Soccer Football - Copa Libertadores Final - Second Leg - River Plate v Boca Juniors - Santiago Bernabeu, Madrid, Spain - December 9, 2018  River Plate players celebrate with the trophy after winning the Copa Libertadores final    REUTERS/Paul Hanna     TPX IMAGES OF THE DAY (Reuters)
Copa Libertadores

«La finale a répondu aux attentes» ; «Il a changé l'histoire» : les médias espagnols et argentins ont longuement débriefé la victoire de River Plate en finale

Enfin jouée, à Madrid plutôt qu'en Argentine, la finale de la Copa Libertadores a sacré River Plate au détriment de Boca Juniors (3-1 a.p. ; 2-2 au match aller). Les médias des deux pays concernés n'ont pas manqué de discuter au maximum de cette rencontre historique.

Délocalisée à Madrid en raison des incidents survenus autour du Monumental, la finale retour de la Copa Libertadores a forcément connu un intérêt accru du côté de l'Espagne, mais aussi dans le reste du monde. «La Copa Libertadores n'a jamais eu un tel impact sur les médias internationaux, même si les raisons viennent surtout d'événements graves et génèrent donc plus de honte que de fierté», explique El Dia, média argentin. Des grands quotidiens espagnols, seul Sport n'a pas fait sa Une sur le choc ce lundi. Marca, As et Mundo Deportivo ont célébré la victoire de River Plate sur Boca Juniors (3-1). Néanmoins, tous sont unanimes pour pointer la faible qualité de la rencontre. «Il est notoire que tout le poids est retombé sur le match et cela s'est reflété sur le jeu dans les premières minutes, remarque Sport. Le football ne semblait pas invité à la finale, le ballon passant plus de temps dans les airs que sur la pelouse verte du BernabeuAs fait la distinction entre l'amateur de football lambda qui a dû s'ennuyer et le supporter d'un des deux clubs qui a probablement pris son pied pendant ce match «dramatique et exténuant», où «chaque ballon gagné semblait être une bataille remportée». Le quotidien remarque également que l'antre du Real Madrid a été le théâtre d'une ambiance «plus forte que jamais».
L'intensité du match montant crescendo, Marca concède que «les dernières minutes de la prolongation avaient tout pour plaire et ne pouvaient pas convenir aux personnes souffrant de problèmes cardiaques». En Argentine, rien dans cette rencontre tant attendue n'a déplu. «La finale a répondu aux attentes, affirme Clarin. Il y avait du drame, de l'émotion, de la controverse et quelques failles dans une opposition entre deux styles différents.» Chez La Nacion, on a vu «du jeu, du courage et du cœur». Et à ce niveau-là, «River en a mis plus que Boca», et «les milliers de fans qui avaient leur place pour le Monumental et qui n'ont pas pu se rendre à Madrid étaient bien représentés par leur équipe

«Au moment décisif, River a été plus efficace»

S'il y a bien un point sur lequel tout le monde s'accorde, c'est que River Plate n'a pas volé sa victoire. «Boca était meilleur collectivement, mais il n'a pas réussi à s'en sortir», est-il écrit dans La Nacion, qui a vu un signe dans ce succès : «Il pleuvait au Monumental pendant le match, comme lors des titres de 1986, 1996 et 2015. Un signal que River gagneraitClarin est des plus dithyrambiques sur la performance des vainqueurs : «C'est bien que River soit le champion. Et c'est bien que Boca revoie pourquoi il a laissé filer un match qu'il a contrôlé. Au moment décisif, River a été plus efficace et Boca a manqué de supériorité pour donner le coup de grâce.» Dans Olé, Leo Farinella clame son amour pour River Plate : «C'est la plus grande victoire de notre vie. C'est pour toujours. Et c'est à nous. Nous l'avons fait, River. Nous l'avons fait. Contre tous. Contre tout. Je ne sais pas ce que le destin apportera demain. Je ne veux pas savoir non plus. Fêtons en paix, River
Mauricio Macri, président de l'Argentine et ancien président de Boca Juniors (1997-2005) : «Félicitations à River et à tous ses fans pour la victoire dans ce match historique. À Boca, nous savons que le football donne toujours le droit à une revanche.»
Sur un plan individuel, Exequiel Palacios, annoncé dans le viseur du Real, «a montré qu'il pouvait y jouer» selon Marca. Les Argentins ont choisi un autre héros. «Les Madrilènes étaient venus voir Palacios, ils ont vu Quintero», affirme Olé. La performance du Colombien n'est forcément pas passée inaperçue, avec son incroyable but pour le 2-1 lors de la prolongation. «Il a changé l'histoire, grâce à sa qualité et sa vision du jeu, lit-on dans Clarin. Il a donné à River le jeu dont il avait besoin pour gagner la finale.» Du côté de Boca, As voit la «fin d'un cycle» avec les futurs départs probables de Cristian Pavón, Wilmar Barrios, Edwin Cardona, Nahitan Nández, Darío Benedetto ou encore Carlos Tevez. Des départs qui se feront avec forcément un goût d'inachevé. Car, comme il est écrit si justement dans Olé : «Il n'y a pas de revanche pour ces matches-là».
Florent Le Marquis

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