(P.Lahalle/L'Equipe)
Amical

L'Olympique de Marseille s'impose par la plus petite des marges sur la pelouse du Nîmes Olympique

Trois sur cinq. Sans briller, l'Olympique de Marseille a remporté sa troisième rencontre amicale sur la pelouse du Nîmes Olympique (1-0). C'est Caleta-Car qui a inscrit le seul but de la rencontre. Dario Benedetto a, lui, quitté ses coéquipiers prématurément.

Trois sur cinq. C'est le bilan de la campagne de matches amicaux de l'Olympique de Marseille jusque-là. Après avoir disposé de deux modestes équipes (Saalfelden et Heimstetten) puis concédé deux revers face à Streda et au Bayern Munich, les hommes d'André Villas-Boas ont pris le meilleur sur une formation de Ligue 1 : le Nîmes Olympique du fraîchement gradé Jérôme Arpinon. Mais pour la mention, on repassera. Disposés dans le désormais traditionnel 4-3-3 marseillais, les coéquipiers de Steve Mandanda ont mis du temps à rentrer dans leur rencontre. Imprécisions techniques, positionnement défensif douteux, manque de profondeur... Au terme des vingt premières minutes de la partie, ce sont les locaux qui auraient mérité d'être aux commandes de la rencontre.

Mandanda impeccable

Mais puisque Stéphanie Frappard n'a pas jugé bon de siffler un penalty qui semblait évident après que Jordan Amavi a déséquilibré Nolan Roux dans la surface (23e) et que Nîmes ne possède pas dans ses rangs un joueur du calibre de Dimitri Payet, ce sont les Marseillais qui ont frappé les premiers. Après avoir déposé un corner parfait sur la tête d'Alvaro Gonzalez, le Réunionnais profitait d'un ballon mal renvoyé par la défense du NO pour adresser une merveille d'extérieur du pied - légèrement dévié - à l'autre défenseur central de l'OM. Duje Caleta-Car se régalait de l'offrande et ouvrait le score, contre le cours du jeu. La suite ? Quelques éclaircies dans le jeu olympien, souvent par le truchement du meneur de jeu français, mais peu d'occasions franches de part et d'autre. A l'exception d'une incursion d'un Zinedine Ferhat qui réglait le défenseur croate à la course avant de buter sur un impeccable Steve Mandanda (40e).

Benedetto, c'est grave docteur ?

A la pause, on se disait donc que ce Marseille-là ressemblait comme deux gouttes d'eau à celui de la saison passée dans sa capacité à plier sans rompre puis à marquer sans briller et que Dario Benedetto n'était pas revenu d'Argentine métamorphosé. Avant de sortir, touché à la cheville, le numéro 9 a de nouveau été à la peine dans le jeu sur la pelouse des Costières. Et durant un second acte régulièrement interrompu par les deux entraîneurs - 13 changement au total -, l'OM n'a pas changé d'approche, ne faisant pas de la possession du ballon une obsession. Mais face à des Crocos un peu trop timides par séquence, il n'y a bien que dans les dix dernières minutes de la rencontre que Mandanda a dû s'employer pour préserver le maigre avantage des siens. Et si le poteau ne s'en était pas mêlé, c'est Valentin Rongier qui aurait inscrit le second but de la partie sans qu'il n'y ait grand-chose à redire (62e). Vous avez dit leçon de pragmatisme made in Ligue 1 ? - T. P.
Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :