April 28, 2018; Carson, CA, USA; Los Angeles Galaxy midfielder Romain Alessandrini (7) controls the ball against the New York Red Bulls at StubHub Center. Mandatory Credit: Gary A. Vasquez-USA TODAY Sports (/USA TODAY SPORTS/PRESSE SPORT/PRESSE SPORTS)
MLS

L'american dream de Romain Alessandrini à Los Angeles

Arrivé à Los Angeles à l'hiver 2017, Romain Alessandrini a retrouvé le goût de jouer et d'être décisif. Coéquipier de Zlatan Ibrahimovic en Californie, l'ancien Marseillais nage en plein bonheur dans la fastueuse Major League Soccer.

C'est un cliché résistant, et qui ne devrait pas quitter l'Amérique du nord pour encore un bon moment. Lieu idoine pour y vivre sa pré-retraite, la MLS s'est transformée en terre d'accueil pour les illustres stars du football mondial. De Thierry Henry à David Beckham en passant par Ricardo Kaka et désormais Zlatan Ibrahimovic, le Championnat américain a convié les plus grands, à coups de gros chèques et d'avantages, et a longtemps rêvé de faire du soccer l'égal du foot européen. Pourtant, la mayonnaise n'a jamais vraiment pris. Mais c'est bien là-bas qu'un Français a trouvé son bonheur : Romain Alessandrini. Barré à l'OM et exclu des plans de Rudi Garcia au cours de la première partie de saison 2016-17, le gaucher avait choisi de s'exiler. Annoncé à Saint-Étienne et à l'étranger, il avait finalement décidé de prendre un tout autre virage, direction les États-Unis et la capitale californienne, Los Angeles. Et quelle heureuse aventure pour le Marseillais de naissance, sur le pré comme en dehors, où la famille Alessandrini jouit désormais d'une tranquillité opportune.

La fiche de Romain Alessandrini

Buteur prolifique

Bonheur partagé par le chef de famille, qui s'est mué en véritable star de la MLS et du Galaxy de Los Angeles. Mais pour, au final, une célébrité discrète, Hollywood préférant souvent les artistes du septième art aux «soccer players», qui convient finalement bien à Romain Alessandrini. Preuve à l'appui, pour sa première saison chez l'Oncle Sam, l'ancien de Gueugnon a inscrit 13 buts et délivré 12 passes décisives en trente rencontres. Un bilan pléthorique, quelques jolies réalisations et une joie retrouvée sur les pelouses US. Cette saison, même topo. Alors que la MLS n'a pas fait de pause pendant la Coupe du monde, notamment le jour de la finale (Los Angeles-Revolution, 3-2 et deux passes d'Alessandrini ce jour-là), l'ancien de Rennes continue son épopée fantastique sous les yeux enchantés des gosses de LA, déjà rompus aux chouettes fantaisies des Lakers, Clippers ou autres Angels dans d'autres sports. 18 matches, sept buts, cinq passes décisives. Un bilan version 2018 qui laisse à penser qu'Alessandrini s'est spécialisé dans le rôle du patron offensif. Et peut importe le niveau, tant qu'on y trouve son compte.

Zlatan, ça change la donne

Patron offensif ? Romain Alessandrini l'a été un temps aux LA Galaxy. Car s'il représente toujours l'une des armes majeures de la franchise de l'Ouest, il vient d'être rejoint par une diva d'une toute autre carrure : Zlatan Ibrahimovic. Officialisée le 23 mars dernier, la légende suédoise est arrivée à LA déjà auréolée d'un statut international. «[C'est] de la folie, nous racontait Romain Alessandrini le 3 avril dernier. Jeudi, pour sa présentation, il y avait un tas de journalistes. C'est bien pour le club, pour la ville, pour le foot ici.» Une cohabitation précieuse avec le Z, dont Alessandrini a bien conscience, malgré la rivalité, qu'il évoque avec ironie, entre le PSG et l'OM, son club de cœur : «Tu oublies. Tu regardes le joueur et le personnage, et tu savoures. D'autant qu'il est venu spontanément me parler. Je vais me faire charrier par mes potes, mais ce n'est pas un Parisien, c'est Zlatan. [...] Il m'a demandé comment ça s'était passé à l'OM, comment était la MLS, on a discuté de Paris. Il m'a parlé en français, j'étais un peu impressionné.» À 29 ans, Romain Alessandrini apprend encore aux côtés de l'ex-attaquant du Paris Saint-Germain et de tant d'autres clubs mythiques. Et continue de vivre avec béguin son odyssée dans la cité des anges, rythmée par les buts et les réussites.
Antoine Bourlon
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