moulin (jessy) (B.Papon/L'Equipe)
Le calendrier de l'Avent de FF

Jessy Moulin raconte son meilleur souvenir en 2017 : «Je rêvais de vivre un derby à Geoffroy-Guichard»

Jusqu'à Noël, FF.fr vous propose son calendrier de l'Avent. Avec, chaque jour, le témoignage d'une personnalité du foot qui raconte son souvenir marquant de l'année 2017. Dixième épisode avec Jessy Moulin, le gardien de Saint-Étienne. Il évoque son premier derby disputé face à l'OL.

«Mon meilleur souvenir, c'est clairement le derby en février dernier à Geoffroy-Guichard, face à l'OL. Mon premier derby disputé, avec en plus la victoire (2-0) et la manière. C'était quelque chose d'exceptionnel à vivre. Stéphane Ruffier était blessé donc je savais que j'allais jouer. J'ai eu pas mal de temps pour y penser. On se dit forcément qu'il ne faut pas se louper, même si on essaie de s'enlever la pression grâce à plusieurs stratagèmes : comme le fait de se dire que ce n'est qu'un match comme les autres, que ce ne sont que trois points en jeu, ... Mais on a qu'une seule chose en tête : faire une bonne performance pour gagner dans un match hyper médiatisé, où on sait que ça va se voir si on passe à travers.

«La pression monte avec les messages des amis qui te disent "Ce soir je te regarde"»

Avant la rencontre, la pression monte aussi avec les messages des amis qui te disent «Ce soir je te regarde», «Ce soir je suis au stade», ... Même si ce n'est pas envoyé pour mettre la pression, inconsciemment, on sait que tout le monde regarde. On a alors envie de bien faire. La veille ? Oui, j'ai bien dormi. J'ai la chance de bien dormir avant les matches, même si j'y pense quand même. Mais c'est vrai que tu prépares différemment ce match lors de la semaine qui précède. Ma chance, c'est d'avoir abordé cette rencontre, au milieu d'une semaine à trois matches, on a moins le temps d'y penser, de gamberger.
«Ça se passe dans ta tête, avec toi seul. C'est soit tu assumes et tu te dis "Maintenant, je fais correctement mon taff", soit tu t'effondres»
Ensuite, ça se passe dans ta tête, avec toi seul. C'est soit tu assumes et tu te dis «Maintenant, je fais correctement mon taff», soit tu t'effondres. C'est une question d'amour propre, de rester tête haute et d'assumer le fait d'être dans la cage. Il faut avoir de la confiance en soit, sinon c'est très compliqué...
 
Pendant le match, il y a plusieurs événements qui m'ont marqué. C'est d'abord de voir le stade déjà rempli dès l'échauffement, avec toute la ferveur qu'il y a. Ensuite, j'ai l'image de Tolisso qui frappe la barre alors qu'on gagne 2-0. Là, je me dis que le match tourne bien. J'ai davantage de boulot en deuxième période, avec deux sorties aériennes qui font beaucoup de bien. Il y a aussi eu le vilain geste sur Lemoine en fin de match. Un derby vraiment chaud (NDLR : deux cartons rouges pour Ghezzal et Tolisso dans le temps additionnel). Un souvenir inoubliable. Je rêvais de le vivre, et je l'ai réalisé. Même chose quand je suis entré en Coupe d'Europe face au Beitar Jérusalem (août 2016). Je rêvais de ça. Et pour un gardien, comme moi, qui joue peu, c'est assez incroyable.»
Timothé Crépin 

Les épisodes précédents

Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :