Soccer Football - Champions League - Round of 16 First Leg - Atletico Madrid v Juventus - Wanda Metropolitano, Madrid, Spain - February 20, 2019  Atletico Madrid's Jose Gimenez celebrates scoring their first goal with team mates     REUTERS/Sergio Perez (Reuters)
Ligue des Champions - Huitièmes

L'Atlético assomme la Juventus Turin grâce à ses défenseurs et remporte son huitième de finale aller de Ligue des champions

Quelle intensité ! Plus agressif, l'Atlético a pris le meilleur sur une timide Juventus (2-0) grâce à Godin et Giménez. La Vieille Dame est condamnée à l'exploit pour le match retour.

La leçon : L'Atlético remporte la bataille de Madrid

Affiche de gala au Wanda Metropolitano. Atlético et Juventus, deux formations souvent réputées pour leur solidité défensive, s'affrontaient pour la première fois en phase finale de Ligue des champions. Mais comme on pouvait s'y attendre, pour le spectacle, il valait mieux passer son chemin. Et quand à la mi-temps, le score était de 0-0, comme sur sept des huit matches de ces huitièmes de finale de C1, il n'y avait pas de quoi être étonné. Cristiano Ronaldo et Griezmann se livraient à un concours de coups francs en première période, mais respectivement Oblak (9e) et Szczesny (29e) se montraient vigilants. Ce choc a surtout été coupé à de nombreuses reprises par les coups de sifflet de Felix Swayer, l'arbitre de la rencontre. Il y aura de fait une hécatombe de joueurs suspendus pour la deuxième manche : Diego Costa, Partey et Alex Sandro ne fouleront pas la pelouse du Juventus Stadium. Au retour des vestiaires, l'Atlético a tenté de mettre un peu de rythme dans la rencontre et se créait, grâce à son duo offensif, deux grosses situations coup sur coup. Sur la première, Diego Costa était lancé en profondeur mais dévissait complètement sa frappe alors qu'il se présentait seul face à Szczesny (51e). Puis, dans la foulée, Griezmann tentait de lober le portier polonais qui déviait de fort belle manière le cuir pour le repousser sur la barre (53e).
Une fois de plus, l'Atlético a surtout montré que son arrière-garde était (quasi) imprenable, impressionnant dans sa capacité à se replier rapidement, avec tous les joueurs au diapason. Pour ce qui est de l'attaque, il fallait attendre que Morata catapulte sa tête au fond des filets pour voir tout le stade se lever et exulter. Mais l'espoir ne durait que quelques instants, le but étant refusé après visionnage de la VAR pour une poussette sur Chiellini (70e). Heureusement, avec un peu de patience, les filets tremblaient finalement, sans que le but soit invalidé cette fois-ci. Sur un corner, à la suite d'une situation confuse dans la surface, Giménez se retrouvait en position de but et ouvrait le score (1-0, 78e). Cinq minutes plus tard, sur un nouveau ballon qui traînait dans la surface, Godin envoyait le ballon au fond pour faire le break (2-0, 83e). Qui croyait vraiment que le score resterait vierge ? C'était sans compter sur la redoutable efficacité de l'Atlético qui peut entrevoir la qualification. Les Turinois, eux, n'ont pas été à la hauteur de l'enjeu.

Le gagnant : Une victoire typique de l'Atletico de Simeone

Difficile ce soir de mettre une individualité au-dessus d'une autre. Il n'y a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent lors de ces 90 minutes. L'Atlético n'a pas été flamboyante, loin de là. Mais les Colchoneros l'ont emporté avec deux buts d'écart contre une Juve certes bien triste. Cette performance est née de l'essence même des hommes de Simeone : une muraille défensive avec onze joueurs prêts à se battre pour le maillot. En plus, l'équipe sait gérer les temps faibles, et profiter de ses temps forts, même si ceux-ci sont rares. Illustration parfaite ce soir. Et que les buts soient venus des deux défenseurs centraux et à chaque fois sur des coups de pied arrêtés n'a rien d'anodin. Les Madrilènes fidèles à eux-mêmes ont un pied en quarts...

Le perdant : Diego Costa, quand rien ne va...

Souvent vantée pour son esprit guerrier, l'équipe de Diego Simeone s'est parfois distinguée pour son trop plein d'agressivité, voire de nervosité. Notamment jusqu'à l'heure de jeu. Et l'exemple type fut Diego Costa. L'Espagnol a tout raté, en plus de récolter un carton jaune qui le privera du match retour. Il manquait la plus belle occasion de la partie sur un face-à-face avec Szczesny alors qu'il était servi à merveille par Griezmann. En première période, il faisait parler sa malice pour pousser l'arbitre à siffler un penalty, finalement déjugé par la VAR et transformé en coup franc à l'entrée de la surface. Il n'aura pas réussi à saisir les rares situations pour se distinguer, et son calvaire prenait fin quand son compatriote, Morata, le remplaçait à la 58e.
Jérémy Docteur
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florent02 21 févr. à 11:45

N'enterrons pas la Juve trop vite...

Gascon64 21 févr. à 2:07

rien n'est fait !!!!

Papaya 21 févr. à 1:21

Match retour à la maison pour la Juve, pas d'enflammade

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