bissouma (yves) (F.Porcu/L'Equipe)
Ligue 1 - 34e journée

L'OM surclasse Lille (5-1) et met aussi la pression sur Monaco

Face à des Lillois totalement dépassés, l'OM s'est très largement imposé (5-1) et revient, comme Lyon, à un petit point de Monaco, deuxième.

Thauvin et Mitroglou à la fête

Disons-le clairement, il n'y a pas eu match entre le quatrième du Championnat et l'avant-dernier du classement. Le maigre suspense n'a duré qu'un petit quart d'heure. Douze minutes exactement, le temps que Marseille rentre doucement dans son match. Et deux hommes se sont révélés être les bourreaux des Lillois cet après-midi. En premier lieu Florian Thauvin, qui coupait parfaitement le centre de Sarr de la tête au premier poteau pour tromper une première fois Koffi (1-0, 12e), le gardien lillois ne fermant pas suffisamment son angle. Pas rassasié pour autant, le gaucher plantait un doublé par la suite. Payet le laissait tirer un penalty qu'il avait obtenu, et Thauvin trompait une nouvelle fois le portier du LOSC en le prenant à contre-pied (2-0, 30e). Après avoir inscrit ses dix-huitième et dix-neuvième buts en L1 de la saison, le gaucher laissait ensuite la lumière à son coéquipier grec, Kostas Mitroglou. L'attaquant plaçait une tête décroisée parfaite sur un centre travaillé d'Amavi (3-0, 35e). Avant de s'offrir son premier doublé en Ligue 1, du droit à bout portant, après une remise de la tête d'Ocampos (4-0, 38e). Une leçon de réalisme de l'OM à la pause, avec quatre buts en cinq tirs cadrés.

Volontaire, le LOSC a trop gâché

Son envie entraperçue en début de rencontre lui permettra peut-être de rivaliser avec les autres écuries de Ligue 1 dans la course au maintien, pour les derniers matches de la saison. Mais ce samedi, elle n'a clairement pas suffi aux Lillois pour espérer ramener le moindre point de la cité phocéenne. La faute à un cruel manque de réalisme sur les occasions que se sont procurés les hommes de Galtier dans les vingt premières minutes. Ce fut d'abord le cas de Thiago Mendes, qui ratait complètement sa reprise du gauche après un bon débordement de Benzia (10e). Ce fut ensuite au tour de Mothiba de ne pas pouvoir rabattre le ballon de la tête après un centre de Malcuit (15e). Enfin, et c'est la plus grosse opportunité nordiste du match, le tir du gauche de Thiago Maia fleurtait avec le montant de Pelé, battu sur sa gauche. Le gardien marseillais était sauvé sur le coup par une déviation d'un de ses défenseurs (16e). Avec son manque de justesse technique, Lille avait ainsi laissé passer l'occasion d'exister. La suite n'était donc qu'un véritable calvaire pour les visiteurs.

L'OM a géré son second acte

Quatre buts inscrits face à une défense lilloise à la dérive : l'OM avait match gagné à 99% à la mi-temps, chez lui. Et comme se profile un rendez-vous extrêmement important jeudi prochain contre Salzbourg en C3, les joueurs avaient donc toute la tranquillité de se relâcher, et Rudi Garcia de faire un peu tourner son effectif par précaution. Déjà dans le premier acte, Sakai est directement sorti après avoir ressenti une douleur au genou. Rolando, qui revient de blessure, a également laissé sa place par précaution en cours de deuxième période. Le magnifique but de Benzia, après deux feintes de frappe, aura lui été anecdotique (4-1, 54e). L'OM aurait d'ailleurs pu corser beaucoup plus l'addition, et notamment Dimitri Payet, sur une frappe après un superbe enchaînement en solitaire qui terminait sur le montant (71e), puis sur une reprise complètement manquée à cinq mètres du but, et qui passait loin du cadre (62e). Avant sa sortie, à un quart d'heure du terme, il avait quand même eu le temps de distiller une nouvelle passe décisive pour le but d'Ocampos (5-1, 68e). Marseille a donc joué sa deuxième période au petit trot, sans trop souffrir, et peut voir arriver avec sérénité le match qui se jouera dans quatre jours. L'OM revient à hauteur de l'OL au classement et à un point de Monaco. Lille, en revanche, n'a pas fini de s'inquiéter.
Hugo Girardot
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