kimpembe (presnel) diallo (abdou) navas (keylor) (A.Mounic/L'Equipe)
La question qui fâche

La défaite du PSG à Monaco est-elle «une faute professionnelle» comme le dit Presnel Kimpembe ?

Un accroc en Championnat, ça peut arriver. Mais quand on est le PSG en Ligue 1 et qu'on mène 2-0 à la mi-temps, s'agit-il d'une véritable faute professionnelle ?

Les mots sont crus et durs. A la hauteur de la déception. Au sortir de la défaite du Paris Saint-Germain à Monaco (2-3), Presnel Kimpembe était tendu et agacé. Le capitaine parisien n'y est pas allé par quatre chemins. «On fait une bonne première période mais la deuxième a été inadmissible, catastrophique. On n'a pas le droit avec l'équipe et les talents qu'on a... C'est une faute professionnelle», lançait alors l'international français. Le mot est pesé. Si on l'a entendu à toutes les sauces ces dernières années, si elle a fait le bonheur des gazettes et des émissions de talk-show, l'expression faute professionnelle souligne d'un trait gras tout un tas de choses. Tout d'abord que ce Paris Saint-Germain n'a presque pas le droit à l'erreur tant son effectif est très très largement au-dessus de tous les autres dans le Championnat de France.

Lire aussi : -Monaco renverse le PSG

Une expression galvaudée ?

A quelques encablures de jouer son avenir européen contre le Leipzig, le PSG s'est mis dans de mauvaises dispositions. Même si la concurrence étant si faible en Championnat, le club de la capitale ne peut pas s'inquiéter de laisser des plumes. C'est sans contexte le déroulement de la rencontre qui a inquiété au plus haut point Presnel Kimpembe, au point d'employer cette expression-là. Après son avantage de 2-0 à la pause, l'escouade parisienne s'est totalement démobilisée comme si l'affaire était déjà pliée. Ajoutez à cela des erreurs individuelles catastrophiques comme la faute dans la surfgace d'Abdou Diallo sur Kevin Volland, secouez le tout et voilà un échec parisien bien consistant. De là à parler d'une faute professionnelle, il n'y a peut-être qu'un pas... C'est sans doute l'évolution du club et la sphère dans laquelle il se situe désormais qui pousse à parler comme cela. Le PSG appartient désormais aux plus grands clubs européens et le moindre petit faux pas est épié, scruté et mal digéré par des joueurs qui veulent désormais tout gagner sans laisser une seule miette.

La défaite du PSG à Monaco est une faute professionnelle ?

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d.zima 23 nov. à 14:57

Volto a repetir enguando nao tivermos uma defesa com um zaqueiro central a nível de Tiago ,,e mantivermos jogadores como O que temos vai ficar deficel. !!!! Desculpe nossa defesa realmente e falha ,,com o próprio Kimpembe ,,ainda nao esta maduro o suficiente,,,SOLUÇÃO ,,,Marquinho Kimpembe verrati. paredes. ,d.maria. NEYMAR. Mbappe fFLORENZI .,bem o resto e o resto

RensenbrinkRIP 22 nov. à 19:05

La seule faute professionnelle du PSG est la Remontada à Barcelone en 2017. Monaco, de part son histoire, mérite d'être bien placé et perdre contre eux n'est en rien choquant.

Gauchos 22 nov. à 17:06

(8) Les medias sportifs devraient également intégrer plus souvent et de manière plus importante des intervenants compétents et spécialisés en économie et en sociologie du sport pro. Ce serait une arme supplémentaire et pas de trop pour aider à l'influence de la défense de ses intérêts. En conclusion, il devient urgent et vital qu'un grenelle du foot français rassemblant toutes les composantes (y compris médiatiques) soit organisé.

Gauchos 22 nov. à 13:53

(7) Tous les rapporteurs médiatiques feraient bien de faire des efforts en matière de sémantique et d'utiliser les mots en pleine conscience de ce qu'ils véhiculent. Arrêter d’attacher à une proposition positive le terme mais puis une proposition négative. Exemple : ils ont bien joué mais ils ont perdu ou bien ils ont perdu mais ils ont bien joué. Aussitôt on comprend l'attitude des dirigeants et entraineurs exerçant en France et influencés par ce type de commentaires.

Gauchos 22 nov. à 13:51

(6) Pour ce qui est des chroniqueurs, même syndrome. On opte pour la facilité, toujours, tout le temps. La critique négative est beaucoup plus porteuse (difficile d'intéresser en parlant des trains qui arrivent à l'heure et l'entre soi corporatiste les protègent de toute remise en question profonde. Le monde change, mais pas eux. Les tactiques de jeu évoluent (organisations hybrides ou asymétriques) mais leur explication est complexe, alors on zappe la question.

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