(L'Equipe)
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L'équipe de rêve de l'AJ Auxerre

L'AJ Auxerre, qui affrontera le Paris Saint-Germain samedi en finale de la Coupe de France, a formé et (re)lancé de nombreux talents. De Djibril Cissé à Basile Boli en passant par Bruno Martini, voici notre onze de rêve auxerrois (4-1-3-2).

Bruno Martini

Pur produit du centre de formation, Martini a dû attendre d'être prêté à Nancy, en 1983, pour s'imposer en D1. De retour à l'AJA deux ans plus tard, il ne quittera plus les buts pendant dix ans. Indéboulonnable, il devient une figure incontournable du paysage footballistique français et gagne sa place chez les Bleus (31 sélections), dont il deviendra plus tard l'entraîneur des gardiens.

Alain Goma

Alain Goma fait partie de cette génération dorée qui s'adjugea l'historique doublé Coupe de France-Championnat en 1996. Repéré par Guy Roux en 1992, il s'installe rapidement au poste d'arrière droit. Ses bonnes prestations et les riches campagnes européennes de l'AJA lui ouvrent les portes de l'équipe de France, qu'il ne fréquentera cependant qu'à deux reprises.

Laurent Blanc

Après un premier exil difficile en Italie, à Naples, et des expériences mitigées à Nîmes et Saint-Etienne, le «Président» atterrit en Bourgogne, en 1995. Guy Roux souhaite le relancer. Il y parvient avec brio. Sans palmarès significatif jusque-là, Blanc signe des performances remarquables et réalise, avec l'AJA, le doublé Coupe-Championnat... Il rejoint dans la foulée le FC Barcelone à l'été 1996.
Laurent Blanc (ici avec Corentin Martins), auteur du doublé avec l'AJA en 1996. (L'Equipe)
Laurent Blanc (ici avec Corentin Martins), auteur du doublé avec l'AJA en 1996. (L'Equipe)

Basile Boli

Après avoir intégré le centre de formation de l'AJA, aux côtés notamment de son frère Roger, Basile Boli, impressionnant physiquement, est rapidement retenu en équipe première, où il effectue ses débuts en 1982. Intraitable, il devient l'une des références défensives du club, jusqu'en 1990. Il signe alors à Marseille, où il inscrira en 1993 un but gravé dans la mémoire collective, lors de la finale de la Coupe d'Europe face à l'AC Milan.

Stéphane Mahé

Le souvenir est parfois cruel. Le plus marquant qu'aura laissé Stéphane Mahé à Auxerre, c'est certainement ce penalty manqué contre le Borussia Dortmund en 1993, un soir de demi-finale de Coupe UEFA. Mais beaucoup lui ont pardonné, tant il a donné et apporté au club. Sa technique affinée, ses montées tranchantes et sa rage de vaincre ont laissé à l'AJA une trace indélébile. 

Sabri Lamouchi

Repéré par Guy Roux en 1992 alors qu'il évoluait à Alès, Sabri Lamouchi a lui aussi participé à l'épopée de 1996, au terme de laquelle l'AJA a glané le Championnat et la Coupe de France. Après avoir participé à l'Euro 96, le milieu franco-tunisien est écarté de la liste de Jacquet pour la Coupe du monde 98, mais il rebondit à Monaco, avant de s'envoler pour l'Italie.

Vincenzo Scifo

Si elle est souvent citée pour sa propension à former de jeunes talents, l'AJA est aussi un club où beaucoup, comme Enzo Scifo, se sont relancés. Après deux années compliquées, à l'Inter et à Bordeaux, le milieu de terrain belge, unanimement considéré comme l'un des meilleurs Diables Rouges de l'histoire, brille sous le maillot bleu et blanc. Numéro dix à l'ancienne, Scifo sera même désigné en 1991 meilleur joueur étranger du Championnat.
Enzo Scifo. (L'Equipe)
Enzo Scifo. (L'Equipe)

Pascal Vahirua

Sa qualité de centre et ses débordements ont laissé plus d'un défenseur pantois. Son flanc gauche, Pascal Vahirua, 22 sélections en Bleu, l'a occupé durant 13 ans. Si sa carrière en club reste des plus modestes, nul doute qu'il a marqué l'histoire de l'AJA. 

Eric Cantona

Homme atypique, joueur hors-norme, Eric Cantona a vu sa carrière décoller à Auxerre, où il a été formé. Après un an de prêt à Martigues, le «King» fait ses débuts en 1986. Pendant deux ans, il cartonne. Ses performances l'emmènent jusqu'en équipe de France. Ses frasques, ses colères froides et son tempérament imprévisible en feront ensuite l'un des joueurs les plus énigmatiques de sa génération, adulé par certains, détesté par d'autres.

Andrzej Szarmach

148 matches de D1. 94 buts. L'attaquant polonais est le meilleur buteur de l'histoire de l'AJA, où il a débarqué en 1980, à 30 ans, après avoir été «coincé» dans son propre pays pendant plusieurs années. Remarqué lors de la Coupe du monde 1974, où il offre la 3ème place à son pays, Andrzej Szarmach a su séduire le public bourguignon, qu'il a marqué à jamais.

Djibril Cissé

Sa frappe de balle, lourde et puissante, ses qualités techniques, et avant tout sa vitesse, ont fait de lui l'un des joueurs les plus emblématiques de l'AJ Auxerre. Meilleur buteur du Championnat en 2002 et 2004 (respectivement 22 et 26 buts), Djibril Cissé a grandement participé au renouveau de son club formateur, qu'il a su porter vers le haut. Ensuite, il a tout connu : les Bleus, la Ligue des champions avec Liverpool, mais aussi et surtout les blessures...
Pauline Joseph
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portobraga 30 mai à 17:07

Et franck verlaat... Et Corentin Martins... Et Stéphane Givarch et boomsong et mexes et charbonnier et kapo

nasria666 28 mai à 22:56

MOUSSA SAIB ? Abdel HAfid TASFAOUT ?

fabricebie 28 mai à 15:49

ou est Laslande?

lepetitoiseau 28 mai à 12:36

souvenirs souvenirs....

JEFF 71 28 mai à 12:22

Que c'est bon mais que c'est loin tout ça!

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