Soccer Football - International Friendly - Portugal vs Egypt - Letzigrund, Zurich, Switzerland - March 23, 2018   Portugal's Cristiano Ronaldo celebrates a goal   REUTERS/Arnd Wiegmann (Reuters)
Amicaux

L'équipe type de la semaine internationale (volet 1)

Voici notre équipe type de la semaine internationale, consacrée aux matches amicaux des différentes sélections à travers le monde. Aujourd'hui, nous prenons en compte les matches disputés entre jeudi et samedi soir pour ce onze qui s'articule autour d'un 3-4-3.

Willy Caballero (Argentine)
Avant que l'Argentine ne fasse la différence dans le dernier quart d'heure et batte l'Italie 2-0 à Manchester, dans le fief des Citizens, c'est le gardien réserviste de Chelsea, auparavant à City et donc habitué des lieux, qui avait sauvé à plusieurs reprises les siens face à Insigne, Immobile et Candreva.
Caballero a mis les attaquants italiens en échec. (Reuters)
Caballero a mis les attaquants italiens en échec. (Reuters)
Joao Miranda (Brésil)
C'est lui qui ouvre la marque face à la Russie, se jetant comme un fauve affamé pour reprendre un ballon repoussé par Akinfeev sur une tête de Thiago Silva, l'autre défenseur central d'une Seleçao qui s'est finalement imposée 3-0 à Moscou.

Christian Ramos (Pérou)
Ceux qui pensent que le Pérou sera un adversaire facile pour la France à Russie 2018 devraient pondérer leur jugement. Ou regarder les images du match face à la Croatie, gagné 2-0 samedi à Miami. Les joueurs de Gareca ont mis une grosse intensité qui a terriblement gêné les Croates. Et si les Farfan, Flores et Carillo ont brillamment animé le secteur offensif, la défense a réalisé un match très solide autour de son patron, Christian Ramos. Sérieux, rigoureux, excellent dans l'anticipation, le capitaine péruvien a insufflé de la confiance à ses camarades, en particulier à un Anderson Santamaria qui remplaçait Alberto Rodriguez en charnière.

William Troost-Ekong (Nigeria)
Cinq mois après son succès face à l'Argentine (4-2 à Krasnodar), le Nigeria enlève un autre succès de prestige, s'imposant 1-0 en Pologne. Avec son coéquipier Idowu, le capitaine des Super Eagles a bien tenu la baraque face à la peste Lewandowski. Et il a aussi pu compter sur un autre défenseur, Leon-Aderemi Balogun, qui a repoussé un ballon sur sa ligne, ainsi qu'un... montant sur une conclusion de Lewandowski !
L'ancien Sochalien Joao Miranda a marqué face à la Russie. (Reuters)
L'ancien Sochalien Joao Miranda a marqué face à la Russie. (Reuters)
Miguel Layun (Mexique)
Et un doublé, un pour le latéral droit de Séville, face à une Islande complètement dépassée par le Mexique (3-0) à Santa Clara, en Californie. Layun pointe désormais à 6 buts en 61 matches en équipe nationale.

Manuel Lanzini (Argentine)
Dans une sélection albiceleste se passant de Messi et Agüero, c'est lui qui fut l'agitateur d'idées pendant toute la rencontre. Impliqué dans les deux buts, il a d'abord été le premier relais sur le but de Banega à la 75e minute puis a crucifié Buffon d'une frappe puissante du droit, dix minutes plus tard, sur une belle remise de Gonzalo Higuain.

Mateus Uribe (Colombie)
Le symbole de la révolte des Cafeteros. Ou comment une équipe complètement dépassée, menée 2-0 par les Bleus après 26 minutes, vendredi au Stade de France, s'est remise dans le sens de la marche, pour renverser son adversaire et s'imposer 3-2 à Saint-Denis pour le plus grand bonheur de milliers de supporters colombiens. L'une des clefs aura été le repositionnement d'Uribe des "trois-quarts" jusqu'au cœur du jeu colombien. Le joueur de l'America Mexico a distillé ballon sur ballon, démarqué ses coéquipiers et sonné la charge. C'est lui, notamment, qui sert James Rodriguez, auteur de la passe décisive pour Falcao sur l'égalisation. Pour Uribe, affronter la France sur ses terres n'était pas qu'un simple test amical, mais un vrai match de gala. D'où les explosions de joie en fin de rencontre pour une victoire qui donne un moral gros comme ça aux hommes de Pekerman en vue du Mondial.

Andrès Iniesta (Espagne)
Le 1-1 de Düsseldorf, vendredi, vient confirmer les ambitions de l'Allemagne et de l'Espagne pour le tournoi planétaire. Ce score est le fruit d'un débat hyper équilibré et d'une joute de haute volée, en particulier en première période, entre deux des favoris au titre suprême. La Roja a tiré la première, ouvrant le score par Rodrigo, sur une superbe passe dans le dos de la défense d'Iniesta. Un Iniesta une fois de plus magnifique, qui a régalé le public de sa sublime science du jeu, orientant les actions de l'Espagne avec une rare intelligence. On en redemande et, ça tombe bien, ce mardi à Madrid, Iniesta va défier l'Argentine de son coéquipier du Barça Lionel Messi.
Iniesta a encore brillé avec l'Espagne. (Reuters)
Iniesta a encore brillé avec l'Espagne. (Reuters)
Thomas Müller (Allemagne)
Quel bijou que cette frappe du droit de 20 mètres qui a remis les pendules à l'heure (1-1) face à l'Espagne. Thomas Müller a inscrit là son 38e but (en 90 capes) sous le maillot de la Nationalmannschaft. Mine de rien, l'attaquant du Bayern, qui vient de passer Oliver Bierhoff au classement, est désormais le neuvième buteur de l'histoire de la sélection allemande.

Ola Williams Kamara (Norvège)
Adversaire de la France au Mondial, l'Australie s'est fait taillée en pièces (1-4) par la Norvège à Oslo sous l'impulsion de l'attaquant du Los Angeles Galaxy, auteur d'un triplé, son premier en équipe nationale.

Cristiano Ronaldo (Portugal)
CR7 en pleine mutation ? Le Ballon d'Or en titre multiplie les réalisations dignes d'un renard des surfaces, à l'exemple de ses deux buts de la tête, à chaque fois sur des centres de Quaresma, dans le temps additionnel du match face à l'Egypte de l'excellent Mohammed Salah. Un doublé qui permet au Portugal de l'emporter 2-1 et à Cristiano Ronaldo d'atteindre les 43 buts en 42 matches officiels cette saison, entre club et sélection. Et 23 depuis le début de l'année 2018, qui a marqué à chacune de ses neuf dernières apparitions (19 buts !).
Roberto Notarianni
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