Soccer Football - Super Cup - Real Madrid v Atletico Madrid - Lillekula Stadium, Tallinn, Estonia - August 15, 2018. Atletico Madrid's Saul Niguez celebrates scoring their third goal with team mates. REUTERS/Ints Kalnins (Reuters)
Supercoupe d'Europe

L'Atlético Madrid claque 4 buts au Real Madrid et remporte la Supercoupe d'Europe !

La saison européenne a été parfaitement lancée par les deux équipes de Madrid ! Six buts, des renversements, pour, au final, une Supercoupe pour l'Atlético Madrid qui a fait la différence en prolongation (4-2). Diego Costa et les remplaçants ont été diaboliques dans la finition.

La leçon : l'Atlético démarre sa saison en terrassant l'ennemi juré

L'exercice 2017-18 du Real Madrid s'était terminé en apothéose à Kiev le 26 mai dernier, le nouveau commence par une défaite à Tallinn. Le derby madrilène qui servait de premier match officiel aux deux clubs de la capitale espagnole a tourné à l'avantage du vainqueur de la dernière Ligue Europa. L'Atlético Madrid a remporté sa troisième Supercoupe d'Europe en autant de participations (2010, 2012 et donc 2018). La soirée fut longue, mais avait déjà bien commencé pour les hommes de Diego Simeone. Après moins de cinquante secondes de jeu, un long ballon de Diego Godin était parfaitement contrôlé de la tête par Diego Costa, qui prenait le dessus sur Sergio Ramos. L'attaquant de l'Atlético profitait ensuite d'une hésitation de Raphaël Varane pour se créer de l'espace. Excentré sur la droite, l'Espagnol envoyait un missile dans la lucarne opposée de Keylor Navas (0-1, 1re). Pas abattus, les Merengue revenaient petit à petit dans la rencontre. Marco Asensio voyait sa talonnade inspirée être repoussée par Jan Oblak (17e), puis Marcelo ne cadrait pas sa frappe à la limite de la surface de réparation (25e).

Les notes de Real-Atlético
Diego Costa sauve les Colchoneros.
Dans la foulée, Karim Benzema, d'une tête croisée, reprenait victorieusement un centre du pied droit parfait de Gareth Bale (1-1, 26e). Asensio était proche de doubler la mise dans la foulée, profitant d'une errance de la défense de l'Atlético, mais croisait trop sa frappe (29e). Après de nouvelles occasions d'Asensio (34e) puis de Bale (39e), le Real finissait par prendre l'avantage après l'heure de jeu. À la suite d'une faute de main maladroite de Juanfran, Ramos transformait tranquillement le penalty (2-1, 63e). Dans une dernière demi-heure où l'on voyait mal les hommes de Diego Simeone revenir, Diego Costa venait conclure une belle action de Juanfran et Angel Correa (2-2, 79e).
L'Atlético met fin au règne du Real.
En prolongation, l'éclair venait alors de Saul Niguez, qui reprenait de volée un centre en retrait de Thomas Partey, mystifiant Navas (2-3, 98e). Un peu plus de cinq minutes plus tard, Vitolo servait idéalement Koke, qui concluait du plat du pied (2-4, 104e). Un quatrième but en cinq tirs cadrés pour l'Atlético Madrid, qui écœurait son voisin. Paraissant bien plus frais physiquement que leurs adversaires, l'Atlético a survolé la prolongation, pour mettre fin au règne du Real, vainqueur des deux dernières éditions.

Les gagnants : Simeone et le banc de l'Atlético

Le duel du coaching a largement été remporté par Diego Simeone. Quand les Luka Modric, Dani Ceballos et autres Lucas Vazquez ne parvenaient pas à apporter une grande plus-value aux Merengue dans cette rencontre, les entrants du côté de l'Atlético ont quant à eux totalement bouleversé le match. Entré en jeu à la place d'un Antoine Griezmann très peu en vue, Angel Correa est apparu très virevoltant au sein de l'attaque des Colchoneros. Il a notamment offert le but du 2-2 à Diego Costa (79e). Vitolo, qui a remplacé Rodri à vingt minutes de la fin du temps réglementaire, a lui aussi apporté beaucoup, même si maladroit sur quelque séquences. Sur le quatrième but, il a bien fait le lien entre le bon travail de Diego Costa et Koke, parachevant le succès de l'Atlético (104e). Quant à Thomas Partey, le suppléant de Thomas Lemar juste avant la prolongation, c'est lui qui a remisé en retrait pour le bijou de Saul Niguez (98e). Un coaching parfait pour Simeone.

Le perdant : Varane, moins à la fête qu'en Russie

Un mois et quelques heures après avoir soulevé la Coupe du monde avec toute l'équipe de France, au terme d'un Mondial qu'il avait survolé de bout en bout, Raphaël Varane a vécu une soirée plus que compliquée en Estonie. Dès la première minute de jeu, le défenseur se montrait coupable d'une hésitation fatale sur l'ouverture du score de Diego Costa. Alors que Sergio Ramos était en première ligne avec ses duels musclés avec Costa (8e, 18e, 65e), Varane peinait à s'imposer comme un patron. Sur l'égalisation de l'Atlético (79e), le Français étonnait une nouvelle fois par son placement hasardeux. Le pire arrivait lors de la prolongation, au cours de laquelle la fatigue physique a certainement joué un rôle. Le vice-capitaine des Bleus perdait un ballon tout proche de son gardien, débouchant sur le troisième but de l'Atlético (98e). Un match qui n'enlève rien à ce qu'a montré Varane en Russie, mais qui met en lumière tout le travail, surtout physique, qu'il reste à accomplir pour être de nouveau performant cette saison.
Florent Le Marquis
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Lampros 16 août à 16:41

Le contre coup fatalement va arriver.On ne peut pas tout gagner impunément.Cette année l Atletico sera dans la course au titre national et sans doute pas loin de la 1ere place

RIGOLS 16 août à 11:53

Certains toujours jaloux critiquent le Réal c'est facile surtout après une défaite!Mais quand l'Atlético et d'autres auront son palmarès on en reparlera....

YouNid 16 août à 1:06

Bonjour la grande période creuse du réal qui n'est qu'au tout début de ses pertes après le départ du grand Zidane et du phénomène CR 7 irremplaçable Il faut rien espérer de ce foutue Bale et encore moins Benzema

YouNid 16 août à 0:48

Varane ratrappé par son complexe quand il joue à côté de son maître Sergio Ramos au réal MadridIl n'a rien d'un champion malgré les 2 titres en 2018 champion d'Europe et champion du monde c'est claire il est nul la preuve 3 buts marqués par l'atletico par sa faute Mais quel champion un nul voila

nedjiben 16 août à 0:13

4 buts dont 2 sortables, Navas était nul c’est l’occasion de le mettre sur la touche.Varane totalement déficient.Le coaching d’une nullité totale, on ne sort pas Casemiro à 2 -1 à 19 mn de la fin . Cet entraîneur n’a pas le niveau du foot Haute Définition . Adieu Réal de Madrid qui ne gagnera rien comme ça....!!

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