Joe Hart à l'entraînement avec la sélection anglaise. (Reuters)
Angleterre

La «lune de miel» de Joe Hart

Le gardien anglais, qui affronte ce soir l'Espagne, a évoqué hier son plaisir d'évoluer au Torino, le club où il est actuellement prêté, après son départ forcé de Manchester City.

«(Sur son apprentissage de l'italien) Le plus important, ce sont mes performances sur le terrain, elles doivent parler pour moi d'une certaine manière»
Il avait un message à faire passer. Invité à s'exprimer lundi devant la presse anglaise, Joe Hart en a profité pour clamer son bonheur d'avoir rejoint le Torino cet été, afin sans doute de combattre l'idée que son départ de Manchester City, dans la foulée de l'arrivée de Pep Guardiola, constitue une régression. D'ailleurs, quand il a été interrogé sur sa rupture avec les Citizens, le gardien a fait court : «Je n'ai pas été poussé dehors, on ne m'a jamais forcé de m'entraîner seul. Simplement, je n'étais plus titulaire...»

Le 31 août il a donc rejoint le Torino, sous la forme d'un prêt d'une saison. À l'écouter, Hart s'épanouit dans le Piémont même s'il a déjà commis quelques boulettes (à l'image d'un ballon relâché sur corner qui a amené un but, lors de la défaite de son équipe 2-1 à l'Atalanta Bergame le 11 septembre). Pour décrire la relation qu'il entretient avec son nouveau club, le portier utilise même le terme de «lune de miel» : «Je prends beaucoup de plaisir à vivre cette expérience. Si jamais un joueur anglais me demandait s'il devait tenter une expérience à l'étranger, je ne lui déconseillerais pas.»
Concrètement, Joe Hart apprécie de s'entraîner d'une manière très différente de ce qu'il a pu connaître en Premier League : «On passe plus de temps à travailler la tactique... (Sinisa) Mihajlovic (le coach du Torino) est Serbe mais dans ce domaine il a vraiment une culture italienne.» Il est également sensible à l'attachement que lui portent les tifosi du club turinois, dont certains avaient fait le déplacement à Wembley pour l'encourager vendredi, à l'occasion d'Angleterre – Ecosse (3-0) : «C'était très sympa, ils sont venus derrière les buts... Je ne les avais pas remarqués au début, puis j'ai commencé à les entendre. J'ai vraiment été touché qu'ils aillent à l'étranger pour encourager une équipe nationale qui n'est pas celle de leur pays... Je leur suis très reconnaissant de cet effort.»

S'il semble donc être apprécié au Torino, Hart reconnaît qu'il doit parfaire son intégration en apprenant l'italien : «J'essaie de m'améliorer, à la fois avec l'aide d'un professeur et en parlant avec mes coéquipiers. Mais je ne suis pas très bon, cette langue ne me vient pas naturellement. Le plus important, ce sont mes performances sur le terrain, elles doivent parler pour moi d'une certaine manière.»

Quand un reporter lui a demandé de dire un mot qu'il avait appris en italien, le gardien, pris au dépourvu, a répondu en souriant : «Ciao !». Comme si, consciemment, il révélait qu'il n'avait qu'une envie : dire au revoir au Torino pour revenir à son club de cœur, celui où il a disputé huit saisons : Manchester City.
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