Foto IPP/Maurilio Boldrini Verona 8.2.2020 campionato calcio serie A 2019-2020 Hellas Verona vs juventus nella foto maurizio sarri allenatore juventus allarga le braccia Italy Photo Press - World Copyright *** Local Caption *** (Maurilio Boldrini/IPP/PRESSE S/PRESSE SPORTS)
Italie

Juventus : Les cinq matches qui ont fait plonger Maurizio Sarri

Licencié ce samedi et malgré un titre de champion d'Italie, Maurizio Sarri n'aura jamais su poser sa patte à Turin. FF a sélectionné les cinq rencontres ratées qui ont marqué au fer rouge la saison juventina.

7 décembre 2019, l'écroulement de l'Olimpico

Bien assise sur son 4-3-1-2, la Juve arrive comme un véritable épouvantail à Rome. Dans le jeu, Sarri a dû mal à imposer ses idées et les balbutiements sont bien présents. Mais la Vecchia Signora est la Vecchia Signora. Elle gagne toujours à la fin. Les Juventini ne parviennent que très peu à jouer collectif mais Cristiano Ronaldo ouvre la marque. C'est écrit. Les Bianconeri vont encore gagner 1-0. C'est moche, mais ça gagne... La première claque va faire très mal. Luiz Felipe égalise juste avant la mi-temps et sème le doute. La Juventus a perdu le contrôle. Comme Cuadrado exclu à la 69e sur un tacle appuyé. Sarri et ses ouailles vont couler. Milinkovic-Savic et Caicedo dans le temps additionnel renversent la vapeur. 3-1. Première défaite. Premières séquelles irréversibles.

22 décembre 2019, la Lazio mate la Juve à l'international

Certains diront qu'il ne s'agit que d'une Supercoupe d'Italie. Coupe de peu de valeur, mais tout de même officielle. 3700 kilomètres à vol d'oiseau entre Riyad et Rome mais les mêmes erreurs, les mêmes approximations. Sous le pavillon saoudien, la Juventus nous refait le coup de la panne sèche de l'Olimpico et offre à ses supporters la même soupe froide quinze jours plus tard. Sans saveur, sans sel, sans rien. Sarri s'entête sur son 4-3-1-2 et le paie cash. La Lazio trouve la faille rapidement avec Luis Alberto. Dybala aura beau égaliser, les Biancocelesti mangent du zèbre et piquent là où ça fait mal. Le onze turinois morfle sous les rafales romaines... et craque à l'approche du dernier quart d'heure avec un but de Lulic. Cataldi clôt les débats. 3-1. Calque made in Arabie Saoudite. Avec un rouge glané par Bentancur, histoire de pousser le mimétisme au maximum.

8 février 2020, Hellas, c'est là qu'est l'os...

Toujours si peu convaincante, la Juventus engrange toujours de précieux points. La greffe Sarri n'a pas pris. On se dit, pas encore. Les matches se succèdent et le même scénario lénifiant. Face à des équipes supposées inférieures, les Juventini forcent leur destin mais la boulette semble à chaque fois proche, l'accident à deux doigts d'arriver. La défaite à Vérone, face à l'Hellas, symptomatise les maux récurrents de la Vieille Dame. On mène au score, le plus dur est fait. On s'arrête de jouer et on ramasse le magot tranquille. Cette fois-ci, le braquage n'aura pas lieu. Les Véronais chipent le flingue aux Turinois et leur retournent en pleine poire. Derrière, Kumbulla fait les poches de Douglas Costa et Higuain. Amrabat transmet les liasses dans un fauteuil au milieu de terrain. Et les deux roublards de devant, Borini et Pazzini mettent le coup fatal. La Juve perd 2-1 et c'est amplement mérité.

17 juin 2020, Fino alla... défaite

Le restart vient juste de pointer le bout de son nez. Il faut régler en priorité le sort de la Coupe d'Italie. La Juve s'en sort avec un miteux 0-0 en demi face au Milan (1-1 à l'aller à San Siro) et défie Naples en finale. Sommet de l'horreur, sommet de l'ennui. Bianconeri et Partenopei sont clairement en phase de reprise et ça se ressent. On s'ennuie ferme à l'Olimpico. L'avis de recherche pour trouver le Sarriball est toujours activé. Pas de lien, pas de phase de transition, un pressing light... La Juventus s'en remet alors à la maladresse de son adversaire et à la fatalité. Elle croit dur comme fer en sa devise : «Fino alla fine», «jusqu'à la fin». La marque de fabrique de l'escouade piémontaise. On peut jouer mal, mais au bout, vaille que vaille, on se bat et on gagne. Jusqu'au bout de la nuit, les deux équipes iront. La Juve s'écroulera lors de la séance de tirs au but avec des tentatives loupées par Danilo et Dybala. Alla fine, c'est le Napoli qui soulèvera la Coupe.

7 août 2020, Arrivederci Maurizio !

Puisqu'il n'y avait plus de place pour mettre le terrible match aller à Lyon (0-1), le retournement de situation improbable à Milan après avoir mené 2-0 face aux Rossoneri (2-4), le nul miraculeux contre l'Atalanta (2-2), sans oublier les défaites à Cagliari, face à la Roma à domicile et bien d'autres... Direction le huitième retour de Ligue des champions face à Lyon. Il y a fort à parier que Maurizio Sarri s'était dit dans son for intérieur que, malgré la saison cahin-caha de sa Juve, ses idées impossibles à transmettre et son impuissance à insuffler quelque chose de nouveau, il arriverait au moins à hisser du blanc et du noir dans le Final 8 européen, voire le Final 4. C'est raté. Dans les grandes largeurs. Insignifiante, la Juventus est incapable de renverser un solidaire et uni OL. La suite vous la connaissez...

J.T.
Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :