kondogbia (geoffrey) (L'Equipe)

Kondogbia : «Je voulais juste faire de la boxe»

Très rare dans les médias, le nouvel international français a accepté de se livrer dans FF. Sa jeunesse, ses débuts à Lens, sa relation avec son père, son voyage en Espagne, son séjour à Monaco, Kondogbia n'a évité aucune question.

Son arrivée à Lens

 «Un recruteur était venu voir mon père pour lui dire que Lens voulait me faire passer un test de trois jours. Il avait accepté que je le fasse, mais refusait de me voir signer là-bas. Sauf que j’ai réussi le test et que Lens a voulu me garder. Mon père ne voulait pas du tout. J’ai commencé à lui faire la tête. Je ne lâchais rien, et il a fini par accepter.»

Sa rencontre avec Varane

«On était tout le temps surclassés, ensemble. Il avait le même état d’esprit que moi. Lui aussi avait un taux d’exigence très élevé. Il a toujours beaucoup bossé. C’est ce qui lui a permis de réussir. Et Raphaël a toujours su allier le football et l’école.»

Son départ pour l'Espagne

 «J’avais discuté avec la direction qui m’avait autorisé à partir. Je voulais connaître autre chose. Bordeaux me voulait, Lille aussi était intéressé, mais c’était beaucoup trop cher pour un joueur de Ligue 2. Lens avait fixé mon prix à 4 millions d’euros. Je me suis tout de suite très bien entendu avec les dirigeants du FC Séville.»

Ses souvenirs d'Espagne

«Au début, j’étais complètement perdu. Les joueurs voyaient que je ne comprenais pas les zones de pressing. Cette expérience m’a permis de passer un cap. Je suis plus fort dans la sensation du jeu. Au niveau de la vitesse d’exécution, aussi, je sens que j’ai progressé.»

«Jardim est très proche de ses joueurs». (L'Equipe)

Monaco et Jardim

 «J’ai vite été motivé par le discours des dirigeants. Le nouveau projet est très intéressant pour les jeunes. On est exposés, on joue, on nous met en valeur. Jardim est un coach très proche de ses joueurs. Il aime bien nous mettre en confiance, mais aussi nous défier. Il sait très bien gérer un groupe.»

Le making-off

Lieu : bord du terrain d’entraînement de la réserve monégasque. Trop de soleil pour rester enfermés dans la salle de presse.
Durée : 1 heure.
Tenue : Nike Air Max aux pieds, jogging gris, pull à capuche de la même couleur.
Niveau de connivence avec l’intervieweur : 9/10. Tutoiement d’entrée. Le nouvel international s’est ouvert sans aucune retenue.
Autres personnes présentes : Julien Crevelier, attaché de presse et relations publiques de l’AS Monaco. Mais suffisamment loin sur le terrain pour ne pas entendre ou intervenir dans les réponses du milieu international.
Nombre de fois où il a regardé sa montre durant l’entretien : Une fois. Quand l’attaché de presse de l’AS Monaco est intervenu pour annoncer que le temps d’entretien était écoulé.
La question à laquelle il n’a pas voulu répondre : «Il s’était passé quoi avec Diego Costa en Espagne ?» D’habitude discret sur les réseaux sociaux, le Monégasque n’avait pas hésité à tweeter pour dénoncer l’international espagnol : «Monsieur Costa, la prochaine fois tes bruits de singes tu les garderas.» Explication de l’intéressé : «C’était un fait de jeu dans un match très chaud… Il se passe toujours plein de choses sur un terrain. Tu fais, parfois, des choses que tu ne penses pas. On l’a vu avec Zlatan, qui s’est énervé sous le coup de l’émotion. Tu ne te contrôles pas toujours.» Diplomate, le garçon.
La question qu’on a oublié de lui poser : «Il va où Varane la saison prochaine ?»
Son tic de langage/Son expression préférée : «Mon père me disait souvent…»
Note sur sa disponibilité : 9/10.
Ce qu’il n’a pas eu le temps de dire dans France Football : «C’est normal que Paul (Pogba) et Raph’ (Varane) soient plus connus que moi. On est de la même génération, mais on n’a pas les mêmes trajectoires, on ne joue pas dans les mêmes clubs. Franchement, ça ne me dérange pas. Au contraire. Je préfère faire mon chemin tranquille, sans avoir beaucoup de personnes sur moi

Olivier Bossard

Entretien à retrouver dans son intégralité dans France Football