PARIS, FRANCE - MARCH 11: (FREE FOR EDITORIAL USE) In this handout image provided by UEFA, Neymar of Paris Saint-Germain celebrates victory after the UEFA Champions League round of 16 second leg match between Paris Saint-Germain and Borussia Dortmund at Parc des Princes on March 11, 2020 in Paris, France. The match is played behind closed doors as a precaution against the spread of COVID-19 (Coronavirus).  (Photo by UEFA - Handout/UEFA via Getty Images) (L'Equipe)
Ligue des Champions - Huitièmes

Kolossal Neymar, le récit d'un match total

Buteur, défenseur, catalyseur, Neymar a assumé son costume de leader. En larmes à la fin de la rencontre, le Brésilien a brisé la malédiction et permet de nouveaux rêves.

Il fallait le voir pleurer, après la rencontre, sur la pelouse du Parc des Princes ou face aux supporters, pour saisir l'importance de ce moment de triomphe. À la fois pour lui, malheureux depuis son arrivée au Paris Saint-Germain, mais aussi pour le club, qui rejoint les quarts de finale de la C1 pour la première fois depuis 2016. Et peu importe ce qu'il adviendra de la suite. Neymar aura pour lui le bénéfice de ce PSG-Dortmund. Pour rajouter à la dramaturgie de la rencontre, le numéro 10 était touché à l'épaule dès le début du match. Frayeur dans un Parc vide, mais rien de bien grave, surtout quand, à la 28e minute, le Brésilien ouvrait le score. Sur un corner parfait d'Angel Di Maria, puissant et rentrant, Neymar trompait le marquage d'Achraf Hakimi pour marquer... de la tête. 1-0, avant une nouvelle implication décisive. Après une récupération de Leandro Paredes et Juan Bernat, il fixait, décalait Di Maria, à l'origine du but du latéral gauche espagnol (45+1e), bien servi par Pablo Sarabia.

L'incarnation de la première ligne de pressing

2-0 avant la pause, la récompense d'un travail exemplaire. Pour preuves, ces séquences de pressing, dès le coup d'envoi, le onze parisien obligeant Roman Bürki à envoyer en touche (3e). Neymar, sur son côté gauche, galopait à pleine vitesse pour tacler, se replacer, perturber la relance. Idoine pour contrarier Dortmund grâce à une première ligne dense, vive et efficace, composée d'Angel Di Maria, Pablo Sarabia, Edinson Cavani et donc Neymar. Tout l'inverse du match aller, où Dortmund s'était amusé grâce à une supériorité numérique constante. Avec cette implication, ce plan, Neymar a récupéré 4 ballons. Un chiffre qui n'illustre qu'à moitié son rendement défensif, très inégal mais précieux, à l'image de ces prises d'informations récurrentes et ces petits déplacements utiles. «Agressivité !!!», lui gueulait Leandro Paredes dans les oreilles autour de la 80e minute pour l'encourager davantage. C'est dire l'état d'esprit...

Fatigue en fin de match

Comme à son habitude, le Brésilien s'est aussi livré à un match actif dès lors le ballon en possession des Parisiens. Avec 70 ballons touchés, 2 passes clés, 2 tirs, 3 fautes subies, il a été un moteur souvent trouvé par un premier soutien intéressant, Leandro Paredes. L'Argentin, dont l'appétence pour les passes verticales n'est plus à prouver, lui a ainsi envoyé 7 passes, devenant le premier convoyeur de ballons pour le «Ney» après Juan Bernat (12). Dans la foulée de ces transmissions, le Brésilien s'est chargé d'orienter, cherchant le déséquilibre à outrance ce qui explique ses 22 ballons perdus. Un déchet classique et qui se justifie autant par une fatigue grandissante que par une gestion irrégulière des transitions offensives. Le PSG n'a pas vraiment brillé en seconde période, plutôt géré par un don de soi permanent et le calme de son arrière garde. Des détails superficiels comparés au bonheur parisien, logique et mérité. La prestation collective a été de grande qualité, celle de Neymar on ne peut plus satisfaisante. C'en est presque un déclic, une ôde aux rêves et une envie d'y croire. À coup sûr, cela n'avait rien d'illusoire.

Antoine Bourlon 
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PijourletPh 12 mars à 13:54

Dans l'absolu, Neymar a des qualités de vivacité, de souplesse et d'accélération hors de commun, donc il est tout à fait capable de faire des matchs complets où il attaque et défend aussi bien s'il le veut vraiment. Le problème, à mon avis, c'est qu'il s'est enfermé dans un schéma de jeu trop limité où il provoque, accélère, dribble en solo et dépense beaucoup d'énergie inutilement.

rom0906 12 mars à 13:09

C'est un match à son niveau, n'exagérez pas, il n'a pas été "colossale" ! Et en plus bien aidé par une équipe de Dortmund bien en dessous du match aller.

RYO 12 mars à 12:06

Un match ordinaire de Neymar, il peut faire beaucoup mieux. Il a bien travaillé défensivement cette fois ci

Pelao78 12 mars à 10:34

Il s est bien donné sur ce match dans tous les secteurs, rien à redire, félicitations bien méritées, qu il continue, on sent qu il s applique et qu il veut toujours bien faire

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