mbappe lottin (kylian) *** Local Caption *** 264 photos (F.Mons/L'Equipe)
Euro U19

Kylian Mbappé, Andrés Iniesta, Sergio Ramos... ces très grands qui se sont illustrés lors d'un Euro U19

L'an dernier João Filipe, Moise Kean ou encore Boubacar Kamara. En ce millésime 2019, c'est au tour de Maxence Caqueret, Abel Ruiz et Rafael Camacho de constituer les figures de proue de l'Euro en Arménie. Il faut dire que, depuis sa création en 2002, la compétition a vu défiler plus d'une belle promesse du football mondial.

Andres Iniesta (2002)

Comme Mozart avait l'oreille absolue dès ses 3 ans, Andres Iniesta est né avec un pied de velours. Aperçu en U17, l'artiste continue de répéter ses gammes un cran plus haut. Illusioniste, cerveau : Iniesta justifie rien que sur cet Euro 2002 les surnoms dont il héritera par la suite. Derrière le Pichichi du tournoi Fernando Torres, Don Andrés régule, dicte, oriente, distille, le tout avec intelligence et justesse. Sans se départir de sa classe, le produit de la Masia n'oublie jamais d'être décisif. Un coup franc contre la République tchèque à son image, malicieux et en douceur, lance les hostilités espagnoles en phase de groupes. Jusqu'au trophée, et le début d'une carrière placée sous le signe de la gloire éternelle.

Sergio Ramos (2004)

Deux ans après Iniesta et Torres, c'est au tour d'un jeune défenseur à la crinière lisse de flamboyer sous la tunique espagnole. Si, portée par David Silva et Gavilán, la Roja se signale par sa créativité, les Juanfran, Albiol et Ramos se montrent hermétiques pile au bon moment, infranchissables en finale contre la Turquie (victoire 1-0). Sergio Ramos, doté d'une détente et une grinta saisissantes pour son âge, excelle tant par sa solidité défensive que sa faculté à amener le danger sur phase arrêtée. D'excellentes performances et une médaille d'or gratifiées par un record l'année suivante, celui du plus jeune joueur à apparaître chez les A.

Mesut Özil (2007)

Si l'Allemagne, surprise par la Grèce d'un dénommé Konstantinos Mitroglou, doit s'incliner aux portes de la finale de cette édition autrichienne (2-3), son meneur de jeu de 18 ans attire tous les regards vers lui. Métronome de la Mannschaft, Mesut Özil délivre un but et une passe décisive dès son entrée en matière contre la Russie (3-2), puis récidive en marquant d'une frappe croisée contre la France (1-1). Sa vision du jeu, son sens de la passe et sa technique au-dessus du lot enchantent les recruteurs du Werder Brême, qui feront exploser le Germano-Turc un an plus tard.
Antoine Griezmann face à Oriol Romeu lors de la finale France-Espagne, à Caen, en 2010. (LABLATINIERE/L'Equipe)
Antoine Griezmann face à Oriol Romeu lors de la finale France-Espagne, à Caen, en 2010. (LABLATINIERE/L'Equipe)

Antoine Griezmann (2010)

Cette génération dorée de l'équipe de France, sacrée après une victoire 2-1 contre l'Espagne, est incarnée par un homme rangé dans la grande armoire des «nouveaux Zidane». En cette année 2010 particulièrement éprouvante pour le football français, tous n'ont d'yeux que pour... Gaël Kakuta. Moins exposé médiatiquement que le prodige de Chelsea, Antoine Griezmann s'implique activement dans la conquête du titre, scorant deux fois sur l'ensemble du tournoi. Mobile et décisif, le blondinet de la Real Sociedad se fait pour la première fois un nom en son pays, aux côtés de Lacazette et Bakambu notamment.

Joshua Kimmich (2014)

«Il savait tout de moi depuis l'Euro U19 qui avait eu lieu un an auparavant». Il, c'est Pep Guardiola, entraîneur du Bayern Munich. C'est dire si les performances de Joshua Kimmich ont impressionné durant cet Euro 2014. Au-delà de ses qualités techniques, c'est la maturité du numéro 6 qui frappe les esprits tout au long du parcours victorieux de l'Allemagne. Celui qui évolue devant la défense en sélection comme avec son club de Leipzig aiguise l'appétit des Bavarois, qui en feront un pur produit guardiolesque capable d'évoluer dans toutes les zones du terrain.

Kylian Mbappé (2016)

Un doublé célébré façon Cristiano Ronaldo contre le Portugal en demi-finale (1-3), pas de doute : dès ses 17 ans, Kylian Mbappé avait déjà tout d'un grand. Surclassé pour participer à cet Euro et aligné dans le couloir gauche, le Monégasque fait vivre un calvaire aux défenses adverses. S'il pèche un peu dans la finition, le numéro 11 marque cinq buts et accomplit quelques gestes de pur délice, à l'image du sombrero qui mystifie l'Italien Locatelli en finale avant le but du 4-0 d'Issa Diop. Un premier trophée international puis l'explosion définitive avec l'ASM la saison suivante...
Corentin Rolland
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