préfèrent que le championnat suivant ne soit pas impacté et les joueurs craignant la mise au placard traquent en silence.Et Boris parlera dans 48 heures.

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