Soccer Football - Champions League Semi Final Second Leg - Liverpool v FC Barcelona - Anfield, Liverpool, Britain - May 7, 2019  Liverpool's Divock Origi celebrates scoring their fourth goal with Fabinho and Georginio Wijnaldum   REUTERS/Phil Noble (Reuters)
Ligue des Champions - Demies

Inimaginable, sensationnel, légendaire : Liverpool renverse le Barça et se qualifie pour la finale de la Ligue des champions

Ce match restera sans contestation dans l'histoire du football : terrassé 3-0 au Camp Nou il y a à peine une semaine, Liverpool, pourtant privé de Salah et Firmino, a réussi sa remontada légendaire grâce à des doublés de Wijnaldum et Origi (4-0). Tout simplement incroyable. Liverpool est en finale.

La leçon : Liverpool réussit l'impossible et part en finale de la Ligue des champions

Une claque de Messi et du Barça au Camp Nou à l'aller (0-3). Mohamed Salah et Roberto Firmino forfaits et en tribunes. Tous les signaux étaient franchement négatifs côté Liverpool pour croire en une remontada. Même Jürgen Klopp semblait résigné en conférence de presse, mais le coach allemand espérait que ses hommes sortent avec les honneurs. Ils ont fait bien plus que ça. Liverpool s'est qualifié pour sa deuxième finale de Ligue des champions consécutive. Avec deux doublés signés des improbables héros du soir : Divock Origi et Georginio Wijnaldum. Totalement passé à côté de son sujet, le Barça encaisse une deuxième remontada de suite en deux ans après l'humiliation subie à Rome en 2018 (4-1 ; 0-3). Terriblement historique pour la bande de Lionel Messi.
Premier et second but de la carrière de Divock Origi en Ligue des champions.
Dans un Anfield qui y croyait dur comme fer, Liverpool débutait sa rencontre de la meilleure des manières. Sur une erreur de Jordi Alba, Sadio Mané récupérait avant de servir Jordan Henderson. L'Anglais obligeait Marc-Andre ter Stegen à la parade mais Divock Origi, titulaire surprise du soir, suivait bien pour entamer la remontée (1-0, 7e). La pression s'intensifiait déjà sur les Catalans, complètement noyés face au pressing des Reds. Progressivement, Barcelone relevait la tête mais Alisson Becker répondait plus que jamais présent sur sa ligne (14e, 18e, 45e+4, 51e, 68e). Dans l'autre surface, Ter Stegen était tout aussi à la hauteur (7e, 9e, 23e). Au coeur d'une rencontre très engagée et à l'intensité certaine.

Au retour des vestiaires, blessé, Andrew Robertson devait laisser sa place. Klopp lançait Giorgio Wijnaldum, qui était tant passé au travers à l'aller, positionné dans une position de numéro 9 où il était complètement perdu. Le Néerlandais s'est racheté et est entré dans le coeur et l'histoire de son club. En à peine deux minutes, Liverpool remettait les compteurs à zéro. Avec un doublé de Wijnaldum : suite à un ballon perdu par Ivan Rakitic et un centre dévié de Trent Alexander-Arnold, Wijnaldum trompait Ter Stegen qui ne pouvait que freiner le cuir (2-0, 54e). Avant qu'un caviar de Xherdan Shaqiri ne trouve la tête du même Wijnaldum entre Gérard Piqué et Clément Lenglet (3-0, 56e). Anfield explosait.
Liverpool retourne en finale, comme en 2018.
Barcelone coulait et l'impensable arrivait : alors que Liverpool avait obtenu un corner et qu'Alexander-Arnold allait laisser Shaqiri s'en chargeait, l'Anglais, d'une inspiration absolument prodigieuse, voyait Origi, tout seul dans la surface alors que les Espagnols se plaçaient. Fou (4-0, 79e). Touché et coulé, Barcelone ne réagissait absolument pas et Virgil Van Dijk était bien concentré pour veiller au grain (88e). Messi ne gagnera pas la Ligue des champions une fois de plus. Ernesto Valverde va vivre des prochains jours enflammés. L'Espagne ne remportera pas la C1 pour la première fois depuis 2013. Liverpool verra le Wanda Metropolitano et une finale, comme en 2018 (défaite 1-3 devant le Real Madrid). Mais ce club a ce petit quelque chose en plus qui fait qu'on a tant envie de porter son maillot. Cette soirée du 7 mai 2019 restera dans les annales d'un football et d'un sport qui ne nous épargne décidément jamais de nouvelles sensations et de nouvelles émotions indescriptibles. Et c'est pour ça qu'on l'aime tant.

Le gagnant : Origi, improbable héros

302 : c'est le temps de jeu de Divock Origi cette saison avec Liverpool en Premier League. Pour, dans le détail, trois titularisations et onze apparitions après trente-sept journées et même un match avec la réserve de Liverpool. Signe que Klopp ne compte pas vraiment sur lui. Et pourtant, c'est bien lui, et non Daniel Sturridge, que l'Allemand envoyait au feu au coup d'envoi pour suppléer Firmino forfait, et pour tenter la remontada. Pour son dixième match dans la compétition, le Belge a ouvert son compteur dans la rencontre la plus importante, et la plus dingue, de sa carrière. Avec un sang-froid dont on ne soupçonnait peut-être pas chez lui depuis son départ de Lille en 2015 contre 12 millions d'euros vers les bords de la Mersey. Bien présent pour conclure après la tentative de Henderson, Origi montrait tout son sens du but, du renard des surfaces sur le quatrième but de la qualification, étant bien plus concentré que tout le onze du Barça réuni. Il ne disputera sûrement pas la finale de Madrid le 1er juin prochain, mais en cas de victoire au bout, les supporters de Liverpool sauront se souvenir de la soirée du 7 mai de Divock Origi.

Le perdant : Valverde peut-il survivre ?

Deux remontada en deux ans. Avec des matches retour terribles et des humiliations qui ternissent clairement l'image d'un club qui n'a plus connu la finale de la Ligue des champions depuis quatre ans. Au-delà des individualités qui ont sombré, et d'un Messi incapable de relever son club qui prenait l'eau en seconde période, un homme va être dans l'oeil du cyclone en Catalogne et en Espagne : Ernesto Valverde. Arrivé sur le banc blaugrana en 2017, le coach espagnol est l'un des premiers responsables de cette situation. À l'image d'un Barça qui ne séduit franchement pas depuis de trop nombreux mois. L'ancien tacticien de l'Athletic Bilbao peut-il survivre à ça ?
Timothé Crépin
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Pelao78 8 mai à 9:03

2eme « remontada » après celle de Rome l année dernière, celle-ci est peut-être pire car il manquait tout de même Salah et Firmino, mais comme quoi, ça arrive à tout le monde

stoichkov94 8 mai à 8:56

Ajax (?) - Liverpool... Un bon vieux seventies. Manque plus qu'aux Reds un bon titre de champion d'Angleterre.

phitou 8 mai à 8:55

Bravo la remontada n’est pas que pour Paris

sb322841 7 mai à 23:45

hormis la bonne prestations des deux buteurs, il faut mettre en évidence la prestation exceptionnelle du gardien de Liverpool, à 1-0, il fait trois interventions de classe mondiale. Sans cela, je pense que la suite du match n'aurait pas du tout été celle que nous avons vécus. Je lui octroierai un 9/10.

jude 7 mai à 23:36

Génial Reds

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