terry (john) pastore (javier) cech (petr) (P.Lahalle/L'Equipe)
Transferts

Javier Pastore au PSG en dix dates

Sept ans après son arrivée au Paris Saint-Germain, Javier Pastore (29 ans) quitte la France pour retourner en Italie, à l'AS Rome. Retour sur une histoire parisienne contrastée, en dix dates marquantes.

6 août 2011 : le joueur le plus cher de France

Les Qataris viennent de racheter le Paris Saint-Germain, et Javier Pastore est le symbole du projet mis en place. Si le club de la capitale recrute pas moins de neuf joueurs cet été-là, l'Argentin de 22 ans coûte aussi cher que les huit autres réunis. Un transfert à 42 millions d'euros en provenance de Palerme, et celui que l'on surnomme El Flaco devient le joueur le plus coûteux de l'histoire de la Ligue 1. En 2011, Pastore est déjà international argentin, et est considéré comme un des grands espoirs du football mondial.

28 août 2011 : première titularisation, premières régalades

Entré en jeu en cours de match contre Valenciennes une semaine plus tôt (2-1), Javier Pastore est titulaire pour la première fois sous le maillot parisien lors de la 4e journée de Ligue 1. À Toulouse, celui vers qui tous les regards sont tournés régale. Alors que Paris est mené, l'artiste argentin délivre deux passes décisives, pour Kévin Gameiro et Mevlut Erding, avant d'être à l'origine du troisième but en toute fin de match (3-1).

11 septembre 2011 : le nouveau prince du Parc

Deux semaines plus tard, pour sa première titularisation au Parc des Princes, El Flaco débloque une rencontre jusque-là bien terne. Le PSG est bien muselé par Brest, mais Pastore change le cours du match. Héritant d'un bon ballon à vingt mètres du but, l'Argentin privilégie la finesse à la force. Sa frappe en rupture, légèrement piquée, termine sa course dans la lucarne de Steve Elana. Le Parc acclame son nouveau prince.

10 avril 2013 : dans la cour des (très) grands

Le onze parisien a bien changé depuis son arrivée. Mais Javier Pastore en fait toujours partie. En quarts de finale retour de la Ligue des Champions contre le FC Barcelone, il fait étalage de tout son talent. Un une-deux avec Zlatan Ibrahimovic suivi d'un raid en solitaire de plus de 30 mètres, et le numéro 27 inscrit le but qui laisse entrevoir la qualification l'espace de quelques minutes. Pedro en décidera autrement, et le PSG est éliminé sans perdre (2-2 ; 1-1). Pastore, lui, a montré qu'il était un joueur de grands matches.

2 avril 2014 : le chef d'oeuvre

La saison suivante, le PSG est de retour en quarts de finale de la Ligue des champions, contre Chelsea cette fois-ci. Et encore une fois, l'Argentin fait des siennes. En enrhumant Willian, Lampard, Azpilicueta puis Terry avant de tromper Cech, Javier Pastore clôt la marque (3-1), et inscrit certainement ce qui restera comme son plus beau but sous le maillot parisien. Malheureusement pour les siens, cela ne suffit pas : le PSG s'incline (0-2) au match retour, quittant une nouvelle fois la compétition aux portes du dernier carré.

11 octobre 2014 : retour au sommet

Entre blessures et contre-performances, Javier Pastore a perdu sa place en équipe nationale d'Argentine. Sa dernière apparition sous le maillot de l'Albiceleste remonte au 11 novembre 2011, à l'occasion d'un match nul contre la Bolivie (1-1). Trois ans après, Alejandro Sabella a laissé sa place à Tata Martino sur le banc argentin, et El Flaco fait son grand retour avec la sélection. Le 11 octobre 2014, il entre en jeu contre le Brésil (0-2), et inscrit son premier but avec l'Argentine cinq mois plus tard, offrant la victoire aux siens contre l'Équateur (2-1, le 31 mars 2015). Un retour en grâce qui ne sera finalement qu'un interlude...

19 novembre 2016 : neuf minutes au milieu du désert

Car Javier Pastore à Paris, c'est aussi un nombre incalculable de blessures. Ce 19 novembre 2016 contre Nantes (2-0), l'Argentin entre en jeu à dix minutes de la fin de la rencontre. Absent des terrains depuis la défaite à Toulouse (0-2) le 23 septembre, le numéro 27 parisien a le temps de faire quelques gestes de classe avant de se blesser à nouveau, ne finissant même pas le match. Il ne refoulera ensuite plus les pelouses françaises avant le mois de février. Neuf minutes jouées en un peu plus de quatre mois, la faute à une déchirure au genou, mais aussi à un mollet qui l'a trop souvent fait souffrir ces dernières années. Au total, on recense une quinzaine de blessures au cours de son aventure parisienne, pour plus de 400 jours d'indisponibilité au total.

3 janvier 2018 : absent à la reprise de l'entraînement

Les stars se succèdent désormais au PSG, et le physique d'El Flaco ne l'a pas aidé à garder sa place. Pastore a désormais la réputation d'être un intermittent du spectacle, et son avenir se dessine désormais ailleurs. Dès le mercato d'hiver ? Le 3 janvier dernier, il est en tout cas absent de la reprise de l'entraînement des Parisiens, et ne rentre d'Argentine que cinq jours plus tard. Pas d'explications publiques, mais le malaise devient profond, même si les supporters du Parc continuent de scander des «Pastore à Paris».

6 mars 2018 : l'entrée qui ne passe pas

Le «Ensemble on va le faire» n'a pas semblé s'applique à Javier Pastore, lors du huitième de finale de retour de Ligue des Champions contre le Real Madrid (1-2). Disponible mais ni titulaire ni entré en cours de match à l'aller (1-3, le 14 février), le numéro 27 entre en jeu à la 59e minute, quand Paris doit marquer trois fois pour arracher une prolongation. Nonchalant, pas concerné, des pertes de balles à foison et aucun replacement : Pastore réalise peut-être sa pire demi-heure sous le maillot rouge et bleu. Le divorce semble plus que jamais consommé.

19 mai 2018 : la dernière, dans l'indifférence

Qui se souviendra du 269e match de la première recrue phare de l'ère qatari du PSG ? Quatorzième joueur le plus capé de l'histoire du club, Javier Pastore a joué son dernier match à Caen, lors de la 38e journée de Ligue 1 (0-0, le 19 mai). Un match bien terne, entre des Parisiens déjà en vacances et des Caennais assurant leur maintien, et au cours duquel El Flaco n'a pas fait grand chose. «Je suis le premier arrivé, je serai le dernier parti» avait-il déclaré en 2013. Non seulement Javier Pastore n'est pas le dernier, mais il est aussi parti par une plus petite porte que bien d'autres.
Florent Le Marquis
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