Ligue 1 - Saint-Étienne

Jean-Louis Gasset (Saint-Étienne) : « Battre le Paris-SG, c'est un grand rêve »

Jean-Louis Gasset, l'entraîneur de l'AS Saint-Étienne, espère ses joueurs capables de réussir un exploit devant le Paris-SG, dimanche (21 heures).

« Espérez-vous que les Parisiens auront encore la tête dans les nuages demain soir (dimanche à 21 heures), après leur exploit à Manchester United (2-0, en 8e de finale aller de la Ligue des champions, mardi) ?
Oui, car il leur reste un match retour et ils ont peut-être fêté ça. S'ils sont à 100 %, comme mardi à Old Trafford, les Parisiens seront très difficiles à jouer. On sait le match que l'on doit faire. On l'avait presque fait la saison passée (1-1). On n'avait pris qu'un point mais on avait fait le match qu'il fallait. Espérons qu'on mettra tous les arguments dans ce match et que, eux, ils se trouvent à un tournant de leur saison.
Allez-vous vous inspirer de Lyon, première équipe à avoir battu le Paris-SG cette saison en Championnat (2-1, le 3 février) ?
Chacun a ses forces et ses faiblesses. Peut-être qu'on prendra une option différente en essayant de faire le même résultat.
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Est-ce un match facile à préparer ?
Au niveau de la motivation, ce genre de matches sont les plus faciles à préparer. Pas besoin de parler pendant des heures aux joueurs et de faire de grands montages vidéo. Après, on peut espérer un petit relâchement où un jour moins bien. Ça leur arrive parfois. Quand vous jouez Paris, comment voulez-vous faire autrement ? Normalement, tu ne marques pas de points sur ton tableau face à lui. Les battre, c'est un grand rêve. Et on peut rêver.
Vous attendez-vous à un grand match ?
Pour le Paris-SG, ce sera la routine. Ce ne sera pas un grand match, alors que pour nous, ce sera un match de gala. Je ne sais pas quelle équipe on aura en face, car le Paris-SG rejouera trois jours après (devant Montpellier, mercredi prochain, en match en retard de la 17e journée).
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Est-ce vraiment un avantage d'affronter une équipe parisienne privée de Neymar et de Cavani ?
Ils n'étaient pas là non plus, à Manchester. On espère qu'ils seront de retour pour les quarts, les demies et même la finale de la Ligue des champions.
« Mais l'équation pour les battre est très compliquée. Mais c'est ça aussi, qui est très excitant »
La victoire devant Strasbourg (2-1, mercredi) vous a-t-elle rassuré ?
Sur l'état d'esprit, oui. On a aussi un milieu qui est en train de se reconstruire. Malheureusement, avec l'enchaînement des matches tous les trois jours, on n'est que sur la récupération. On n'a pas le temps de travailler à l'entraînement. Notre entame et notre première période ont été encourageantes. À ce niveau-là, on est un peu rassurés. Les joueurs étaient soulagés d'avoir pris trois points dans la souffrance. Mais on aurait pu marquer ce troisième but qui nous aurait soulagés sur deux ou trois contres en seconde période. Ce n'est pas le premier match, et j'espère que ce ne sera pas le dernier, que l'on gagnera comme ça, cette saison.
Sentez-vous vos joueurs davantage en confiance ?
Les joueurs ne cogitent pas. On a tout à gagner. Si un obtient un résultat positif, ce ne sera que du bonus. Mais l'équation pour les battre est très compliquée. Mais c'est ça aussi, qui est très excitant.
La réouverture des kops peut-elle constituer un plus pour votre équipe ?
On retrouvera effectivement notre public, dimanche. Sans les kops, ce n'est pas un spectacle. J'espère que contre Strasbourg, ce sera la dernière fois. Parce que quand le stade Geoffroy-Guichard est plein, il est magique. On essaiera de faire plaisir à tous ces gens. »
Adjoint de Laurent Blanc au PSG de 2013 à 2016, Jean-Louis Gasset garde un regard avisé sur le parcours du champion de France. Ce samedi, l'entraîneur des Verts est revenu sur l'apport de QSI depuis son arrivée au PSG en 2011 : « L'ambition. L'ambition de prendre de grands joueurs, comme Ibrahimovic, Thiago Motta... avec cette volonté d'essayer de gagner la Ligue des champions. Ils voient la difficulté d'arriver à gravir ce dernier escalier. Là, avec Neymar, Mbappé, ils ont plus de moyens. J'ai tout aimé dans leur match à Manchester : leur don de soi, leur organisation et leur capacité à jouer sans Cavani ni Neymar. »
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