Le Barça a infligé une correction à Lyon. (P. Lahalle/)  L'Equipe (L'Equipe)
Ligue des Champions - Huitièmes

La marche était trop haute pour l'OL, battu à Barcelone (5-1)

Malgré un penalty très discutable accordé au Barça sur l'ouverture du score, l'OL a coulé en Catalogne pour s'incliner au final sur un score assez lourd (5-1).

La leçon : Le FC Barcelone était juste trop fort

On s'en doutait, et c'est arrivé. Les Catalans n'ont eu aucune pitié pour les Lyonnais, dont le niveau était trop faible ce mercredi pour espérer quoi que ce soit. Certes, les Lyonnais ont eu un second souffle après le but de Lucas Tousart sur corner (58e, 2-1), mais ça n'aura pas suffi. Tout en gestion, les hommes d'Enrique Valverde ont su contenir le temps fort rhodanien avant de contre-attaquer. Et une fois qu'ils ont accéléré, en face, il n'y avait plus de répondant. Il a suffi de neuf minutes aux Catalans pour tripler la mise en fin de match, par l'intermédiaire de Messi, Piqué et Dembélé (77e, 80e, 86e). Les Lyonnais ont craqué en fin de rencontre, et l'ont payé cash. Au final, le score ne reflète peut-être pas la vérité. Tout du moins, il est sévère. Mais la qualification est largement méritée pour le FC Barcelone, qui a joué à fond pendant 90 minutes, et qui ne laissera pas filer sa chance comme ça cette saison.

Cette défaite, elle est aussi -et surtout- à mettre au crédit de Bruno Genesio. Habitué à changer son dispositif dans les gros matches, le technicien lyonnais n'a pas dérogé à la tradition. Il alignait donc un 5-2-1-2 jamais vu auparavant. Un dispositif qui a déséquilibré ses joueurs. Surtout sa défense, trop peu habituée à jouer avec trois défenseurs centraux. D'autant plus que seul Jason Denayer avait le niveau. Marcelo est beaucoup trop lent, et Fernando Marçal ne joue tout simplement pas à son poste. Le coup de poker Lucas Tousart a été un échec pendant 45 minutes, avant qu'il ne marque en seconde période et qu'il retrouve un second souffle. Sans doute que Houssem Aouar aurait dû rentrer, mais la sortie d'Anthony Lopes sur blessure, remplacé par Matthieu Gorgelin tôt dans le match (34e) n'a rien arrangé. En fin de partie, il a tenté de passer à quatre derrière, en sortant Ferland Mendy pour Maxwel Cornet (77e) et en replaçant Fernando Marçal à gauche. Ça n'a pas marché.

Le gagnant : Lionel Messi, évidemment

On attendait la réponse de la Pulga au hat-trick tonitruant de Cristiano Ronaldo. Elle a été cinglante. On a souvent lu ces derniers temps que l'Argentin prenait le temps en début de match de regarder comment s'organisait la défense adverse. Cette fois-ci, il ne l'a pas fait. Ou alors très rapidement. Car dès la première minute, il partait en contre, avant d'être repris par Tanguy Ndombele. Deux minutes plus tard, il mettait déjà Anthony Lopes à contribution (3e), avant de transformer un penalty obtenu par Luis Suarez d'une Panenka (16e, 1-0). Très juste dans sa lecture du jeu, il envoyait deux galettes à Luis Suarez (29e ; 31e, 2-0). Sur la deuxième, l'Uruguayen trouvait Philippe Coutinho qui finissait de près. Après avoir manqué une occasion, pourtant seul en contre et après avoir récupéré le ballon à Marcelo (69e), il se rattrapait en marquant son doublé. Pas attaqué à l'entrée dans la surface, il dribblait et faisait tomber Denayer et Marcelo avant de conclure (77e, 3-0). En fin de match, l'OL tentait le tout pour le tout en jouant très haut. Il n'en fallait pas plus à La Pulga pour délivrer deux caviars en contre. Un pour Gérard Piqué (80e), et un autre pour Ousmane Dembélé (86e, 5-1). Deux buts et deux passes décisives, Lionel Messi n'a pas déçu. Pour enfin remporter une nouvelle Ligue des champions avec les Blaugrana, il devra être au moins aussi étincelant lors des prochains tours. Typiquement le genre de challenge qu'il adore relever.

Le perdant : l'arbitrage

Il y a deux ans, le Paris Saint-Germain s'était plaint -sans doute à juste titre- de l'arbitrage lors de la remontada subie au Camp Nou contre le FC Barcelone (6-1). Deux ans plus tard, le VAR était enfin installé en Ligue des champions. Une formidable innovation qui est censée éradiquer toute injustice du football. Enfin, sur le papier. Ce mercredi soir, l'arbitrage n'a clairement pas été au niveau. Tout a commencé à la 16e minute. Débordé dans son dos, Jason Denayer taclait Luis Suarez dans la surface. En voyant qu'il n'aurait pas le ballon, il repliait intelligemment ses jambes pour ne pas faire faute. Pourtant Szymon Marciniak sifflait penalty. Le ralenti est clair, il n'avait aucun contact. Pire, c'est l'Uruguayen qui marchait sur le défenseur. Quelques minutes plus tard, Philippe Coutinho fonçait sur le ballon en profondeur et laissait traîner ses pieds sur Anthony Lopes (22e). Une faute qui méritait un carton jaune mais qui n'a même pas été sifflée. Le gardien lyonnais devait lui quitter le terrain en pleurs (34e). Le VAR a pourtant été longuement utilisé sur le but de Lucas Tousart pour un éventuel hors-jeu (58e). Bien sûr, cet arbitrage n'enlève rien à la beauté de la qualification barcelonaise, mais il n'empêche que ce match laisse forcément une saveur amère en bouche.
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Gascon64 14 mars à 2:29

ca va 5-1 y'a pas photos, si ?? quand le PSG OU LYON perdent, c'est toujours a cause de l'arbitre et a cause de l'entraineur qui a fait des mauvais choix !! vous n'avez pas autre choses a dire. quand Lyon gagne tous ces matchs grace a des penos imaginaire en L1, vous ne dites rien. la c'est l'arbitre ?5-1 serieux ??? Barca a des meilleurs joueurs points, et quoi que tu fasses, ben tu perds. mais les cireurs de pompes du PSG et de Lyon, disent toujours la meme chose a cause de larbitre..5-1.

ramy123 14 mars à 1:35

Malheureusement pour OL il avait en face messi Si messi a changé de camps en 2eme mi temps OL aurait gagné car le Barça ss messi elle devient une esuioe normal

azou 14 mars à 0:36

Mr Suarez césar du meilleur simulateur au camp nou . Il y a deux ans déjà contre le PSG et ce soir contre Lyon. Merci

Le_sage 13 mars à 23:33

Évidemment, est-ce qu'un club français peut se payer Messi, Rakitic....? non, dans aucun club français ne peut se qualifier.!Après, var ou pas var n'est pas le débat, le débat, c'est un arbitrage encore favorable aux grands clubs, garant de l’intérêt économique de la compétition. C'est plus du foot, c'est du business !

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